Audience générale, 21 octobre 2026 © Vatican Media

Catéchèse : L’engagement en faveur de la famille dans la société actuelle

Audience générale du 21 octobre : Catéchèse et salutations du Saint-Père

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Le pape commente Gaudium et spes, le texte du concile Vatican II qui souligne la vocation du mariage, la fécondité de l’amour conjugal et le rôle essentiel de la famille dans la société.

 

Résumé

Audience générale, 21 octobre 2026 © Vatican Media Frères et sœurs, avec la Constitution Gaudium et spes le Concile Vatican II  met en lumière la dignité naturelle et la valeur sacrée de la vie conjugale.

Le don réciproque de l’homme et de la femme, qui fait d’eux une seule chair, motive l’exigence de la pleine fidélité et de l’unité indissoluble des époux, trouvant une expression vivante dans la procréation et l’éducation des enfants. A travers le sacrement du mariage, cet amour est soutenu et enrichi par la force rédemptrice du Christ, afin que les époux puissent s’aimer l’un l’autre « comme lui-même a aimé l’Église et s’est livré pour elle». Que la Sainte Famille de Nazareth protège les familles du monde entier.

Salutations

Audience générale, 21 octobre 2026 © Vatican Media Je salue cordialement tous les pèlerins francophones, en particulier ceux venus de France, de Suisse, de la République de Maurice, d’Haïti et du Cameroun. Puissent vos familles être missionnaires et source de paix et d’unité au sein de la société. Que Dieu vous bénisse !

J’adresse mes salutations cordiales aux jeunes, aux malades et aux jeunes mariés. J’exhorte chacun à vivre sa foi avec cohérence afin de rayonner, dans son milieu de vie, le message libérateur de l’Évangile.

À tous, j’accorde ma bénédiction.

 

Catéchèse

Les documents du Concile Vatican II

IV. Constitution Gaudium et spes 

6. L’engagement pour la famille dans la société d’aujourd’hui (GS, 47-52)

 

Chers frères et sœurs, bonjour et bienvenue !

Audience générale, 21 octobre 2026 © Vatican Media La première chose que je voudrais vous dire, c’est merci ! Merci pour le soutien de vos prières. Rendons grâce à Dieu pour sa générosité. Renouvelons tous notre confiance en la bonté et en la miséricorde de Dieu.

La Constitution pastorale Gaudium et spes du concile Vatican II, après avoir présenté dans sa première partie la dignité de la personne et sa vocation dans le monde, examine dans sa deuxième partie, « à la lumière de l’Évangile et de l’expérience humaine », certains des problèmes contemporains les plus urgents (cf. GS, 46). L’attention se porte d’abord sur le mariage et la famille, dans la conviction que « le bien de la personne et de la société humaine et chrétienne est étroitement lié à la bonne situation de la communauté conjugale et familiale » (GS, 47).

À cette fin, le texte ne se contente pas de réaffirmer les valeurs et les finalités du mariage, mais propose une conception renouvelée de celui-ci comme « une communauté profonde de vie et d’amour conjugal » (GS, 48). Tout en intégrant la dimension juridique du mariage en tant que contrat, il reconnaît le fondement de cette union dans le « pacte conjugal », compris comme « l’acte humain par lequel les époux se donnent et se reçoivent mutuellement » (ibid.).

Le don réciproque de l’homme et de la femme, par lequel « ils ne sont plus deux, mais une seule chair » (Mt 19, 6), fonde l’exigence de la « pleine fidélité » et de « l’unité indissoluble » des époux. Ce don trouve une expression vivante dans la procréation et l’éducation des enfants (cf. GS, 48). Reflet de la Trinité divine, l’amour conjugal et parental, à travers le sacrement de mariage, est « soutenu et enrichi par la force rédemptrice du Christ », afin que les époux puissent s’aimer l’un l’autre comme « le Christ lui-même a aimé l’Église et s’est livré pour elle » (ibid.).

Après avoir éclairé la réalité du mariage à la lumière de l’amour du Christ, qui est la vérité de l’amour humain et divin, Gaudium et spes porte son attention sur l’amour conjugal et la fécondité du mariage. Sans se limiter à l’attirance érotique, qu’il intègre néanmoins, l’amour conjugal engage toute la volonté des époux, ravive leurs sentiments intérieurs et s’exprime par des sentiments et des gestes de tendresse (cf. GS, 49). Embrassant le bien de toute la personne de l’homme et de la femme, égaux en dignité, cet amour imprègne toute la vie des époux et trouve son expression dans les actes propres au mariage (cf. ibid.). Tout en signifiant un amour total, de personne à personne, l’intimité particulière des époux favorise leur don réciproque et enrichit leur joie mutuelle (cf. ibid.).

La fécondité de l’amour conjugal s’exprime également dans la procréation des enfants, « le don le plus excellent du mariage » (GS, 50). En transmettant et en éduquant la vie humaine, qui ne doit jamais être rejetée, les époux deviennent « les coopérateurs de l’amour de Dieu Créateur et comme ses interprètes » (ibid.). Appelés à cette responsabilité humaine et chrétienne, ils doivent se laisser guider par un jugement droit concernant leur propre bien et celui de leurs enfants, déjà nés ou à naître. Ce jugement, que les époux doivent en définitive porter eux-mêmes devant Dieu, exige que leur conscience se conforme à la loi divine, interprétée par le magistère de l’Église à la lumière de l’Évangile (cf. ibid.).

La valorisation de la communion amoureuse et de la fécondité procréatrice dans le mariage conduit le Concile à exclure toute « véritable contradiction entre les lois divines qui régissent la transmission de la vie et celles qui favorisent l’authentique amour conjugal » (GS, 51). Il affirme au contraire que, lorsqu’il s’agit d’harmoniser l’amour conjugal et la transmission de la vie, il faut « maintenir, dans un contexte de véritable amour, le sens intégral du don mutuel et de la procréation humaine » (ibid.).

Il en découle, d’une part, que « la vie, une fois conçue, doit être protégée avec le plus grand soin », en évitant « l’avortement et l’infanticide » ; d’autre part, que « les actes propres à la vie conjugale, réglés selon la vraie dignité humaine, doivent être respectés avec une grande estime » (ibid.).

L’enseignement de Gaudium et spes sur la communauté conjugale et familiale met ainsi en évidence la fonction sociale de la famille, définie comme « une école d’humanité plus riche » et « le fondement de la société » (GS, 52). Il rappelle à tous ceux qui exercent des responsabilités sociales, particulièrement dans les domaines politique et culturel, le devoir de « contribuer efficacement à la promotion du mariage et de la famille » (ibid.).

Très chers frères et sœurs, cet engagement est plus urgent que jamais. L’Église en est bien consciente, comme le montre la sollicitude pastorale des papes qui se sont succédé depuis le dernier Concile, jusqu’aux deux Assemblées synodales voulues par le pape François, sur lesquelles sont revenus ces derniers jours les chefs des Églises catholiques orientales et les présidents des conférences épiscopales.

Que la Sainte Famille de Nazareth nous éclaire sur notre chemin et protège les familles du monde entier.

Audience générale Saint PierreRetrouvez toutes les photos de l’Audience générale dans l’album photo

 

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Pape Léon XIV

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