Monseigneur Ettore Balestrero, observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations Unies ©VaticanNews

Monseigneur Ettore Balestrero, observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations Unies ©VaticanNews

À l’ONU, le Saint-Siège alerte sur la persécution massive des chrétiens

Près de 400 millions de fidèles touchés et 13 tués chaque jour : le Vatican dénonce un fléau mondial et appelle à une protection effective de la liberté religieuse

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(ZENIT News – AIN / Madrid, 31 mars 2026) – « Près de 400 millions de chrétiens, soit un chrétien sur sept, sont victimes de persécution ou de violence. Ils constituent la communauté religieuse la plus persécutée au monde. En 2025, près de 5 000 croyants ont été tués en raison de leur foi. En moyenne, treize par jour. » Tels furent les propos de Mgr Ettore Balestrero, Observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations Unies, lors d’une conférence de l’ONU consacrée au soutien des chrétiens persécutés. 

Au cours de son discours, l’évêque Balestrero a dénoncé que « ceux qui ont été tués à cause de leur foi sont des martyrs au sens étymologique du terme : des témoins de leurs convictions qui incarnent des valeurs qui remettent en question la logique du pouvoir ». 

Il a également expliqué que « du point de vue du droit international, ils sont victimes de violations flagrantes des droits de l’homme. Leurs témoignages ne doivent pas détourner l’attention de la responsabilité fondamentale des États qui auraient dû les protéger. » 

Le Saint-Siège, à propos des chrétiens persécutés : « L’impunité est l’un des problèmes les plus graves. » 

À cet égard, Monseigneur Balestrero a déclaré qu’« un État doit respecter la liberté de religion ou de conviction et s’abstenir d’entraver la capacité des individus ou des groupes à professer leur foi en privé ou en public par le culte, la pratique et l’enseignement ». 

Par ailleurs, l’observateur du Saint-Siège auprès de l’ONU a appelé à la protection des chrétiens persécutés. Il a notamment expliqué que l’État doit « protéger la liberté de religion ou de conviction, ce qui implique d’empêcher les tiers de violer ce droit ». 

Cette protection doit garantir la sécurité des croyants persécutés, avant, pendant et après une attaque. Cependant, l’impunité demeure l’un des problèmes les plus graves dans le contexte mondial de la persécution religieuse. « Un État doit promouvoir la liberté de religion ou de conviction, avant tout parce qu’il s’agit d’un droit humain fondamental », a-t-il déclaré. 

L’Observateur pontifical a exprimé sa profonde préoccupation pour les millions de fidèles victimes de violences physiques, d’asservissement, de détention illégale, d’expropriation, d’esclavage, d’exil forcé et même de meurtre en raison de leurs convictions religieuses.  « Ce fléau », a-t-il précisé, « touche tous les pays ».  

Le danger de la persécution intellectuelle en Occident 

Selon le rapport du Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme de l’OSCE sur les crimes de haine, plus de 760 crimes de haine contre des chrétiens ont été recensés en Europe pour la seule année 2024. 

À cet égard, l’évêque Balestrero a évoqué d’autres formes d’abus, plus subtiles, telles que ce qu’on appelle la « persécution polie ». Cette forme de discrimination consiste en une marginalisation et une exclusion progressives de la vie politique, sociale et professionnelle, même dans des pays traditionnellement chrétiens. 

Elle se manifeste aussi par des restrictions et des limitations plus discrètes, avec des restrictions légales ou administratives sur les droits légalement reconnus de la population majoritairement chrétienne, même dans certaines parties de l’Europe. 

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Rédaction

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