« Un environnement propre, reflet d’une société propre », par le patriarche Bartholomée 

Intervention rapportée par L’Osservatore Romano

Nature, champ de fleurs, biodiversité de l'environnement © Wikimedia Commons / G. Brändle, Agroscope

Nature, champ de fleurs, biodiversité de l'environnement © Wikimedia Commons / G. Brändle, Agroscope

« Chacun a, devant Dieu et devant le monde entier, un mandat et la responsabilité morale de soigner et préserver la création », a affirmé le patriarche œcuménique Bartholomée, archevêque de Constantinople.

Il est intervenu devant le président de la République grec, Prokopis Pavlopoulos, et l’archevêque d’Athènes et de toute la Grèce, Jérôme II,  le 7 juin 2017,  dans le cadre de la Journée mondiale de l’environnement célébrée le 5 juin, indique L’Osservatore Romano en italien du 8 juin.  La grande pollution des eaux du fleuve Asopos qui traverse la Béotie, en Grèce, a été au cœur de son intervention.

« Nous devrions tous nous enrôler comme gardiens de l’environnement, a dit le patriarche. Un fleuve propre est le reflet d’un monde propre. Un environnement propre est le reflet d’une société propre. Un commerce propre implique un cœur propre. »

La pollution du fleuve Asopos, a expliqué le patriarche orthodoxe, « montre les multiples responsabilités des individus dans la sauvegarde efficace de l’intégrité de la terre. Gouvernement, corporations, monde académique, société civile, Église, tous les citoyens de bonne volonté doivent apporter leur soutien et veiller personnellement à la protection des systèmes naturels, contenant toute forme de vie sur la terre ». « La protection de la nature, a-t-il insisté, est dans l’intérêt de tous : communautés locales, éleveurs agriculteurs, producteurs, éducateurs religieux, jeunes, personnes âgées. »

« L’Asopos est un microcosme de la crise écologique mondiale, a souligné le patriarche, car ses eaux sont devenues synonymes de déchets toxiques et de contamination mortelle ». Ce fleuve est pollué par du chrome hexavalent, hautement toxique, et d’autres métaux nocifs et cancérigènes pour les êtres humains.

Le patriarche a parlé du manque d’infrastructures écologiques et industrielles et de l’absence de règles capables de garantir l’élimination des déchets sans provoquer de retombées sur l’environnement. Mais « les racines de cette crise, a-t-il souligné, se trouvent dans la transgression de l’humanité, dans son rapport déséquilibré avec l’environnement naturel, dans l’incapacité des écosystèmes et des ressources à supporter notre mode de vie ».

« Pour être plus précis, a-t-il poursuivi, la production et l’avide consommation de marchandises qui caractérise le monde financier aujourd’hui, la pollution incontrôlée du transport moderne, la production sans limites des déchets, et les émissions infinies de carbone, ainsi que les incidents industriels et nucléaires,  sont en train de laisser des traces qu’il sera impossible d’effacer. Tous ces facteurs contribuent énormément au réchauffement mondial et au changement climatique avec des conséquences irréparables et irréversibles ».

Depuis qu’il a été élu patriarche œcuménique, en 1991, Bartholomée a suivi avec préoccupation « l’aggravation de la crise écologique et les inégalités sociales et financières ». Toujours, a-t-il conclu, « la destruction de l’environnement s’accompagne d’un déclin social et économique, du chômage et d’une baisse de la qualité de vie ».

Avec une traduction d’Océane Le Gall

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