Dans son homélie, le cardinal a témoigné qu’il avait perdu l’usage de la parole. « Il y a cinq ans, disait-il, j’ai été opéré à la carotide. Après l’intervention, je me suis réveillé muet à cause d’une erreur des médecins. Quelques jours après, le pape Wojtyla m’a invité à déjeuner. Il était très attentif à recueillir péniblement ce que je cherchais à dire avec une grande difficulté. A la fin, il s’est levé. Il s’est approché de moi et il m’a caressé longuement, du côté de la carotide en me disant: « Ne t’inquiète pas, tu guériras vite, le Seigneur t’aidera à retrouver la parole ». » « Moi, continuait le cardinal, ému, je l’ai embrassé fort, comme un père, et il s’en est ému à son tour et m’a dit: « Merci ! ». »

Dans son homélie, le cardinal Marchisano a ainsi évoqué sa longue amitié avec Karol Wojtyla, commencée en 1962, lorsque le futur Jean-Paul II était évêque auxiliaire de Cracovie. « Il a toujours été très fraternel avec moi. Le Seigneur m’a accordé la grâce de connaître le pape de très près ».

L’hommage des Eglises orientales catholiques à Jean-Paul II

CITE DU VATICAN, Vendredi 8 avril 2005 (ZENIT.org) – Un silence impressionnant dans une foule si nombreuse a suivi, place Saint-Pierre, la supplication chantée en grec, hommage des Eglises orientales catholiques à Jean-Paul II à la fin de la messe des funérailles, après la supplication de l’Eglise latine par la litanie des saints conduite par le cardinal vicaire, Camillo Ruini.

Deux cérémonies « voilées », comme le visage de Jean-Paul II

CITE DU VATICAN, Vendredi 8 avril 2005 (ZENIT.org) – Deux cérémonies liturgiques ont été « voilées », ce matin à Saint-Pierre à l’œil des télévisions: la translation du corps du défunt pontife romain dans son cercueil et son inhumation dans les grottes vaticanes, en présence des plus étroits familiers. Seules quelques photos officielles de la mise en terre ont été publiées.