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Prix UNESCO 1996 à Chiara Lubich, courtoisie du Mouvement des Focolari focolari.fr

Prix UNESCO 1996 à Chiara Lubich, courtoisie du Mouvement des Focolari focolari.fr

Il y a 20 ans, le «Prix UNESCO de l’éducation pour la paix» pour Chiara Lubich

Un engagement pour l’unité et la paix

Chiara Lubich (1920-2008), la fondatrice, italienne, du Mouvement des Focolari, dont la cause de béatification a été ouverte en 2015, recevait le 17 décembre 1996 à Paris le « Prix UNESCO de l’éducation pour la paix », rappelle ce communiqué du Mouvement des Focolari, à Rome, à l’occasion d’une commémoration qui aura lieu le 15 novembre à Paris.

La motivation était la suivante : « En un temps où les différences ethniques et religieuses conduisent trop souvent à des conflits violents, ce mouvement jette des ponts entre les personnes, les générations, les catégories sociales et les peuples ». À cette occasion, elle a pu exposer les contenus et méthodes caractéristiques du Mouvement des Focolari dans son engagement pour « apporter, à notre époque et avec d’autres organisations, initiatives et œuvres de valeur, l’unité et la paix sur notre planète ».

Vingt ans plus tard, près d’un an après l’attentat terroriste survenu à Paris et alors que les conflits armés sèment horreur et destruction en de nombreux points du globe, le Mouvement des Focolari entend – conjointement à la Direction générale de l’UNESCO et à l’Observateur permanent du Saint-Siège, Mgr Francesco Follo – réaffirmer et témoigner son engagement pour l’unité et la paix, à l’endroit même où le prix avait été remis.

Chercher la paix aujourd’hui signifie la réinventer, en se référant à ses multiples dimensions : l’économie mondiale, le droit international, l’éducation à la paix à tous les niveaux… Réinventer la paix signifie valoriser la diversité culturelle, c’est-à-dire la richesse de l’identité de chaque peuple ; former les nouvelles générations à une culture du dialogue et de la rencontre ; consolider le pluralisme identitaire dans les milieux urbains ; affronter la question migratoire avec un regard à long terme ; sauvegarder l’environnement et la « maison commune » qu’est notre planète ; s’opposer à la corruption et promouvoir la légalité à tous les niveaux ; stopper l’augmentation des dépenses militaires et du commerce international de l’armement ; repenser l’Europe et les processus d’intégration sur les différents continents ; travailler pour un nouveau cadre de sécurité, de stabilité et de coopération au Proche Orient.

La journée du 15 novembre à l’UNESCO entend mettre en valeur les processus en cours, les idées et les bonnes pratiques que le Mouvement des Focolari – comme expression de la société civile transnationale – veut partager avec tous ceux qui s’engagent pour la paix. Le programme s’articulera autour de deux thèmes : « Éducation à la paix à partir de cinq perspectives » (éducation, ressources et économie, droit, écologie, art) et « Quel dialogue dans un monde divisé ? », articulé en deux panels : « Religions, problème ou ressource pour la paix ? » et « Politique et économie dans le désordre international ».

Cet événement veut s’inscrire dans une culture du dialogue et de la paix, à laquelle Chiara Lubich a apporté un nouvel élan. « La paix porte de nouveaux noms », telle était sa conviction. Avec la contribution de tous – à commencer par les organisations internationales -, « elle requiert de dépasser la notion d’ennemi, quel qu’il soit. Exclure la guerre ne suffit pas, il faut créer les conditions pour que chaque peuple se sente prêt à aimer la patrie de l’autre comme la sienne, dans un échange de dons réciproque et désintéressé »[1]. Pour parvenir à cet objectif, le Mouvement des Focolari a fait sienne la norme existentielle que Jésus « a laissée à l’humanité : l’amour réciproque. Il la savait nécessaire pour que la paix et l’unité règnent dans le monde et pour que se constitue une unique famille. Certes, pour quiconque entreprend aujourd’hui de déplacer les montagnes de la haine et de la violence, la tâche est lourde et immense. Mais ce qui est impossible à des millions d’hommes isolés et divisés semble possible à des personnes qui ont fait de l’amour mutuel, de la compréhension réciproque, de l’unité, la dynamique essentielle de leur vie »[2].

[1] C. Lubich au Symposium de l’ONU “Vers l’Unité des nations et l’Unité des peuples” – New York, 28 mai 1997

[2] C. Lubich à la remise du Prix UNESCO de l’éducation pour la paix – Paris, 17 décembre 1996

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