La lutte contre la pauvreté favorise la cohésion sociale

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XI session de la Conférence de l’ONU sur le commerce et le développement

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ROME, jeudi 24 juin 2004 (ZENIT.org) – La XIe session de la conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement s’est déroulée à Sao Paulo au Brésil du 13 au 18 juin. Le représentant du Saint-Siège, Mgr Silvano Tomasi, C.S., a rappelé l’importance de la lutte contre la pauvreté, qui passe par le renforcement des marchés nationaux et l’investissement dans le développement des ressources humaines.

Le Saint-Siège est membre de l’UNCTAD (Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement) depuis sa fondation, en 1964.

Mgr Tomasi a d’abord souligné qu’aujourd’hui «l’UNCTAD reste un instrument valide pour promouvoir le développement et le dialogue entre les pays développés et les pays en voie de développement».

Il a rappelé que le but de cette XI session était de «souligner l’importance de rechercher la cohérence entre les stratégies de développement nationales et les processus économiques à l’échelle mondiale».

Citant Jean-Paul II il a déclaré que la «mondialisation, a priori, n’est ni bonne ni mauvaise. Elle sera ce que les gens en feront. Aucun système n’est une fin en soi, et il faut insister sur le fait que la mondialisation, comme tout autre système, doit être au service de la personne humaine; elle doit servir la solidarité et le bien commun».

Le représentant du Saint-Siège a expliqué qu’il ne s’agit pas seulement de «trouver un équilibre entre la responsabilité nationale et internationale». Il faut selon lui «ré-orienter l’action commune» des acteurs du développement «vers un même but: un développement largement partagé par tous les éléments de la société et un système d’échange international équitable».

Mgr Tomasi affirme que la priorité doit être celle d'»éradiquer la pauvreté». «Combattre la pauvreté accroît la cohésion sociale et constitue un moyen pour atteindre le développement soutenable», précise-t-il. «Le chemin pour y arriver, explique-t-il, passe par le renforcement des marchés nationaux et surtout, par l’investissement dans le développement des ressources humaines».

Mgr Tomasi souligne l’importance de «la pleine intégration des femmes, en particulier des jeunes femmes, dans le tissu social», et la nécessité de leur donner «l’égalité des droits et de l’accès à l’éducation, la santé et la croissance».

«Le fait de donner du pouvoir aux femmes, explique-t-il, contribue au changement et apporte un résultat immédiat en matière d’efficacité, d’augmentation du revenu, et de l’accroissement de l’investissement dans le capital humain».

«Le développement n’est pas seulement la suppression de la pauvreté, ajoute-t-il, mais aussi un meilleur système de santé et d’éducation, l’intégration dans la société et la pleine jouissance des droits civiques et politiques. Les dimensions économique, sociale, culturelle et politique du développement sont liées de manière indissoluble».

«Tous les acteurs, nationaux et internationaux, publics et privés, peuvent garantir un meilleur succès si dans leur but commun ils englobent un concept de développement qui traite simultanément l’aspect micro-économique de l’assistance à la croissance des personnes individuelles et de la société civile et les politiques de soutien macro-économiques nationales et internationales», estime Mgr Tomasi.

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ZENIT Staff

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