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Jubilé des adolescents, confessions place Saint-Pierre, 23 avril 2016 - JUBILÉ DE LA MISÉRICORDE

Jubilé des adolescents, confessions place Saint-Pierre, 23 avril 2016 - JUBILÉ DE LA MISÉRICORDE

L’océan de la miséricorde, plus fort que la haine: une préface du pape François

L’expérience d’un confesseur argentin, le p. Luis Dri

« Le fleuve en cru de la haine et de la violence, ne peut rien contre l’océan de miséricorde qui inonde le monde », écrit le pape François dans la préface du livre « N’aie pas peur de pardonner » du père Luis Dri, confesseur à Buenos Aires et grand ami de Jorge Mario Bergoglio lorsque celui-ci y était archevêque.

L’ouvrage, réalisé avec la collaboration d’Andrea Tornielli et d’Alver Metalli, est publié par RaiEri et sera en librairie en italien, demain, le 25 octobre, indique Radio Vatican, en italien également.

Face à une « guerre mondiale fragmentée comme celle que nous vivons », souligne notamment le pape, « toute marque d’amitié, toute barrière mise à mal, toute main tendue, toute réconciliation, même sans faire de bruit, est destinée à opérer dans le tissu social », de la famille aux rapports entre les Etats : un « océan de miséricorde contre le fleuve de la haine, dans lequel s’immerger et se laisser purifier. »

Le pape François évoque les longues heures que le père Luis Dri passait dans son confessionnal de Buenos Aires : il se souvient de cette habitude qu’il avait de baiser la main des pénitents et des scrupules qui l’assaillaient d’avoir « trop pardonné ».

Devant le Saint-Sacrement, le prêtre argentin demandait lui-même pardon d’avoir trop pardonner et, comme saint Léopold Mandic, il s’adressait à Jésus lui disant qu’en cela il lui avait donné « le mauvais exemple ».

Cette attitude est « plus que jamais nécessaire aujourd’hui » pour faire sentir au pénitent, quel qu’il soit – un pénitent habituel ou poussé par une quelconque circonstance exceptionnelle, entré ‘par hasard’ dans un confessionnal ou comme étape finale d’un long parcours  – , l’étreinte miséricordieuse de notre Dieu. Un Dieu qui nous précède, nous attend, nous accueille », déclare le pape du jubilé de la miséricorde, car « dans les plans de Dieu,  rien n’est laissé au hasard ».

Une reproduction du tableau de Rembrandt Le retour de l’Enfant prodigue illustrant l’étreinte entre le père et le fils, accueilli par deux mains différentes, une plus masculine et l’autre plus féminine, se trouve dans le confessionnal de père Luis, fait observer le pape. La miséricorde, explique-t-il,  est en effet un mélange entre « l’amour viscéral d’une mère, attendrie par la fragilité de sa créature qu’elle serre dans ses bras, et la « force et la fidélité du Père qui soutient, pardonne et remet toujours ses enfants  sur le droit chemin ».

Pour le père Luis, la miséricorde est une prise de position contre l’égoïsme, parce qu’elle accepte que ce soit un « Autre » et non le «  moi je »  qui prenne les commandes du  monde, fait observer le pape : en acceptant la miséricorde de Dieu pour l’homme et en imitant son comportement, on en ressent tous les bienfaits aussi dans la vie collective, parce que la miséricorde est «  une attitude profondément sociale ».

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