Œcuménisme: promouvoir les relations entre catholiques et pentecôtistes

Semaine de prière pour l’unité des chrétiens sur la réconciliation

Le pape François reçu par le pasteur Traettino à Caserte (Italie), capture

Le pape François reçu par le pasteur Traettino à Caserte (Italie), capture

« Si l’unité des chrétiens est la volonté du Christ, et que catholiques et pentecôtistes sont les deux groupes chrétiens les plus nombreux au monde, alors la promotion des relations entre catholiques et pentecôtistes se présente comme un des champs privilégiés de travail », estime Mgr Juan Fernando Usma Gomez, chef de service pour la Section occidentale du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens.

Dans les pages de L’Osservatore Romano en italien de ce 27 janvier 2017, au terme de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens, il parle des relations difficiles entre catholiques et pentecôtistes et évangéliques.

« Beaucoup soutiennent que le terrain n’est pas prêt », constate Mgr Juan Fernando Usma Gomez.  Bien des catholiques et bien des pentecôtistes s’ignorent et en souffrent, souvent ils ne sont pas favorables au dialogue … Si l’on utilise des images … de l’Octave pour l’unité 2017, nous pouvons affirmer que les murs de division entre catholiques, pentecôtistes et évangéliques sont souvent faits de « manque d’amour, haine et mépris, fausses accusations, discrimination, persécution, communion brisée, intolérance, abus de pouvoir, éloignement, orgueil et même de guerres de religion ».

Il est important, indique Mgr Juan Fernando Usma Gomez, de « confesser ces comportements » et de « se demander mutuellement pardon » : « C’est une route proposée dans la célébration œcuménique de cette année, souligne-t-il, une route déjà empruntée par le pape François dans sa visite à l’église pentecôtiste de la réconciliation de Caserte. »

L’état des relations et « les caractéristiques spécifiques des catholiques, pentecôtistes et évangéliques, estime-t-il, suggèrent qu’il y a une voie propre à parcourir qui ne coïncide pas nécessairement avec celles empruntées dans la promotion de l’unité avec les orthodoxes, anglicans et protestants ».

Il évoque des initiatives « au niveau international » qui ont tenté d’amorcer « un processus de dépassement des malentendus à travers la connaissance réciproque ». Parmi elles figurent le Dialogue catholique-pentecôtiste (inauguré en 1972), la Consultation internationale avec l’Alliance évangélique mondiale et les Conversations avec les responsables des nouvelles Églises charismatiques.

Le dialogue semble être plus difficile qu’avec les autres églises chrétiennes, constate Mgr Juan Fernando Usma Gomez : « Les partenaires étaient différents, l’état des relations était différent et leur approche théologique, missionnaire et ecclésiale était différente ». Cependant, ce dialogue est « possible et nécessaire »

« Si nous réussissions à dépasser cette première constatation des différences qui demeurent, explique  Mgr Juan Fernando Usma Gomez, et si nous pouvions explorer ensemble nos approches ecclésiales et de spiritualité, nous pourrions non seulement clarifier les malentendus et expliquer les différentes positions, mais nous réussirions même à trouver de nouvelles voies pour grandir dans la communion. »

Le sixième rapport final produit par le Dialogue catholique pentecôtiste et récemment publié prouve ce point de vue, il s’agit du texte intitul : « N’éteignez pas l’Esprit. Les charismes dans la vie et dans la mission de l’Église ».

Après cinq années d’étude et de débats intenses, catholiques et pentecôtistes sont parvenus à une réflexion commune sur trois charismes : la prophétie, la guérison et le discernement des esprits. Le texte fait aussi « le point sur la responsabilité pastorale concernant l’exercice des charismes, une question qui demeure un point de divergence ».

Sur le document, le père Raniero Cantalamessa affirme: « Il s’agit, à mon avis, d’un excellent texte par l’ampleur des références bibliques et l’attention à l’histoire des traditions respectives. Il touche un aspect de la doctrine et de la vie de l’Église où, à la différence d’autres contextes, on note avec satisfaction un accord fondamental et encourageant entre catholiques et pentecôtistes. »

« Il ne reste qu’à inviter à étudier et approfondir ce texte, conclut Mgr Juan Fernando Usma Gomez, pour découvrir ou redécouvrir et « recueillir ce que l’Esprit a semé en eux comme un don y compris pour nous » (Evangelii gaudium, 246), dans l’espérance de pouvoir écouter ensemble les murmures et les gémissements ineffables de l’Esprit (cf. 1 R 19,12 ; Rm 8,26), lui qui nous mènera à l’unité. »

Avec une traduction de Constance Roques

 

 

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