Syrie: le cardinal Sandri s’inquiète de la « catastrophe humanitaire » à Alep

Ordination épiscopale du vicaire apostolique de Beyrouth au Liban

Alep - Courtoisie de l'AED

Alep - Courtoisie de l'AED

Du Liban, le cardinal Leonardo Sandri, préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales, a dénoncé la « catastrophe humanitaire » qui sévit à Alep (Syrie), le 8 octobre 2016. Célébrant l’ordination épiscopale de Mgr Cesar Essayan, vicaire apostolique de Beyrouth, en la cathédrale Saint-Louis, il l’a encouragé à être un instrument de paix.

Durant son homélie, le cardinal a fait remarquer au nouveau « guide et père » des catholiques latins au Liban, que bien que cette communauté soit « restreinte », ses défis « se révèlent démesurés ». Il l’a invité à agir « en collaboration avec les Églises patriarcales catholiques » et en fraternité « avec les autres Eglises et communautés chrétiennes ».

Le cardinal Sandri a encouragé le nouvel évêque à regarder « d’en haut », « de la perspective même de Dieu », sans craindre de « dénoncer le mal et les blessures » de l’humanité mais conscient « que Dieu, par sa Miséricorde, a établi dans le cœur de l’homme une limite claire au mal ». « Ta tâche très lourde ne doit pas troubler ton cœur !, a-t-il ajouté. Le Seigneur qui te confie cette responsabilité (…) ne t’abandonnera jamais ! »

Au sein de la société libanaise, il l’a exhorté, par son témoignage, à « brûler tout conflit et toute controverse, en anéantissant toute attitude qui privilège l’intérêt personnel au détriment du bien commun ». Loin de « toute accumulation matérielle », il lui a demandé de partager « avec les plus démunis » et avec les réfugiés ayant fui leurs pays en guerre.

Le préfet a exprimé sa « certitude » que la Parole de Dieu, « malgré toutes les tentatives de ce monde pour la faire taire », n’est « ni enchaînée ni stérile » : « elle reste parole de salut et de réconciliation ».

La catastrophe humanitaire d’Alep

Le vicariat apostolique de Beyrouth, a également rappelé le cardinal Sandri, a été détaché en 1953 de celui d’Alep (Syrie). Et de demander à l’assemblée d’élever « une prière encore plus intense à l’intention de nos frères qui vivent le drame de la guerre ».

Depuis quelques semaines, Alep « endure une véritable catastrophe humanitaire, dont les responsables devront rendre compte devant Dieu », a averti le cardinal, fustigeant « tous ceux qui sèment la destruction et la violence », parmi lesquels « les trafiquants de la mort à travers le marché avide des armements ». Les bombardements du régime syrien se poursuivent sur la ville d’Alep, où des quartiers entiers sont assiégés.

Evoquant l’héritage familial de Mgr Essayan, du peuple arménien, et son héritage religieux en tant que franciscain, il lui a demandé de pratiquer « la charité envers les malades, les pauvres, les prisonniers, jusqu’à embrasser les blessés de diverses formes de lèpre intérieure de notre temps, comme le faisait à l’époque le Saint d’Assise ».

« Que Marie, Reine des Apôtres, qui depuis les hauteurs veille et protège le Liban bien-aimé, a conclu le cardinal Sandri, intercède pour la paix au Moyen-Orient, et ouvre les cœurs de ceux qui peuvent œuvrer pour mettre fin à la violence, à la persécution et aux guerres ».

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