Le Journée de prière pour les catholiques chinois a lieu chaque 24 mai © Vatican Media 

Le Journée de prière pour les catholiques chinois a lieu chaque 24 mai © Vatican Media 

Le pape prie pour l’unité de l’Église catholique en Chine

Ne jamais craindre « de parler de Jésus au monde et du monde à Jésus » 

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Ce 24 mai 2026, en ce dimanche de Pentecôte, l’Église a célébré la Journée de prière pour les catholiques en Chine. À l’issue de la prière du Regina Caeli, le pape Léon XIV a demandé de prier spécialement pour les fidèles chinois, « en signe de notre affection pour eux et de leur communion avec l’Église universelle et avec le successeur de Pierre ».

ND de Sheshan, près de Shangai © acninternational.org

ND de Sheshan, près de Shangai © acninternational.org

« Que l’intercession de la Reine du Ciel obtienne à la communauté des croyants en Chine la grâce de l’unité et donne à tous la force de témoigner de l’Évangile dans leurs efforts quotidiens, afin d’être une semence d’espérance et de paix » a ajouté le pape, qui a aussi exprimé son soutien envers les victimes de l’explosion d’une mine de charbon survenue vendredi dernier dans le nord-est du pays.

Cette journée de prière est célébrée chaque année le 24 mai, jour de la fête de la Bienheureuse Marie auxiliatrice des chrétiens, sainte patronne de la Chine et vénérée au sanctuaire de Notre-Dame de Sheshan, près de Shanghai. 

En instituant cette journée en 2007, le pape Benoît XVI avait notamment rédigé une prière à Notre-Dame de Sheshan pour soutenir « l’engagement de tous ceux qui, en Chine, au milieu des difficultés quotidiennes, continuent à croire, à espérer, à aimer, afin qu’ils ne craignent jamais de parler de Jésus au monde et du monde à Jésus ».

Après des années de divisions internes et de relations difficiles, la nomination des évêques catholiques en Chine se fait désormais sous l’égide d’un « accord provisoire » signé entre le Vatican et le gouvernement communiste. Cet accord a été reconduit en octobre 2024 pour une durée de quatre ans, et a fait preuve d’une avancée certaine dans les relations entre les deux États. Mais son application a toutefois connu quelques « écarts » ces dernières années, puisque certaines nominations ont été faites sans l’autorisation du pape.

Si la Chine abrite aujourd’hui quelque 12 millions de fidèles catholiques, la persécution religieuse continue malgré tout dans ce pays, avec notamment la fermeture – encore récente – de nombreuses églises et une difficulté certaine à pouvoir témoigner de sa foi ouvertement.

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Anne van Merris

Anne van Merris, journaliste française, a suivi une formation à l'Institut européen de journalisme Robert Schuman, à Bruxelles. Elle a été responsable de la communication au service de l'Église catholique et responsable commerciale dans le secteur privé. Elle est mariée et mère de quatre enfants.

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