ROME, Lundi 26 octobre 2009 (ZENIT.org) - Après le synode des évêques pour l'Afrique, dont les travaux se sont achevés dimanche, l'Eglise catholique non seulement s'engage « pour » ce continent, mais découvre la manière de marcher « avec » lui, reconnaît le porte-parole du Saint-Siège.

Selon le père Federico Lombardi, s.j., directeur de la salle de presse du Saint-Siège, le monde est appelé à ne pas seulement découvrir les richesses matérielles de l'Afrique, mais surtout ses richesses humaines et spirituelles.

Au moment où les pères synodaux, après trois semaines d'intenses discussions, regagnent leurs pays, le porte-parole du Saint-Siège, dans son éditorial du dernier numéro d'« Octava Dies », l'hebdomadaire du Centre de télévision du Vatican, dont il est aussi le directeur, passe en revue quelques unes des conclusions de ce synode. 

« Le message et la série de propositions approuvées par les pères synodaux constituent les conclusions provisoires » de ce synode, souligne-t-il, « dans l'attente du document final du Pape les prochains mois ». 

« Le parcours de l'Eglise en Afrique a franchi une nouvelle étape », relève-t-il.

« Même si beaucoup de sujets ont été soulevés, le synode n'a pas voulu discuter de tous les problèmes  de l'Afrique », précise-il. «  Il s'est concentré sur son thème central : l'Eglise au service de la réconciliation, de la justice et de la paix ». 

« Comment devenir une vraie force spirituelle, force propulsive d'un progrès de développement intégral dans la paix? » est la question que s'est posée l'assemblée synodale.

Selon le père Lombardi, « les interventions des pères ont mis en lumière beaucoup de très belles expériences positives, souvent nourries d'une sagesse typiquement africaine, à reproposer et faire connaître, comme soutien d'espérance ».  

« A notre avis il est aujourd'hui urgent de passer des grandes paroles et des concepts aux expériences concrètes de vie, aux histoires à raconter et aux chansons à entonner, pour que la joie de la réconciliation, la soif de justice et la fête de la paix deviennent des sentiments de la vie quotidienne sur tout le continent », estime-t-il.  

« Et puis il doit y avoir la solidarité de l'Eglise universelle. L'archevêque de Kinshasa, Mgr Laurent Monsengwo Pasinya, nous a dit que la construction du chemin de solidarité avec l'Afrique repose moins sur le ressources matérielles de l'Afrique, ses ‘matières premières', que sur sa ‘matière grise', le cerveau, autrement dit sur l'esprit et le cœur de ses habitants ».

« Par respect pour la dignité, la responsabilité et la valeur de chaque africain ». « Au-delà du synode nous devons nous engager à marcher tous non seulement 'pour' l'Afrique, mais surtout 'avec' l'Afrique », a conclu le porte-parole du Saint-Siège.

Message du synode : Abstinence et fidélité, pour lutter contre le sida

ROME, Vendredi 23 octobre 2009 (ZENIT.org) – L’abstinence et la fidélité sont des clefs de la victoire contre la transmisison du sida, affirme le synode pour l’Afrique au terme de ses travux, dans son message final.

Il s’adresse « à la conscience de ceux qui sont vraiment intéressés » par l’arrêt de « la transmission du sida par voie sexuelle », pour qu’ils « reconnaissent les succès déjà obtenus par les programmes qui proposent l’abstinence pour les non mariés et la fidélité pour les mariés ».

« L’Eglise est sans pareille dans la lutte contre le sida et dans les soins apportés à ceux qui en sont infectés et affectés en Afrique » ; rappelle le message du synode.

Le problème du sida ne se résout pas par la distribution de « prophylactiques », déclare le synode dans son message final.

« D’accord avec le Pape, ce Synode avertit solennellement que le problème ne saurait se résoudre par la distribution de prophylactiques », écrit le synode, en faisant allusion à la prise de position de Benoît XVI dans l’avion pour le Cameroun en mars dernier.