Discours du Pape Léon XIV aux membres de la Commission pontificale pour la protection des mineurs, 15 mars 2026© Vatican Media

Discours du Pape Léon XIV aux membres de la Commission pontificale pour la protection des mineurs, 15 mars 2026© Vatican Media

« La protection des mineurs est une mission de l’Église » – discours du pape Léon XIV

Discours du pape Léon XIV aux membres de la Commission pontificale pour la protection des mineurs

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Le 16 mars 2026, en salle du Consistoire, le pape Léon XIV a rencontré les participants à l’Assemblée plénière de la Commission pontificale pour la protection des mineurs, rappelant que « la protection des mineurs et des personnes en situation de vulnérabilité n’est pas un domaine isolé de la vie ecclésiale, mais une dimension qui imprègne la pastorale, la formation, le gouvernement et la discipline ».

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Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

Que la paix soit avec vous.

Chers frères et sœurs, bienvenue !

Je suis heureux de vous saluer tous, réunis aujourd’hui pour l’Assemblée plénière. Je remercie tout particulièrement le nouveau président, Mgr Thibault Verny, président de la Commission, pour sa direction et son dévouement. Je remercie le Secrétaire, Mgr Luis Manuel Alí Herrera, pour son service généreux, ainsi que la Secrétaire adjointe, Mme Teresa Morris Kettelkamp, pour ses précieuses contributions aux travaux de la Commission. J’exprime également ma gratitude à tous, membres et collaborateurs, pour le service rendu à l’Église à travers la protection des enfants, des adolescents et des personnes en situation de vulnérabilité. C’est une œuvre exigeante, parfois silencieuse, souvent pénible, mais essentielle pour la vie de l’Église et pour la construction d’une authentique culture de la sollicitude.

Mon vénéré prédécesseur, le pape François, a souhaité intégrer de manière permanente votre service au sein de la Curie romaine, afin de rappeler à toute l’Église que la prévention des abus n’est pas une tâche facultative, mais une dimension constitutive de la mission de l’Église. Depuis mon élection, j’ai été très encouragé par le dialogue que vous avez établi avec la Section disciplinaire du Dicastère pour la doctrine de la foi. Vous atteignez ainsi l’objectif souhaité, à savoir que la prévention – l’une de vos responsabilités – et la discipline vigilante, exercée par ce Dicastère, avancent ensemble de manière synergique et efficace.

Votre mission est de contribuer à garantir la prévention des abus. Cependant, elle n’est jamais seulement un ensemble de protocoles ou de procédures. Il s’agit plutôt de contribuer à former, dans toute l’Église, une culture de la sollicitude, dans laquelle la protection des mineurs et des personnes en situation de vulnérabilité ne soit pas considérée comme une obligation imposée de l’extérieur, mais comme une expression naturelle de la foi. Cela exige donc un processus de conversion dans lequel les souffrances des autres soient écoutées et nous poussent à agir. À cet égard, les expériences des victimes et des survivants constituent des repères essentiels. Bien qu’elles soient certainement douloureuses et difficiles à entendre, elles mettent en lumière avec force la vérité et nous enseignent l’humilité alors que nous nous efforçons d’assister les victimes et les survivants. En même temps, c’est précisément par la reconnaissance de la douleur éprouvée qu’s’ouvre un chemin crédible d’espérance et de renouveau.

Un autre élément important de votre travail est l’intégration d’une approche multidisciplinaire et articulée. En tant que partie intégrante de la Curie romaine, au sein du Dicastère pour la Doctrine de la Foi, vous avez un rôle clair qui vous place en dialogue avec les Dicastères et les autres institutions qui exercent leur responsabilité dans les différents domaines liés à la protection. J’espère que vous continuerez à renforcer votre coopération avec eux, afin qu’ils puissent enrichir votre travail de leurs connaissances. En même temps, eux aussi peuvent s’enrichir de l’expérience que la Commission a acquise au cours de ces onze années de service, en particulier grâce à l’écoute attentive et sincère que vous offrez aux victimes, aux survivants et à leurs familles. À cet égard, le rapport annuel de la Commission est un outil de grande importance. Il représente un exercice de vérité et de responsabilité, mais aussi d’espérance et de prudence, qui doivent aller de pair pour le bien de l’Église. L’espérance nous empêche de céder au découragement ; la prudence nous préserve de l’improvisation et de la superficialité dans la manière d’aborder la prévention des abus.

Les Ordinaires et les Supérieurs majeurs ont eux aussi une responsabilité qui ne peut être déléguée. L’écoute des victimes et leur accompagnement doivent trouver une expression concrète dans chaque communauté et institution ecclésiale. Je vous encourage à continuer d’être pour elles une ressource, afin qu’aucune communauté au sein de l’Église ne se sente seule dans cette tâche. L’aide que vous offrez à travers l’initiative Memorare est vraiment précieuse. Soutenir les Églises locales, en particulier là où les ressources ou les compétences font défaut, signifie donner une expression concrète à la solidarité ecclésiale. J’attends avec intérêt de recevoir de plus amples informations dans votre troisième rapport annuel sur les progrès encourageants déjà accomplis, ainsi que sur les domaines où un développement supplémentaire est encore nécessaire.

L’engagement de la Commission auprès de l’Église à tous les niveaux, auprès des victimes, des survivants et de leurs familles, ainsi qu’auprès des partenaires de la société civile, vous a incités à approfondir l’étude de deux domaines en rapide évolution de la protection : le concept de vulnérabilité face aux abus et la prévention des abus sur mineurs facilités par la technologie dans l’espace numérique. En lisant ces « signes des temps », vous aidez l’Église à relever avec courage les défis de la protection et à y répondre par une clarté pastorale et un renouveau structurel. Cela prend déjà forme concrètement dans l’élaboration d’un cadre de lignes directrices universelles. J’attends avec intérêt de recevoir la proposition définitive afin qu’elle puisse être publiée, après une étude et un discernement appropriés.

Chers amis, tout votre engagement démontre que votre mission n’est pas simplement la mise en place d’un processus formel, mais un signe de communion et de responsabilité partagée. Avant de conclure, je voudrais réaffirmer que la protection des mineurs et des personnes en situation de vulnérabilité n’est pas un domaine isolé de la vie ecclésiale, mais une dimension qui imprègne la pastorale, la formation, le gouvernement et la discipline. Chaque pas en avant sur ce chemin est un pas vers le Christ et vers une Église plus évangélique et plus authentique.

Je confie votre service à l’intercession aimante de Marie, Mère de l’Église, et je vous accorde de tout cœur la bénédiction apostolique en gage de sagesse et de paix en notre Seigneur Jésus-Christ. Merci.

Merci de tout cœur pour votre service. Je vous souhaite de vivre une expérience vraiment bénie à Rome ces jours-ci. Et merci pour tout ce que vous faites pour aider l’Église dans notre mission. Merci.

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Pape Léon XIV

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