Première publication le 14 septembre 2026 par Cathobel
Par Vincent Delcorps
Lundi 7 septembre, le Grand Séminaire francophone de Belgique a fait sa rentrée académique. Dans son discours, le recteur Joël Spronck a donné quelques nouvelles du séminaire et des personnes qui le fréquentent.
L’abbé Joël Spronck a tenu, au début de son discours de rentrée, à remercier la cinquantaine de professeurs et d’intervenants divers impliqués dans la formation proposée par l’institution. « La tâche est belle et exigeante, elle demande de la patience, mais elle en vaut la chandelle : il y va de l’annonce de l’Évangile dans le monde contemporain et du salut de l’humanité en Jésus-Christ. »
« Si Dieu le veut »
Comme chaque année, le recteur a aussi pris soin de donner des nouvelles du Studium (soit l’infrastructure mise en place pour la formation intellectuelle et académique) du séminaire. Cette année, pas moins de 42 hommes y sont inscrits. Ils « discernent et se forment en philosophie et en théologie pour devenir prêtres un jour, du moins si Dieu le veut, s’ils le veulent, et si l’Église le veut. »
Pour autant, les profils sont particulièrement diversifiés. Au-delà du fait que certains sont jeunes et d’autres moins, tous ne suivent pas un cursus plein – le recteur parlant même de « programmes personnalisés ».
5 jeunes propédeutes
Les séminaristes diocésains sont au nombre de 9 – un chiffre historiquement bas. En revanche, pas moins de 5 hommes se sont inscrits à l’année propédeutique – soit l’année de discernement préparatoire. Particularité: ces 5 hommes ont tous entre 18 et 22 ans. « J’apprends aussi qu’en France beaucoup de propédeutes se sont présentés cette année, dont certains dans la foulée de leur
néophytat« , a indiqué le recteur Spronck. « C’est là un signe d’espérance, qui mérite d’être relevé, et qui traduit cette soif
de sens, de spiritualité, de Dieu qui habite le cœur des jeunes d’aujourd’hui. »
Pour la première fois, c’est à Metz – et non plus à Namur – que les propédeutes belges seront accueillis. Ils s’y rendront dès la fin septembre, et y vivrons aux côtés de propédeutes provenant de Lorraine, de Strasbourg et du Grand-Duché de Luxembourg. Ils reviendront cependant en Belgique pour vivre un expériment pastoral et une retraite ignatienne.
« Un beau signe d’unité ecclésiale »
A côté des étudiants « diocésains », le séminaire accueille 7 jeunes en formation pour le Séminaire Redemptoris Mater, qui accueille les séminaristes missionnaires du Chemin néo-catéchuménal. Il faut encore compter 7 jeunes en formation à la Maison Saint-Joseph de Namur, qui accueille les propédeutes de la Communauté de l’Emmanuel. Enfin, le séminaire namurois accueille 14 religieux – dont deux jeunes provenant d’Eglises orientales. « Cette complémentarité des vocations nous fait du bien, elle élargit les horizons et est un beau signe d’unité ecclésiale dans la diversité ! », s’est réjoui le recteur.
Former les jeunes baptisés
Joël Spronck a également profité de l’occasion pour creuser la réflexion au sujet de l’offre globale de formation, et des bénéficiaires de celle-ci. « Actuellement, nous concentrons nos efforts sur la formation des futurs ministres ordonnés, prêtres et diacres, des futurs agents pastoraux laïcs et des futurs professeurs de religion. Mais la soif de spiritualité et la quête de sens qui habitent aujourd’hui le cœur des catéchumènes et des jeunes néo-convertis ne doivent-elle pas aussi nous interpeller ? »
Comme d’autres, Joël Spronck est interpellé par le phénomène des catéchumènes et par la question de la formation continue qui peut leur être proposée. « N’y a -t-il pas, au sein des diocèses, à créer des départements ad hoc, qui proposeraient, une formation philosophique et théologique spécifique pour les jeunes et les néophytes, une formation dans un format adapté, hors cadre certificatif. Je lance simplement l’idée, mais il me semble qu’il y a là tout un chantier et une collaboration à mettre en place. »
Petit coup de pub: c’est notamment pour répondre au souhait exprimé par le recteur Spronck que CathoBel vient de lancer « C’est CLAIR », un podcast hebdomadaire qui a pour but d’apporter des réponses claires et nuancées aux questions concernant l’Eglise et la foi. Le premier épisode est précisément consacré à la question de… la vocation!
Retrouvez ci-dessous notre reportage au séminaire, réalisé en 2023.
