Une exposition inédite de tableaux de Michelangelo Merisi, dit Le Caravage, a débuté le 7 mars au palais Barberini, à Rome. Il s’agit de l’un des événements culturels majeurs de l’Année sainte.

Saint Jean-Baptiste dans le désert © wikipedia.org
24 tableaux provenant du monde entier seront exposés jusqu’au 6 juillet 2025. Certains sont rarement montrés au public et d’autres ont été récemment découverts. Le musée romain, qui avait déjà écoulé plus de 60 000 billets en prévente, prévoit jusqu’à 300 000 entrées d’ici la fin de l’exposition.
Connu pour ses œuvres exceptionnelles qui ont traversé les siècles, Le Caravage (1571-1610) est un génie italien de la technique du clair-obscur. Ses toiles représentent de nombreuses scènes de la Bible ou de la vie de saints, et invitent à la profondeur et à la prière.
Parmi les tableaux exposés au palais Barberini, figurent notamment Saint Jean-Baptiste dans le désert provenant de Kansas City, L’extase de saint François venant de Hartford, Marthe et Marie-Madeleine de Détroit, l’Ecce Homo et sainte Catherine d’Alexandrie venant de Madrid, ainsi que Le Martyre de sainte Ursule, habituellement conservé à Naples.
Une première commande pour Saint-Louis-des-Français
Michelangelo Merisi a passé son enfance à Caravaggio, un village de Lombardie, puis s’est formé à la peinture à Milan. À l’âge de 21 ans, il s’est installé à Rome et son talent s’est révélé au grand jour. Il a tout d’abord travaillé pour le cardinal Francesco Maria del Monte et d’autres mécènes.
Lors du Jubilé de 1600, sous le pontificat de Clément VIII, le peintre a reçu sa première commande publique pour la Chapelle Contarelli de Saint-Louis-des-Français. Il a réalisé trois chefs-d’œuvre pour cette église, bien connus des fidèles catholiques : La Vocation de saint Matthieu, Saint Matthieu et l’ange et Le martyre de saint Matthieu.

Palais Barberin : saint Jean-Baptiste (à gauche) et saint Jérôme © lecurieuxdesarts.fr
Rapidement, Caravage est devenu un artiste incontournable de la capitale italienne, mais sa carrière a été jalonnée de scandales. Son tempérament irritable et violent l’a obligé à quitter Rome et se déplacer à Naples, puis à Malte et en Sicile, et de nouveau à Naples.
Malgré son exil, son génie artistique a continué à s’exprimer. Il a pu réaliser des œuvres d’une intensité saisissante avec un style plus sombre et introspectif.