À l’occasion du 4ᵉ dimanche de Carême, Léon XIV s’est rendu à la paroisse du Sacré-Cœur de Jésus à Ponte Mammolo, à Rome, pour une visite pastorale marquée par des rencontres fraternelles avec les enfants et les jeunes, les personnes âgées et les malades, ainsi qu’avec le conseil pastoral paroissial, dans un esprit d’espérance, d’accueil et de communion.
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Paroles du Saint-Père lors de la rencontre avec les enfants et les jeunes sur le terrain de sport
Bon après-midi à tous ! Et bienvenue !
Merci pour cet accueil. Buenas tardes ! Il y a ici une très grande communauté de Péruviens. Bien, bien. Et bien d’autres encore. Bon après-midi. Merci.
Interventions des enfants
Bonjour à tous !
Vous représentez la paroisse qui a pour patron le Sacré-Cœur de Jésus. Le cœur, que représente-t-il ? L’amour, la charité, cette expression si grande de Dieu infini ; et chez Dieu, ce qui est infini, c’est son amour, sa grâce, sa miséricorde. Et c’est une chose qui, dans cette paroisse, d’une manière très particulière, se manifeste à de nombreuses personnes. Et je tiens à vous remercier tous, tous ceux qui font partie de cette paroisse : Caritas, dans son action d’aide aux immigrés ; ceux qui accompagnent les malades ; ceux qui souffrent si souvent parce qu’ils ne trouvent pas de travail, n’ont pas de logement, ne savent pas où aller. Et vous, en tant que paroisse, vous avez créé une communauté qui sait vraiment accueillir. Et pour cela, je vous remercie sincèrement, car c’est un signe d’espoir dans un monde où, bien souvent, la douleur, la souffrance et les difficultés sont trop grandes.
Quelques minutes avant de quitter la maison, j’ai entendu une dame parler ; elle disait qu’il n’y avait plus de signes d’espoir dans le monde ; elle souffrait à cause de la guerre et elle demandait : « Où vais-je aller maintenant ? ». Elle avait tout perdu. Mais nous qui croyons en Jésus-Christ et qui vivons comme des frères et sœurs unis, nous pouvons être ce signe d’espoir même dans un monde où l’on ne trouve plus ces signes. Et pourquoi ? Parce que nous croyons et connaissons Jésus-Christ, son cœur, son amour qui est toujours avec nous. Et vous incarnez cet amour infini.
Merci d’être ici et merci pour ce geste, cette vie d’engagement dans la foi, c’est-à-dire d’engagement pour la foi, pour vivre ainsi l’amour de Dieu.
Je voudrais maintenant adresser un salut tout particulier. Il y a tant de personnes qui nous accompagnent ; elles n’ont pas pu entrer ici, mais depuis les balcons, depuis les toits des maisons… À toutes et à tous, un très grand salut et merci à vous aussi ! Tout le monde est invité, tout le monde est appelé. Et ainsi, nous pouvons nous aussi incarner cette famille qui ne connaît pas de limites, qui veut inviter tout le monde à dire : « Venez tous ! ». Même s’il n’est pas possible d’entrer en raison du nombre de personnes, il y a ici un signe très important, précisément dans ce quartier où tant de fois nous voyons, nous ressentons les difficultés, tant de problèmes : il y a une paroisse vivante, une communauté de foi, une communauté qui dit : « Venez tous », car en Jésus-Christ il y a le salut et nous voulons vivre, recevoir et partager ce grand amour que le Seigneur nous offre.
Merci encore d’être ici. Ce sera un plaisir de célébrer avec vous notre foi, d’écouter la parole de Dieu, de célébrer l’Eucharistie, de rendre grâce au Seigneur.
Poursuivons donc cette belle rencontre, sachant que, lors de ces rencontres, Jésus-Christ se fait proche de nous. Vivons notre foi et ainsi, nous serons tous un signe d’espérance.
Merci.
Bien. Comme tout le monde ne peut pas entrer dans l’église, nous allons également consacrer un moment à la prière ici et donner la bénédiction à vous tous.
Prions ensemble : Notre Père…
Bénédiction.
Meilleurs vœux à vous tous. Et vivons cette rencontre dans la joie, car nous connaissons Jésus qui est ici avec nous. Merci.
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Paroles du Saint-Père lors de la rencontre avec les personnes âgées et les malades
Bonsoir à tous.
C’est un plaisir de vous rencontrer, d’avoir cette occasion de passer l’après-midi ensemble dans la joie d’être fils et filles de Dieu, frères et sœurs tous, afin que, pendant ce temps de Carême, temps de conversion, temps pour nous rapprocher davantage du Seigneur, nous puissions vraiment trouver une maison, une famille, une expérience de communauté, où les portes sont ouvertes et accueillent tout le monde. C’est une beauté qu’il est souvent difficile de trouver dans le monde. Alors, merci d’être venus.
Je sais que certains d’entre vous souffrent, sont malades, ou font face aux difficultés liées à l’âge qui se présentent parfois… et pourtant, vous êtes venus. Et je vous en remercie. C’est aussi une très belle occasion pour moi. Je suis très heureux d’être ici avec vous. Et merci pour cet accueil.
Le cardinal Baldo Reina me disait il y a un instant qu’il y a une centaine de paroisses à Rome où cet accueil est proposé, même après l’école, c’est-à-dire la possibilité pour les familles de migrants de trouver un lieu, un endroit, peut-être en commençant par l’apprentissage de l’italien, mais aussi avec d’autres aides, pour s’intégrer dans la société. Je voudrais souligner la grande valeur de ce geste, car nous savons – et pas seulement en Italie, mais dans de nombreuses régions du monde aujourd’hui – qu’une nouvelle attitude se fait jour, où l’on veut fermer les portes, où l’on veut dire : « Ça suffit ! Qu’il n’y en ait pas d’autres ! ». Et pourtant, nous, en tant que disciples de Jésus-Christ, nous savons que l’Évangile nous appelle à vivre un esprit différent. L’Évangile nous dit que lorsque Jésus se présente et dit : « Je suis un étranger. Vous m’avez accueilli ». Et c’est un geste que nous faisons envers toutes les personnes qui représentent véritablement Jésus-Christ parmi nous.
Je vous remercie donc pour ce très beau service. Je voudrais encourager ceux qui viennent, qui rencontrent certainement des difficultés ; il y a des personnes sans domicile qui, grâce à Dieu, peuvent trouver ici un endroit pour – je ne sais pas – prendre une douche, manger quelque chose, retrouver un peu – disons – de communauté, des personnes qui reçoivent quelque chose. Aujourd’hui, il y a aussi cela, bien souvent : la solitude. Beaucoup de personnes souffrent, se retrouvent seules, ne trouvent personne à qui parler, personne qui puisse les aider, personne qui puisse les accompagner sur le chemin de la vie.
Et alors, une paroisse qui s’appelle Sacré-Cœur, une paroisse qui représente ce cœur de Jésus, est vraiment un lieu béni par Dieu, appelée à être cette maison d’accueil, cette maison de fraternité, de charité, d’amour, où les personnes dans le besoin peuvent vraiment trouver une famille. Une famille qui prie, une famille qui vit la foi, une famille qui vit l’amour authentique dans la charité fraternelle. Merci à vous tous, merci encore d’être ici. C’est vraiment un plaisir de pouvoir vous saluer.
Je voudrais également remercier votre curé ; applaudissons-le chaleureusement pour lui dire : « Merci, Don Francis, pour tout ce que vous faites ». Le curé n’est pas la paroisse, mais sans curé, il y a souvent des difficultés. Nous le remercions donc sincèrement pour tout son service et, à travers lui, tous les curés, tous les prêtres qui servent la communauté à Rome.
