OGM : Une croissance … au ralenti

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ROME, Vendredi 13 janvier 2006 (ZENIT.org) – « OGM : Une croissance … au ralenti », titre la revue de presse de la Fondation Jérôme Lejeune en citant des statistiques récentes (www.genethique.org).

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Selon les chiffres publiés par l’Isaaa, les surfaces cultivées avec des organismes génétiquement modifiés (OGM) sont en forte croissance dans les pays en voie de développement. Ainsi en 2005, leurs surfaces ont augmenté de 11 %, soit 90 millions d’hectares répartis dans 21 pays. Néanmoins la hausse s’est ralentie en 2005 par rapport à 2004 (où elle était de 20%), 2003 (15 %), 2002 (12 %) et 2001 (19%).

L’Isaaa (International Service for the Acquisition of Agri-biotech Applications) est une fondation américaine soutenue financièrement par des grandes firmes agrochimiques mondiales (Monsanto, Syngenta, DuPont, Novartis, etc.).

Les principales productions concernées sont le soja (60% des superficies totales), le maïs (24%), le coton (11%) et le colza (5%). Il s’agit surtout de variétés résistantes à des herbicides, pour 71 % des surfaces, ou aux insectes, pour 18 %.

D’après l’Isaaa, 8,5 millions d’agriculteurs ont eu recours l’an passé à ces OGM, soit 250 000 de plus qu’en 2004, principalement dans les pays en développement.
En Chine, 6,4 millions de paysans ont ensemencé quelques 3,3 millions d’hectares de coton transgénique Bt, soit une moyenne de 0,5 hectares par exploitation.

En Inde, les surfaces ont quasiment triplé en un an passant de 500 000 à 1,3 million d’hectares cultivés par un million d’agriculteurs. Même scénario en Afrique du Sud.
C’est au Brésil que l’Isaaa enregistre la plus forte hausse en volume avec 9,4 millions d’hectares de soja contre 5 millions en 2004 (+ 88%).

Les Etats-Unis sont les premiers exploitants d’OGM avec 55 % des surfaces transgéniques cultivées, suivis par l’Argentine (19 %) et le Brésil (10 %).
Quatre nouveaux pays, le Portugal, la France, la République tchèque et l’Iran, ont commencé la culture de plantes transgéniques en 2005 sur des superficies de moins de 50 000 ha.

Selon Clive James, principal chercheur de l’Isaaa, l’avenir des OGM dépend de la Chine : « Quand elle les aura acceptés, ce que je crois qu’il arrivera, les OGM se répandront dans toute l’Asie », a-t-il déclaré, mercredi 11 janvier, lors d’une téléconférence de presse.

De son côté, l’Association internationale des Amis de la Terre publie un rapport critique à l’occasion des dix ans de la commercialisation des OGM. « Ces dix années ont montré que la sûreté des OGM ne peut pas être assurée et que ces cultures ne sont ni moins chères ni de meilleure qualité », indique Nnimmo Bassey dans un communiqué. Pour l’association, la croissance des OGM découle en grande partie des « stratégies agressives de l’industrie biotechnologique ».

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ZENIT Staff

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