Première publication le 27 juillet par ACI Mena/EWTN
Lors de cet événement historique, spirituel et national, le Liban a célébré samedi la béatification du patriarche Hoyek, marquant ainsi un moment exceptionnel tant pour l’Église maronite que pour la nation libanaise.
L’Église catholique maronite s’est réunie dans la soirée du 25 juillet à la résidence d’été du patriarcat maronite à Dimane, dans le nord du Liban, pour célébrer la béatification du patriarche Elias Hoyek, marquant ainsi un moment extraordinaire tant pour l’Église que pour la nation libanaise.

Des membres du clergé traversent la foule pour se rendre à la messe solennelle présidée par le cardinal Bechara Boutros Rai, le 25 juillet 2026, à l’occasion de la béatification du patriarche Elias Hoyek © Patriarcat maronite/ACI MENA
Le cardinal Bechara Boutros Rai, patriarche maronite, a présidé la célébration liturgique officielle. Le cardinal Marcello Semeraro, préfet du Dicastère pour les Causes des Saints du Vatican, était présent en tant que représentant du pape Léon XIV aux côtés de patriarches, d’évêques et de responsables libanais, dont le président Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam.
La cérémonie a débuté par la présentation d’une requête officielle au représentant du pape par Mgr Mounir Khairallah, évêque maronite de Batroun et postulateur de la cause de béatification, demandant que Hoyek soit déclaré bienheureux.
Mgr Hanna Alwan, vicaire général patriarcal et postulateur de la cause auprès du Saint-Siège, a ensuite lu la biographie officielle du nouveau bienheureux, retraçant les principales étapes de sa vie.
M. Semeraro a ensuite lu la lettre apostolique émise par le pape Léon XIV, inscrivant officiellement le patriarche Élias Pierre Hoyek au nombre des bienheureux. Le décret a accédé à la demande de l’Église maronite, de ses évêques et de ses fidèles, et a fixé au 5 juin la date de sa commémoration liturgique annuelle.
Le représentant du pape a également remis à l’Église maronite cinq exemplaires originaux du décret, en tant que documents officiels de l’événement.
Une grande icône officielle du nouveau bienheureux a ensuite été dévoilée. Ses reliques ont été portées lors d’une procession solennelle accompagnée de 32 bougies allumées, symbolisant les 32 années pendant lesquelles Hoyek a exercé la fonction de patriarche maronite, de 1899 à 1931.

A view of the solemn Mass presided over by Cardinal Bechara Boutros Rai on July 25, 2026, for the beatification of Patriarch Elias Hoyek. | Credit: Photo courtesy of Maronite Patriarchate/ACI MENA
Dans son homélie, Mgr Rai a déclaré : « Hoyek s’est entièrement confié à la providence divine jusqu’à devenir un signe rayonnant dans l’histoire de l’Église et du Liban. »
« L’Église aujourd’hui n’élève pas un homme à la gloire terrestre », a-t-il poursuivi, « mais elle rend témoignage à la gloire que Dieu a accomplie en lui. La sainteté n’est pas un honneur conféré par la terre, mais un don divin accordé à ceux qui vivent fidèlement l’Évangile jusqu’au bout. »
S’adressant à Mgr Semeraro, Mgr Rai a déclaré que la présence du cardinal incarnait la profondeur de la communion entre l’Église maronite et l’Église de Rome. Il a ajouté qu’elle véhiculait un message d’amour et de reconnaissance de la part du pape Léon XIV à une Église qui est restée fidèle à la foi et à son témoignage du Christ au Moyen-Orient.
Mgr Rai a souligné que « le nouveau bienheureux a vécu selon sa célèbre devise : “Mon Dieu, que ta volonté soit faite.” C’était un homme de la providence divine, alliant en sa personne la vigilance d’un berger, la sagesse d’un guide, le cœur d’un père et la foi d’un saint. »
« Il n’a jamais recherché la gloire personnelle », a ajouté Mgr Rai, « mais plutôt la gloire de Dieu et le bien de la personne humaine, convaincu que le Liban est un message et que la personne humaine en est le plus grand trésor. »

Une vue de la messe solennelle présidée par le cardinal Bechara Boutros Rai le 25 juillet 2026, à l’occasion de la béatification du patriarche Elias Hoyek © Patriarcat maronite/ACI MENA
À l’issue de la messe, M. Aoun s’est vu remettre un cèdre sculpté dans de la pierre libanaise, à l’effigie du nouveau bienheureux et renfermant l’une de ses reliques.
Après la bénédiction finale, les reliques de Mgr Hoyek ont été portées en procession dans les allées parmi les fidèles.
Cet article a été publié pour la première fois par ACI MENA, le service jumeau en langue arabe d’EWTN News. Il a été traduit et adapté par EWTN News English.
