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La Lectio divina, un moyen pour connaître le cœur de Dieu

Présentation d’une forme de lecture priante de la Parole en application au Chili

ROME, Jeudi 16 octobre 2008 (ZENIT.org) – Le synode des évêques a souhaité une illustration devant l’assemblée d’une des méthodes de Lectio divina, la lecture priante des Saintes Ecritures, appliquées aujourd’hui avec efficacité.

Mardi, Mgr Santiago Jaime Silva Retamales, évêque auxiliaire de Valparaíso (Chili), a fait une présentation très concrète qui a duré un peu moins de vingt minutes.

L’évêque chilien a expliqué comment des groupes de prière et de méditation des Saintes Ecritures se sont créés, depuis cinq ans, dans son diocèse, renouvelant de manière significative la vie des communautés chrétiennes, en particulier leur communion.

Encourager la Lectio divina

Mgr Silva, nommé par Benoît XVI vice-président de la Commission pour le message qui sera diffusé par le synode, a précisé en citant saint Grégoire le Grand, que cette pratique vise à faire « connaître le cœur de Dieu par sa Parole ».

Il a illustré les différents passages qui, à Valparaíso, marquent la pratique de la Lectio divina dans les communautés :

1. La rencontre commence tout d’abord par une préparation de l’endroit où elle a lieu. Une Bible est ouverte sur un ambon tandis que les participants se préparent, non seulement en ce qui concerne leur comportement, mais en mettant l’accent sur une « purification du cœur ». Il est en outre nécessaire que chacun apporte avec lui sa Bible ou le texte imprimé.

2. Vient ensuite l’invocation de l’Esprit Saint pour qu’il fasse en sorte que, « comme il l’a fait pour la Parole en la faisant devenir un livre », selon l’expérience de la première communauté chrétienne, « le livre devienne Parole ».

3. On cherche ensuite le passage biblique et on se prépare avec des questions qui, partant de la vie quotidienne, aident à comprendre le texte.

4. L’étape suivante est la lecture, ou mieux la proclamation du texte biblique. Il est très important que cette lecture soit suivie d’un temps de silence pour que chacun puisse relire personnellement le passage.

Il est ensuite suggéré aux participants de marquer d’un point d’interrogation les passages qu’ils ne comprennent pas et de souligner la partie qui, selon eux, constitue le passage fondamental.

C’est en groupe que l’on découvre ce passage fondamental et l’on offre – c’est surtout le guide qui le fait – des éléments pour la compréhension du texte.

Les participants relisent ensuite le passage et ils doivent marquer d’un point d’exclamation le ou les passages qui interpellent leurs intentions ou actions.

Au crayon gris, ils marquent également d’un astérisque le ou les passages qui les aident à prier.

5. On passe ensuite à la méditation, en suivant le point d’exclamation. Pour s’aider, on suggère de formuler des questions qui interpellent la vie en partant du passage que l’on est en train d’étudier.

6. Arrive le moment de la prière. On suit les astérisques. On prie à partir et avec la Parole de Dieu et on médite sur ce que l’on a ressenti au cours de cette rencontre avec la Parole, autrement dit avec le Christ.

7. Enfin, un temps est consacré à la contemplation, en silence ou avec de la musique. La chose importante, a déclaré l’évêque, c’est que « Jésus me prenne, me regarde et que je le regarde, un échange de regards ».

Vient enfin la dernière phase, l’« action », en écrivant un mot ( par exemple, « dialogue » ou « aide ») qui indique aux participants le cheminement qu’ils auront à faire et à partager.

Ces pratiques en communautés constituent un programme qui s’étale sur trois ans, a expliqué Mgr Silva. Il ne s’agit pas d’un cours sur la Bible, a-t-il précisé, mais d’une rencontre avec Jésus dans la Sainte Ecriture.

A Valparaíso, a-t-il relevé, cette pratique engendre « des moments de grande communion ».

Ce même jour au synode, la Lectio divina a constitué également le cœur de l’intervention de Mgr Joseph Rayappu, évêque de Mannar (Sri Lanka), qui a illustré les résultats extraordinaires que cette pratique suscite dans son pays, 14 ans après son introduction par la conférence épiscopale.

L’évêque sri-lankais est arrivé à cette conclusion : « L’Eglise dans le monde d’aujourd’hui est confrontée à de sérieuses menaces de la part de divers ‘isthmes’, et la Lectio divina est une méthode qui s’est révélée efficace pour affronter ce défi. Pour reprendre les paroles de notre Saint-Père, ‘la pratique de la Lectio divina, si elle est encouragée efficacement, apportera à l’Eglise, j’en suis convaincu, un nouveau printemps spirituel’ ».

Dans cette optique, Ricardo Grzona, président de la Fondation Ramón Pané du Honduras, a proposé au synode d’organiser un congrès international sur la Lectio divina.

Auditeur à l’assemblée du synode, il a lancé le projet « Leccionautas », une Lectio divina sur Internet, qui compte déjà sur la participation de plus de 300.000 jeunes.

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