Ce vendredi 24 avril 2026 marquait le 111e anniversaire du génocide arménien, au cours duquel environ 1,5 million de personnes ont perdu la vie, tandis que plusieurs millions d’autres ont été déportées.
Dans le même temps, le peuple arménien et tous les chrétiens du monde déplorent la démolition récente des deux édifices religieux à Stepanakert, l’ancienne capitale du Haut-Karabakh. La cathédrale de l’Église apostolique arménienne Sainte-Mère de Dieu et l’église Saint-Jacques, au nord de la ville, n’existent plus : leur emplacement laisse un vide que des images satellites ont largement pu confirmer.

L’Église saint Jacques, avant et après © artsakhdiocese.am
Ces actes de destruction ne sont pas nouveaux. Ils s’inscrivent dans un processus d’effacement du patrimoine religieux et culturel arménien. Depuis septembre 2023, la région du Haut-Karabakh (Artsakh) est contrôlée par l’Azerbaïdjan, ayant entraîné l’exode de plus de 120 000 Arméniens, la destruction de plusieurs édifices religieux, la profanation de cimetières et l’effacement de nombreuses inscriptions arméniennes sur les monuments.
« C’est avec une profonde tristesse que nous condamnons fermement la destruction totale de la cathédrale à Stepanakert et de l’église Saint-Jacques », a écrit le diocèse de Artsakh, qui appelle la communauté internationale à mettre fin aux démolitions « du patrimoine spirituel et culturel de l’Artsakh, qui est une valeur pan-chrétienne ».
« Ce vandalisme vise à l’anéantissement définitif de la mémoire historique, de la culture et de la présence spirituelle arméniennes en Artsakh. Quelles que soient les réactions des organisations internationales face à nos condamnations et à nos justes revendications concernant la prévention du génocide culturel au Haut-Karabakh, nous continuerons, à l’instar de la veuve évangélique, à réclamer justice et à faire respecter nos droits, car le droit de la population arménienne du Haut-Karabakh à retourner vivre sur sa terre natale est incontestable », est-il encore mentionné dans le communiqué.
La cathédrale Sainte-Mère de Dieu était notamment le plus grand édifice de l’Église apostolique arménienne du Haut-Karabakh. Elle avait été construite en juillet 2006 sur les ruines de l’église antérieure, et avait été consacrée en 2019. Plus qu’un lieu de culte, elle était un centre spirituel majeur, incarnant la présence arménienne dans cette région. Elle avait également servi d’abri anti-bombes à de nombreux civils lors de la guerre de 2020.



