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L’état du synode extraordianire sur la famille, par le cardinal Marx

Un synode mouvementé et passionnant

Cardinal Reinhard Marx a décrit les derniers jours d’un synode « mouvementé » et « passionnant ». Il attend « avec beaucoup d’impatience » la publication du message et le vote du Rapport final. Il estime important de « maintenir la tension » jusqu’au synode d’octobre 2015.

Lors de la rencontre avec la presse à la mi-journée, au Vatican, ce vendredi 17 octobre, l’archvêque de Munich et président de la Conférence épiscopale allemande a souligné que les discussions synodales et les déclarations écrites « doivent être suivies de résultats ». Le pape François attend du synode, a-t-il précisé, une « impulsion » : « Nous sommes maintenant prêts à aller de l’avant et à ouvrir les portes. L’Eglise doit être avec les gens. »

Les interventions en assemblée générale de la première semaine ont été suivies par des « discussions animées » dans les carrefours, mais il souligne le « désir d’unanimité » exprimé par tous. Certes, « les différences culturelles ont montré qu’il n’y a pas de langage universel », mais « il faut espérer l’aide de l’Esprit Saint ». Les discussions ont également montré qu’il n’y a pas de « frontières géographiques ».

Il a répété que « mariage et famille sont le fondement de la société humaine » et que « l’une des questions clés est donc de savoir comment l’enseignement et la pastorale peuvent être rapprochées. »

Sur la doctrine des sacrements, le cardinal Marx a expliqué que la Conférence des évêques allemands (DBK) a lancé un groupe de travail sur la communion des divorcés-remariés. Pour les catholiques « engagés et pratiquants » d’Allemagne ces questions sont « urgentes ». Au Synode, de très nombreux participants ont posé la question mais les avis sont « partagés ».

Pour ce qui est de la « gradualité », le cardinal Marx, a rappelé que les personnes en situation « irrégulière » n’ont pas pour autant des vies « sans valeur ». Il a invité à regarder le « positif » des situations qui doivent être « prises au sérieux ».

Il a rappelé aussi que Benoît XVI comme Jean-Paul II ont estimé que les catholiques divorcés et remariés restaient des membres de l’Église : « L’Eglise ne connaît pas l’exclusion (…). Sinon, vous faites des chrétiens « de première et de seconde classe ». L’Eglise elle-même est confrontée à de nombreuses situations irrégulières ». Il a insisté sur l’enseignement de la « confiance ».

A propos de l’homosexualité, le cardinal Marx a rappelé qu’il faut toujours considérer les cas individuellement. Il prend l’exemple de la situation de deux homosexuels qui vivent ensemble depuis 30 ans, avec le soutien du partenaire en cas de maladie ou de vieillesse : c’est difficile de n’y voir que du « négatif ». Il n’y a pas de «noir et blanc» dans le monde : en tant que jeune prêtre, il témoigne qu’il a dû « trouver un chemin » dans ses conversations avec des homosexuels, pour les amener à « mûrir » et à progresser.

Cardinal Marx a expliqué le magistère de l’Église est soumis au cours du temps non à des changements, mais à « un développement » : la doctrine et la pastorale ne sont « pas indépendantes », mais « en dialogue » et « il y a encore beaucoup à découvrir ».

Traduction d’Anita Bourdin

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