Retraite de carême : retrouver convivialité et unité autour du repas

Troisième méditation du p. Michelini

Retraite de carême à Ariccia © L'Osservatore Romano

Retraite de carême à Ariccia © L'Osservatore Romano

Retrouver convivialité et unité autour du repas. C’est l’invitation du père Giulio Michelini au pape François et aux membres de la Curie romaine le 7 mars 2017. Depuis Ariccia, au sud de Rome, il a livré sa troisième méditation de retraite de carême sur le thème « Pain et corps, vin et sang », en commentant l’évangile de la dernière Cène (Mt 26,20-35).

Au fil de la méditation rapportée par les médias du Vatican, le franciscain a souligné la « dimension théologique, anthropologique et existentielle du repas ensemble ». Devant le pape et ses collaborateurs de la Curie romaine, il a invité à lutter contre les mésententes et les « trahisons » en mettant l’accent sur « la beauté de demeurer ensemble » exprimée notamment lors des repas.

En commentant les « Règles pour s’ordonner dans la nourriture » de saint Ignace de Loyola, le jésuite Jean-Paul Hernandez écrit : « On pourrait dire: dis-moi comment tu manges et je te dirai qui tu es. Manger est avant tout recevoir la vie d’en dehors de soi, comme (êtres) non auto-suffisants. En d’autres termes : reconnaître ses limites. Manger avec d’autres c’est confesser devant d’autres cette condition de créature ».

Pour purifier « notre rapport à la nourriture », le p. Michelini a cité une des règles de saint Ignace : « Il faut éviter que l’âme soit toute absorbée par ce qu’elle mange, et de manger dans la précipitation poussé par l’appétit ; au contraire il faut être maître de soi, autant dans la façon de manger que dans la quantité ».

Il a aussi recommandé la lecture de l’encyclique Laudato si’, « surtout la partie où l’on condamne la distribution inégale des ressources et où il est rappelé que dans le monde on gaspille environ un tiers des aliments produits, et la nourriture que l’on jette est une nourriture que l’on a volée aux pauvres ».

L’unité autour du repas

Le prédicateur a suggéré de réfléchir sur le « rôle ecclésial » du repas : alors que « nous chrétiens, nous devrions trouver l’unité autour du repas », a-t-il constaté, « nous reproduisons, par nos divisions, les dynamiques de séparation de la communauté de Corinthe » dénoncées par saint Paul. « Beaucoup de pas ont été entrepris pour trouver une unité, par exemple avec les luthériens, mais il y a encore beaucoup à faire ».

Enfin, le p. Michelini a évoqué la dimension du « pardon des péchés », invitant à se demander « si nous sommes vraiment conscients que Jésus, en versant son sang, a vraiment dit et donné le pardon de Dieu, par sa propre vie et non seulement en paroles ».

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