Jeunes de Regnum Christi lors de la veillée de prière au Stade de France

Jeunes de Regnum Christi lors de la veillée de prière au Stade de France

« Le ciel a touché la terre »

Les témoignages d’une rencontre avec le pape Léon XIV

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À Paris, la venue du Saint-Père a suscité joie, émotion et espérance. De nombreux témoins racontent des rencontres qui les ont conduits à redécouvrir la beauté de l’Église et l’appel à la mission.

 

« Le Ciel a touché la terre » : un moment de grâce à Notre-Dame

P. Paul Habsburg, LC

P. Paul Habsburg, LC, après les Vêpres à Notre-Dame de Paris

Les Vêpres présidées par le pape Léon XIV à Notre-Dame de Paris ont profondément marqué les personnes présentes. Parmi elles, le P. Paul Habsburg, LC, témoigne d’une célébration « beaucoup plus belle et plus profonde » qu’il ne l’avait imaginée. Il raconte avoir ressenti une présence particulière au cœur de cette soirée : « On pouvait presque sentir tout le Ciel présent… »

Sur le parvis, puis au milieu de la foule, le pape Léon XIV s’est montré particulièrement proche des fidèles. Pour le P. Paul, sa manière d’aller à la rencontre de chacun permettait de faire concrètement l’expérience de son ministère de Vicaire du Christ : « humble, disponible, souriant avec affection, profondément touché et en même temps bénissant… »

À pied, le Saint-Père a pris le temps de saluer les personnes présentes, se laissant approcher et allant vers chacun. Le P. Paul souligne cette disponibilité sans réserve : « Il s’est presque “livré sans retenue” à la foule, se laissant toucher par tous et allant à la rencontre de chacun… C’était incroyable ! »

Pape à notre Dame

« Que dire ? Le Ciel a touché la terre… »

À la sortie des Vêpres, le pape a de nouveau emprunté l’allée centrale, prenant le temps de saluer les consacrées et consacrés, les diacres et leurs épouses, les religieuses, les prêtres et les séminaristes. Sa proximité a ainsi prolongé la prière célébrée dans la cathédrale. La beauté de la liturgie a elle aussi contribué à la profondeur de ce moment : la musique, le chœur composé de nombreux enfants, la liturgie solennelle et les nouveaux vêtements liturgiques étaient, selon le P. Paul, « tous au service de la prière et de la louange de Dieu ».

Après les Vêpres, un dernier moment a particulièrement marqué les esprits. Dans la douce lumière du soir, alors que le soleil se couchait, le pape s’est recueilli devant la statue en argent de la Vierge Marie, celle de la pèlerine. Pour le P. Paul, cette scène résume toute la soirée : « Que dire ? Le Ciel a touché la terre… »

Cette impression fait écho aux paroles prononcées par Léon XIV au cours des Vêpres : « Notre Dame, le cœur d’un peuple bat en ce lieu, nous sommes au centre vital d’une civilisation, le passé et l’avenir s’étreignent, le ciel et la terre se rencontrent (…) Le simple fait d’y entrer nous met en face d’une beauté qui parle à notre cœur inquiet et l’appelle à la paix. »

Chantal de Baillenx et Amélie Perroy

Chantal de Baillenx et Amélie Perroy

Chantal de Baillenx, consacrée de Regnum Christi, retient elle aussi de cette rencontre une dimension plus large, liée aux racines chrétiennes de la France et de l’Europe : « Ce qui m’émeut aussi, c’est de me dire que la France et l’Europe ont des racines chrétiennes, et que celles-ci refont aujourd’hui surface. » Une émotion qu’elle résume en une prière d’action de grâce : « Quelle joie ! Merci, Seigneur, pour cette rencontre spirituelle que tu nous donnes. » Amélie Perroy, consacrée, a été « touchée par son invitation à la conversion missionnaire et par son rappel que nous sommes des « pierres vivantes »  de l’Église. Dans un monde souvent inquiet face à l’avenir, son message nous encourage à demeurer fermes dans l’espérance et à ne pas avoir peur de l’avenir, certains que Dieu nous accompagne. »

 

Veillée de prière : « Les saints de France, ce sont les jeunes »

Fr. Andrés de La Torre et Fr. Mateo Marin, séminaristes

Fr. Andrés de La Torre et Fr. Mateo Marin, séminaristes

Le P. Blaise Patier, LC, a été profondément marqué par l’accueil réservé aux religieux et aux consacrés lors de la veillée de prière : « Lorsque les religieux, religieuses, consacrées, sont rentrés dans le stade, il y a eu vraiment une clameur immense. Tous les jeunes se sont mis debout pour les applaudir. J’avoue que j’étais très ému, parce qu’on parle toujours en ce moment de la révolution de l’intelligence artificielle, de la révolution numérique. Mais en réalité, il y a une révolution spirituelle. » Une réalité qui soulève pour lui une question essentielle sur la mission de l’Église : « Est-ce qu’on est prêts, en fait, pour guider, pour accompagner spirituellement ces jeunes qui ont tellement faim de Dieu et qui ont besoin de témoins et de pasteurs ? »

Le Fr. Andrés de la Torre, LC, séminariste mexicain en stage apostolique à Notre-Dame de Boulogne, a lui aussi été frappé par la ferveur rencontrée en France. Il retient notamment l’appel du pape Léon XIV à la sainteté des jeunes :

« Le pape a dit que les saints de France, ce sont les jeunes, et que l’appel à la sainteté est là. La visite du pape en France m’a fait découvrir la joie des catholiques et des catéchumènes français, si nombreux et si fervents. »

Il voit dans cette vitalité une occasion pour les mouvements d’Église comme la famille spirituelle Regnum Christi de prendre part au renouveau de la foi : « Je crois que notre charisme peut s’épanouir et contribuer grandement à cette renaissance de la foi en France. »

Romy et Heidi

Pour Romy et Heidi l’expérience était marquante

Pour Romy, jeune néophyte de Paris, cette venue du pape est d’abord un signe de renouveau :

« Pour moi, la venue du pape en France cette année représente beaucoup de choses, mais surtout un renouveau pour l’Église catholique. Je suis néophyte depuis cette année 2026, et si le pape a choisi de venir cette année, c’est pour nous montrer à quel point la France est appelée à vivre ce renouveau et à l’accueillir avec espérance. »

Pour Heidi, d’origine mexicaine qui est à paris pour une année de volontariat dans la pastorale de la jeunesse,  cette visite est un appel à l’espérance :

« Pour moi, la venue du pape à Paris a été un appel à l’espérance pour la France et pour le monde entier. Je crois qu’on est vraiment des catholiques, ce qui veut dire “universel”. Donc, quelle que soit la langue, Jésus vient à notre rencontre. »

 

« Tu fais partie de cette Église » 

La rencontre avec le pape Léon XIV à l’Institut catholique de Paris a profondément touché Catherine, invitée en tant que représentante de l’assemblée ecclésiale provinciale. À travers la présence du Saint-Père, elle a reçu comme un appel personnel : « Tu fais partie de cette Église. Toi aussi, tu as une place. Toi aussi, tu as une mission. » Elle retient son regard, sa simplicité, son humilité et sa présence, à la fois paisible et forte. Cette rencontre lui a aussi fait mesurer la grâce d’avoir un pape qui rassemble, conduit vers le Christ et rappelle que la foi est une joie à partager. Ce qui l’a le plus marquée est de prendre conscience que derrière une mission si immense, elle a découvert un homme qui a choisi de donner sa vie au service de l’Église et du Christ. Ce moment l’a ainsi rejointe personnellement « Je me suis sentie, moi aussi, personnellement concernée. J’ai ressenti profondément la beauté de l’Église et la joie d’en faire partie. »

Le pape sous nos fenêtres : un moment de grâce inattendu

Saint-François Xavier Paris

Jean et Lucie, un jeune couple de fiancés parisiens attendait avec impatience la venue du pape Léon XIV. Lui habite à seulement 300 mètres de l’église Saint-François-Xavier, devant laquelle le Saint-Père devait passer. Il a donc choisi de télétravailler ce jour-là pour ne pas manquer son passage. Le voir passer si près de chez lui, « presque sous les fenêtres de [son] appartement », a été pour lui un moment de grande émotion.

Sa fiancée, bénévole dans une association de secours à la personne, a quant à elle failli manquer la rencontre, appelée pour intervenir sur une urgence. La mission finalement annulée, elle a pu rejoindre la foule et se retrouver à quelques mètres du Saint-Père. Pour elle aussi, « ce fut une joie immense ». Quelques secondes seulement, mais un moment qu’ils garderont longtemps en mémoire : « Voir le pape passer devant nous, si proche, restera certainement gravé dans nos mémoires pour toute notre vie. ». Ils ont vécu ce passage comme une grâce au cœur de leur quotidien parisien : « Un petit cadeau de Dieu au cœur de notre quotidien parisien. »

 

 

 

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Rédaction

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