Léon XIII est en effet décédé il y a aujourd’hui cent ans, le 20 juillet 1903. Il avait été intronisé le 3 mars 1878, alors que l’Eglise et la société passaient par une phase historique délicate, dans cette « modernité » qui évoquait doutes, et inconnues difficiles à identifier.
Mais le cardinal Vincenzo Gioacchino Pecci devait passer à la postérité comme l’un des personnages les plus clairvoyants, capable de jeter les bases de l’enseignement social de l’Eglise.
Le fruit le plus célèbre de cet engagement reste l’encyclique « Rerum novarum » de 1891, saluée par Jean-Paul II dans son encyclique sociale de 1991 « Centesimus annus ».
Jean-Paul II a ainsi évoqué cette grande figure de l’Eglise, après l’angélus de ce dimanche.
« C’est aujourd’hui, disait-il, le centenaire de la mort du pape Léon XIII, Vincenzo Gioacchino Pecci. On se souvient de lui comme du pape de Rerum novarum, une encyclique qui a marqué le début de la moderne doctrine sociale de l’Eglise ».
Dans son magistère « ample et articulé », le pape soulignait qu’il avait « relancé les études thomistes », et qu’il a « promu la croissance de la vie spirituelle du peuple chrétien ».
Enfin, « en cette année du Rosaire, on ne peut oublier, concluait le pape, que Léon XIII a consacré dix encycliques au rosaire. Pour ce grand pontife, nous rendons grâces au Seigneur avec ferveur ».