Ce 19 octobre 2026, le pape Léon XIV a nommé 24 nouveaux membres à la Commission théologique internationale (CTI) et reconduit six membres dont le premier mandat de cinq ans arrivait à son terme. Au total, 30 théologiens de différents pays entament un nouveau quinquennat, qui s’achèvera en 2031.
Cette Commission internationale a été instituée à Rome en 1969 par le pape Paul VI. Composée de théologiens issus de cultures, de continents et de sensibilités différentes, elle a pour mission d’aider le Saint-Siège et le Dicastère pour la doctrine de la foi à approfondir les grandes questions doctrinales qui touchent la société contemporaine, en tenant compte des réalités de l’Église universelle.
Parmi les nouveaux membres francophones figurent deux français et deux africains : le P. Michel Fédou et Anne-Sophie Vivier-Muresan, tous deux basés à Paris, ainsi que le P. Paul Béré, originaire du Burkina-Faso et résidant actuellement à Rome, et le P. Gaston Ogui Cossi, originaire du Bénin. À noter aussi que Sœur Josée Ngalula, théologienne francophone congolaise nommée en 2021 membre de la Commission, a été reconduite dans sa mission.

La CTI est installée au sein du Dicastère pour la doctrine de la foi au Vatican © doctrinafidei.va
Le jésuite Michel Fédou, 73 ans, est professeur émérite et ancien recteur des Facultés Loyola de Paris. Spécialisé principalement en théologie patristique, en théologie dogmatique et en œcuménisme, il est notamment connu pour ses travaux sur les Pères de l’Église. Il a reçu le prix Ratzinger en 2022, la plus haute distinction scientifique internationale dans le domaine de la théologie et de la culture.
Anne-Sophie Vivier-Muresan est professeure et doyenne de la Faculté de théologie de l’Institut catholique de Paris (ICP), que le pape Léon XIV a visité le 26 septembre dernier. Ses principaux domaines d’expertise sont la théologie trinitaire, la théologie des religions et la théologie orthodoxe contemporaine. Elle s’est en outre spécialisée sur diverses questions relatives à l’islam et a publié des travaux d’anthropologie religieuse. Mariée et mère de famille, elle est à 49 ans la première femme française à être nommée au sein cette Commission internationale.
Théologien et exégète originaire du Burkina-Faso, le prêtre jésuite Paul Béré est quant à lui doyen de la Faculté biblique de l’Institut biblique pontifical de l’Université grégorienne à Rome. Âgé de 60 ans, il siège depuis 2020 à la Commission biblique pontificale. Il exerce également plusieurs fonctions auprès de la Curie romaine, en tant qu’expert à la Secrétairerie générale du Synode des évêques et au Conseil pontifical pour la culture. Auteur de nombreux ouvrages et articles, il a lui aussi reçu le prix Ratzinger en 2019.
Enfin, le prêtre béninois Gaston Ogui Cossi, 65 ans, est docteur en théologie systématique et professeur titulaire. Il est président de l’Unité universitaire de Bobo-Dioulasso de l’Université catholique de l’Afrique de l’Ouest (UCAO) au Burkina Faso. Ses travaux universitaires et pastoraux se concentrent sur deux axes principaux : l’ecclésiologie et l’inculturation pastorale, c’est-à-dire l’adaptation et l’enracinement du message chrétien dans les réalités culturelles, sociales et anthropologiques propres au continent africain.
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