"Nostra Aetate": les 37 ans de la Déclaration conciliaire

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Des horizons nouveaux

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CITE DU VATICAN, Lundi 28 octobre 2002 (ZENIT.org) – Le 28 octobre 1965, il y a 37 ans, le concile approuvait la Déclaration sur les relations de l’Eglise avec les Religions non-chrétiennes, en particulier le Judaïsme. Radio Vatican évoque aujourd’hui cet anniversaire.

Ce document bref mais important, adopté sous le pontificat de Paul VI, ouvrait, souligne Radio Vatican, des « horizons nouveaux de respect et de dialogue dans les relations de l’Eglise et des autres religions ».

« Dans sa tâche de promouvoir l’unité et la charité entre les hommes, et même entre les peuples, (l’Eglise) examine ici d’abord ce que les hommes ont en commun, et qui les pousse à vivre ensemble leur destinée », dit le document dès le premier paragraphe.

Le concile met ensuite en évidence « les valeurs spirituelles, morale et socio-culturelles » qui se trouvent dans les différentes religions comme le Bouddhisme et l’Hindouisme.

Il exprime son estime pour les musulmans qui « adorent le Dieu unique ». La Déclaration ajoute: « Si, au cours des siècles, de nombreuses dissensions et inimitiés se sont manifestées entre les chrétiens et les musulmans, le Concile les exhorte tous à oublier le passé et à s’efforcer sincèrement à la compréhension mutuelle, ainsi qu’à protéger et à promouvoir ensemble, pour tous les hommes, la justice sociale, les valeurs morales, la paix et la liberté ».

Le chapitre sur le Judaïsme rappelle les racines de l’Eglise dans le Peuple de « l’Antique Alliance » et reconnaît les Juifs comme « très chers à Dieu, dont les dons et l’appel sont sans repentance ».

Les termes de cette déclaration ouvraient une nouvelle ère dans le dialogue de l’Eglise et du Judaïsme. Comme le souhaitait le pape Jean XXIII, la déclaration précisait: « Les Juifs ne doivent pas être présentés comme réprouvés par Dieu ni maudits, comme si cela découlait de la Sainte Ecriture ».

« Que tous donc aient soin, dans la catéchèse et la prédication de la Parole de Dieu, de n’enseigner quoi que ce soit qui ne soit conforme à la vérité de l’Evangile et à l’Esprit du Christ ».

« En outre, continue la Déclaration, l’Eglise qui réprouve toutes les persécutions contre tous les hommes, quels qu’ils soient, ne pouvant oublier le patrimoine qu’elle a en commun avec les Juifs, et poussée, non pas par des motifs politiques, mais par la charité religieuse de l’Evangile, déplore les haines, les persécutions, et toutes les manifestations d’anti-sémitisme qui, quels que soient leur époque et leurs auteurs, ont été dirigées contre les Juifs ».

Cet esprit conciliaire, rappelle Radio Vatican, a trouvé des expressions concrètes dans certains gestes de portée historique accomplis par Jean-Paul II, comme la visite à la Grande Synagogue de Rome, le 13 avril 1986. C’est à cette occasion que le pape a appelé les Juifs « nos frères aînés ».

En mars 2000, au cours de son pèlerinage jubilaire en Terre-Sainte, Jean-Paul II s’est rendu au Mémorial Yad VaShem à Jérusalem, pour rendre hommage aux victimes de la Shoah.

Au Mur Occidental, appelé le Mur des Lamentations, et qui est en fait le soubassement de l’esplanade du Temple d’Hérode, le pape a déposé la demande de pardon concernant les Juifs prononcée en la basilique Saint-Pierre quelques jours auparavant, le 12 mars.

Le 19 août 1985, Jean-Paul II a, d’autre part, rencontré des milliers de jeunes Musulmans au stade de Casablanca, au cours de sa visite au Maroc.

Le 6 mai 2001, au cours de son pèlerinage jubilaire sur les pas de Saint Paul en Syrie, Jean-Paul II s’est rendu à la Grande Mosquée de Damas: première visite d’un pape dans une mosquée.

La déclaration conciliaire se conclut par un appel à la « fraternité universelle » et déplore la « discrimination pour ce qui touche la dignité humaine et les droits qui en découlent ».

Elle exhorte les « fidèles du Christ » à « vivre en paix, autant qu’il dépend d’eux, avec tous les hommes de façon à être vraiment les Fils du Père qui est dans les Cieux ».

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ZENIT Staff

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