CITE DU VATICAN, Jeudi 6 juin 2002 (ZENIT.org) - A l´occasion du centenaire de la consécration de la Colombie au Coeur du Christ, Jean-Paul II lance un appel à la réconciliation nationale.

Dans une lettre en date du 9 mai dernier, fête de l´Ascension, à Mgr Giraldo Jaramillo, archevêque de Medellín et président de la conférence des évêques du pays, Jean-Paul II souligne les conséquences sociales d´un tel acte votif.

La République de Colombie a été consacrée au Sacré-Coeur le 22 juin 1902, par les évêques pour implorer la paix civile.

Or, depuis 38 ans, le pays est déchiré par des affrontements violents et sanglants, affaibli par le trafic de la drogue et la criminalité organisée. En dix ans, on compte 40 000 morts.

Jean-Paul II renouvelle son invitation du 22 octobre 1978, jour de l´inauguration de son pontificat : "Ouvrez tout grand les portes au Christ!"

Le renouvellement de la consécration, explique le pape, ne doit pas rester seulement un signe de "conversion personnelle", mais doit "être accompagné aussi par une profonde transformation sociale, à commencer par le renforcement de l´institution familiale, qui constitue l´école d´humanisme la plus riche".

"Une société qui écoute et suit le message du Christ, marche vers une paix authentique, affirme Jean-Paul II, rejette toute forme de violence et engendre de nouvelles formes de cohabitation grâce au chemin sûr et ferme de la justice, de la réconciliation et du pardon, en fomentant des liens d´unité, de fraternité, et de respect de chacun".

En même temps, recommande Jean-Paul II, la consécration au Coeur de Jésus doit être "un moment pour implorer de Dieu le don de la paix et pour s´engager, chacun depuis sa place dans la société, à poser les bases d´une reconstruction morale et matérielle de votre communauté nationale".

La consécration au Coeur du Christ avait également eu lieu en un temps de guerre civile, la "guerre des mille jours", qui opposa "conservateurs" et "libéraux" entre le 17 octobre 1899 et le 1er juin 1903.

Le 22 juin 1902, avec le soutien du peuple et des autorités civiles, les évêques ont prononcé la consécration du pays au Sacré-Coeur et promis de construire une église votive où implorer la paix pour la Nation.