Parution en collaboration avec Zenit

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Les trésors de Vatican II

Comprendre le Concile

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Les éditions Téqui publient, en ce mois de septembre, l’étude du P. Michel Viot au sujet de la juste compréhension du Concile Vatican II. Parue sous forme d’articles dans notre agence entre 2022 et 2026, elle part d’une sélection significative de constitutions et décrets conciliaires, que le père Viot commente à la lumière des évolutions magistérielles des siècles précédents. En tant que témoin de l’époque, il étaye ses réflexions de ses propres observations et dit ce que de nombreux contemporains pensent. Le Père Viot partage avec les lecteurs de Zenit ses motifs et sa perception profonde du signe des temps que le Concile vient éclairer.  

Zenit : Mon père, vous venez de publier un commentaire de circonstance sur le Concile Vatican II. Qu’est-ce qui vous a amené à nous plonger dans sa relecture à la fois méthodique et sélective ? 

P. Michel Viot, © eglise.catholique.fr

P. Michel Viot, © eglise.catholique.fr

P. Michel Viot : D’abord je me replonge souvent dans la lecture de Vatican II, parce que, trop souvent encore, ce concile est invoqué à tort et à travers. Ainsi dans la première paroisse où j’ai été nommé curé, j’ai voulu remettre à l’honneur le chant grégorien, comme le Concile nous y invite dans la constitution sur la sainte liturgie (nº116). On m’objecta tout de suite que l’emploi du latin était inapproprié, puisque les messes se disaient en français. 

J’ai alors dû rappeler le numéro 36 de la constitution Sacrosanctum Concilium : « l’usage de la langue latine, sauf droit particulier, sera conservé dans les rites latins. » Plus loin, au numéro 54, on lit : 

« On pourra donner la place qui convient à la langue du pays dans les messes célébrées avec le concours du peuple, surtout pour les lectures et la « prière commune », et, selon les conditions locales, aussi dans les parties qui reviennent au peuple, conformément à l’article 36 de la présente Constitution. 

On veillera cependant à ce que les fidèles puissent dire ou chanter ensemble, en langue latine, aussi les parties de l’ordinaire de la messe qui leur reviennent. » 

Dans ce contexte, j’ai voulu faire un tiré-à-part de cette Constitution pour le mettre à la disposition des paroissiens, dont certains disaient que « je revenais avant Vatican II ». Alors que cette messe se déroulait une fois par trimestre, ces mêmes paroissiens ne venaient pas ce jour-là. En revanche, d’autres se présentaient, venant de paroisses voisines, curieux de s’instruire en chant grégorien. D’autant plus que nous avions l’aide d’une Schola cantorum. 

Cela se passait en 2005, alors que le Concile s’était terminé en 1965 ! C’est dire que, quand Benoît XVI publia sa lettre apostolique sous forme de motu proprio, Summorum Pontificum (7 juillet 2007), le « groupe stable » qui me demanda asile ne fut pas très bien accueilli par la paroisse, malgré l’enquête diocésaine favorable, et pourtant j’ai pu expliquer à ce groupe, au cours de mes homélies, que Vatican II n’avait en rien trahi le catholicisme. Mais les deux communautés ne se fréquentaient pas beaucoup. Il y eut même quelques affrontements, les animosités venant surtout des « conciliaires ». Dans d’autres villes, on alla jusqu’à s’opposer à l’évêque. C’est dans ce cadre qu’intervint le motu proprio du pape François, Traditionis custodes (16 juillet 2021). 

Je ne veux pas entrer dans la polémique concernant le rapport sur les avis des évêques et la position personnelle du pape François, qu’il exprime dans sa lettre d’accompagnement. Celui-ci estimait que l’utilisation du Missel de 1962 et de celui de 1969 créait deux conceptions d’Église et de la liturgie, amenant à nier tant la validité en même que la légitimité de la réforme liturgique, voulue par le concile, et par extension le Concile lui-même. Il faut aussi ajouter que le pape François a laissé une grande liberté aux évêques pour l’application de son décret. Il a même conseillé publiquement de donner la préférence à la dimension pastorale dans l’application du règlement qu’il édictait : il l’exprima dans les réponses publiques adressées aux archevêques de Lyon et de Paris. 

Lorsque l’agence Zenit me demandait des commentaires des documents du Concile Vatican II, à l’occasion du 60e anniversaire de son ouverture, j’ai entrepris ce travail avec joie, le croyant utile pour l’Eglise. Et quand le 10 mai 2025 j’ai entendu le pape Léon XIV demander aux cardinaux deux jours après son élection que toute l’Église se réapproprie le dernier concile, j’ai redoublé de travail et décidé de faire éditer le livre qui va paraître dans quelques jours.

Z. : Alors que le Concile s’est déroulé il y a plus de 60 ans, quelle est selon vous l’actualité d’une telle étude ? 

P. V. : Ce qui apparaissait déjà en germe dans les années qui ont suivi le concile prend forme aujourd’hui de manière évidente : d’une part, l’excommunication de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X, suite aux sacres illicites de plusieurs évêques, et d’autre part l’éloignement de plus en plus grand du chemin synodal allemand de Vatican II et de la Tradition catholique. Les premiers ont clairement bravé l’autorité du pape en matière d’ecclésiologie, et telle qu’elle est définie dans Vatican II par rapport aux évêques. Les autres vont dans le même sens de désobéissance, en prenant le contrepied des positions de l’Église en matière d’éthique et en s’attaquant au ministère dans sa spécificité masculine : son insistance sur l’ordination de femmes diacres n´est que le prélude à la demande d’ordination de femmes prêtres, qui existe déjà chez certains. 

À ce sujet, je regretterais que l’on fasse servir à l’autel de jeunes filles, de la même manière que les garçons, aux messes que va célébrer le Saint-Père en France. De nombreuses paroisses ont su marquer la différence, ce qui n’implique aucune supériorité d’un sexe sur un autre. La différence des sexes impose des services différents dans l’Église. Vatican II ne revient pas sur cette position traditionnelle. Bien plus, Jean Paul II, dans sa lettre apostolique Ordinatio sacerdotalis du 22 mai 1994, écrivait : « je déclare que l’Église n’a en aucune manière le pouvoir de conférer l’ordination sacerdotale à des femmes et que cette position doit être définitivement tenue par tous les fidèles de l’Eglise. » En affirmant cela, il explique « qu’il exerce son propre office de confirmer ses frères » et il demande que la doctrine soit tenue définitivement. 

À la question qui lui était posée le 28 octobre 1995 par la Congrégation pour la doctrine et de la foi (CDF, à l’époque dirigée par le Cardinal Ratzinger) – « la doctrine, selon laquelle l’Église n’a aucune faculté de conférer l’ordination sacerdotale aux femmes, appartient-elle au dépôt de la foi ? » – la réponse a été oui. Et surtout, la CDF expliquait que cette doctrine avait été infailliblement proposée par le Magistère ordinaire et universel. Elle exigeait donc un assentiment définitif. En 2018, le cardinal Ladaria rappelait que Ordinatio sacerdotalis concerne une vérité appartenant au dépôt de la foi et que la doctrine est à tenir définitivement. Ce texte appartient donc à l’infaillibilité pontificale du Magistère ordinaire et universel, telles que la constitution Lumen gentium le définit au numéro 25. C’est pourquoi il me paraît bon d’apprendre aux enfants dès leur jeune âge qu’un homme et une femme servent Dieu différemment selon la volonté du Christ.

Z. : Quelle méthode et quel paradigme ont guidé votre réflexion ? 

P. V. : La méthode que j’ai suivie est tout simplement celle d’un théologien qui se trouve devant des textes, traitant de liturgie et d’ecclésiologie. Je me réfère ici essentiellement au rôle de l’évêque par rapport à celui du pape défini en 1870. Rien que par ces deux exemples, on voit bien que ce Concile ne peut pas être réduit à un concile pastoral, il est forcément aussi doctrinal et dogmatique ! 

Pastoral ne signifie pas dépourvu d’autorité doctrinale, et cela est un point important. Un concile peut être pastoral dans son intention, tout en enseignant des choses doctrinales. L’adjectif « pastoral » décrit essentiellement la finalité et le mode de présentation. En 1965, les Pères du concile voulaient notamment présenter la foi d’une manière adaptée aux conditions contemporaines, sans procéder à de nouvelles condamnations ou définitions.

Par la suite, Jean Paul II demandait explicitement que l’enseignement de Vatican II soit reçu comme faisant partie du Magistère de l’Église et qu’il soit interprété en continuité avec la Tradition. En 1988, en réponse à monseigneur Marcel Lefebvre, le souverain Pontife reprochait précisément une conception insuffisante de la Tradition et insistait sur la nécessité d’approfondir la continuité de Vatican II avec celle-ci. Donc, même si on peut accorder à la FSSPX que certains passages de Vatican II ne sont pas des définitions infaillibles, il reste la question : avec quelle autorité un catholique peut-il dire si ce Concile œcuménique enseigne ici quelque chose de faux et que l’enseignement est à refuser ? 

Pareillement, Benoît XVI disait qu’il fallait interpréter Vatican II à partir d’une herméneutique de la réforme dans la continuité, et non comme une rupture avec la Tradition. 

Lorsque la FSSPX considère que certaines de ces « nouveautés » ne peuvent pas être conciliées avec le Magistère antérieur sans le déformer, cela est inacceptable. Sa position frôle l’hérésie en ce qui concerne les relations entre la Tradition et l’Écriture, telles que définies au concile de Trente. 

Par exemple, si l’on prend simplement Dignitatis humanae, on ne voit rien de neuf dans ce texte mais la continuité entre la pratique des papes et la Tradition, par l’intermédiaire du pape Léon XIII. En 1598, quand fut promulgué l’Édit de Nantes, l’attitude du pape Clément VIII permet de voir qu’un catholique du XVIe siècle pouvait considérer la tolérance d’une autre confession comme un mal en soi, tout en jugeant qu’il fallait néanmoins la tolérer politiquement, pour éviter un mal plus grand. C’est une distinction classique, entre la vérité religieuse, que l’on continue à tenir pour vrai, et le régime politique que l’on accepte dans certaines circonstances. 

Et Léon XIII formalisera cette position en 1888 dans l’encyclique Libertas praestantissimum du 20 juin 1888. Après avoir confirmé la position de ses prédécesseurs condamnant la liberté religieuse, il tient compte de circonstances exceptionnelles, comme celles du temps de Clément VIII. Ainsi écrit-il : 

« … néanmoins dans son appréciation maternelle, l’Église tient compte du poids accablant de l’infirmité humaine, et elle n’ignore pas le mouvement qui entraîne à notre époque les esprits et les choses. Pour ces motifs, tout en n’accordant de droit qu’à ce qui est vrai et honnête, elle ne s’oppose pas cependant à la tolérance dont la puissance publique croit pouvoir user à l’égard de certaines choses contraires à la vérité et à la justice, en vue d’un mal plus grand à éviter, ou d’un bien plus grand, à obtenir ou à conserver. Dieu lui-même dans sa Providence, quoique infiniment bon et tout puissant, permet néanmoins l’existence de certains maux dans le monde, tantôt pour ne point empêcher des biens plus grands, tantôt pour empêcher de plus grand maux ». 

Je développe tout cela dans le livre pour montrer la continuité de ce qu’ont fait les papes, au moins à partir de Clément VIII jusqu’à Dignitatis humanae, en passant par Léon XIII. Ce pape n’a renié ni Grégoire XVI, ni Pie IX. Il a repris leur doctrine intégralement, comme le montre son encyclique, mais il en a approfondi le texte en tenant compte de la situation de son temps. Ainsi firent les Pères conciliaires de Vatican II, dont le pape Paul VI approuvera les conclusions. C’est le rôle du Magistère pétrinien depuis les origines. Le contester relève de l’hérésie ! 

Z. : Les évolutions postconciliaires ont-elles été un reflet digne et une mise en œuvre fidèle des orientations données ?

P. V. : Vous évoquez les évolutions postconciliaires, ce qui m’oblige à faire une distinction entre celles qui se réclamaient explicitement du Concile, et celles qui se sont produites après le Concile d’une manière générale.

D’abord je voudrais insister sur plusieurs points communs à toutes, « vu de l’extérieur ». À l’époque où j’étais pasteur luthérien à Paris, je restais très proche des paroisses catholiques, à cause des nombreuses réunions œcuméniques qui allaient marquer mon ministère pendant dix ans. Officiellement, les nouvelles lectures et le nouveau missel ont été introduits le premier dimanche de l’Avent de 1969, mais les fidèles avaient déjà été préparés dans beaucoup d’endroits à des transformations dès 1965, en particulier avec l’entrée de la langue française dans la liturgie. Mais la quantité et le rythme de ce changement vers la langue vernaculaire dépendaient beaucoup des paroisses. 

Le journal Le Monde du 3 novembre 1969 signale que Présence et Dialogue, bimensuel d’information catholique, va publier un numéro spécial consacré à la nouvelle liturgie. Et le changement est présenté de la façon suivante : les vieux missels ne seront plus utilisables, de nombreux livres liturgiques français vont apparaître et les manuels paroissiaux devront être refondus. Cela devait se produire à partir du 30 novembre de la même année, premier dimanche de l’Avent. De plus, Le Monde rapportait que le bulletin de l’archevêché de Paris présentait le nouveau rituel, non pas comme un aboutissement définitif, mais comme une sorte de pause dans la liturgie, cette dernière pouvant encore se modifier. On peut alors comprendre que dans certaines paroisses on ait ressenti le changement comme extrêmement brutal. 

Le compte rendu du Monde est assez intéressant : la liturgie doit être moins heurtée, linéaire, progressive et communautaire. Avouons que ces termes sont tout de même un peu vagues et laissent les gens libres à toutes sortes d’interprétations. En même temps eut lieu le changement de mobilier liturgique, avec les autels face au peuple. Une floraison de cantiques d’une grande médiocrité textuelle comme musicale apparut. Beaucoup de prêtres invoquèrent le Concile pour officier sans chasuble, simplement en aube et étole. Peu habitués à prêcher sur des textes bibliques et souvent mal formés en exégèse, les prêtres se servirent souvent des lectures du jour comme prétextes à discours politique, ce dont les pasteurs protestants à la même époque ne se privaient pas non plus !

Étant pasteur de l’église des Billettes, rue des Archives, j’ai même accueilli un groupe de catholiques de diverses paroisses qui m’a demandé l’hospitalité « dominicale », en me prévenant tout de suite qu’ils n’avaient aucune envie de quitter le catholicisme et donc qu’ils ne demandaient pas à communier à l’église, mais simplement pour être accueillis le dimanche matin en un lieu où on lisait la Bible pour la faire comprendre et non se livrer à des discours politiques. Et surtout pour entendre de la musique vraiment religieuse et pour chanter des choses ayant du sens. Et de fait, le répertoire luthérien est très beau. Son grand maître étant, comme je le disais à l’époque « notre Saint-Père, le Bach » ! Puis ce groupe a diminué et disparu, les uns allant chez monseigneur Lefebvre, qui n’était pas excommunié, les autres dans des paroisses catholiques parisiennes qui avaient pour point commun d’avoir su conserver une musique liturgique de qualité, le plus souvent grâce à leurs organistes ou maîtres de chapelle. 

On est allé beaucoup trop loin dans les simplifications liturgiques. A un ami prêtre qui me disait un jour, au sortir d’une messe « vous voyez, Monsieur le Pasteur, nous vous imitons », je lui répondis : « oui, certes, mais dans ce que nous avons de pire ! » Je relève néanmoins un point positif : l’engouement des catholiques pour les études bibliques, Ancien Testament compris. Et cela n’a pas cessé ! 

Dès que je suis devenu prêtre catholique en 2003, j’ai pu poursuivre ce travail avec beaucoup de fidèles en quête d’identité spirituelle. Après l’an deux mille, chacun était conscient de la déchristianisation de la société et du fait que toutes les églises chrétiennes se vidaient. Cela dit, combien de fois ai-je dû mettre les choses au point avec des catholiques qui critiquaient le Concile. Ils en faisaient la cause de tout ce qu’ils avaient à supporter de désagréable dans l’Église catholique. Tout en étant encore dans le protestantisme, je les ai incités à lire certains textes, mais ils se plaignaient du manque d’aide pour comprendre ! 

Z. : En quoi notre agence Zenit vous a-t-elle pu être utile dans l’avancement de votre étude et dans le choix des documents commentés ? 

P. V. : D’une manière générale, et je ne dis pas cela pour vous faire plaisir, votre agence Zenit est très utile pour ceux qui veulent être tenus au courant de l’actualité catholique dans le monde, et de ce qui se passe au Vatican. Vous avez l’immense avantage de communiquer des faits réels, brièvement, sans trop de commentaires. Non pas que je méprise ce dernier genre littéraire, nous y reviendrons avec une de vos dernières questions, mais la presse française nous a habitués à des commentaires tendancieux ou incompétents. Je me réfère à ce que je vous ai dit sur l’évolution de l’information dans notre pays depuis soixante ans.

Zenit sait cependant commenter, mais brièvement et intelligemment. Et surtout nous communiquer des paroles précises du Saint-Père ou de telle ou telle personnalité de l’Église. C’est précieux en un temps où en quelques lignes « assassines » un journaliste déforme par méchanceté ou inculture les propos d’une autorité religieuse. 

La lecture des informations que vous donnez reproduisent « un état des lieux » de l’Église catholique. Zenit met en avant le point de vue romain au travers de discours ou de déplacements du pape. Ils constituent de précieux indicateurs de ce qui se pense et se fait dans l’Église. Cela m’a donné une piste facile suivre pour opérer des choix parmi les textes conciliaires à commenter. Et j’y ai aussi décelé ce sur quoi il fallait insister dans le commentaire.

Z. : Pourquoi offrez-vous un commentaire au lieu de recommander directement la lecture des documents conciliaires ? Pourquoi faut-il lire votre ouvrage ? 

P.V. : Je vous propose une comparaison. Quand on me demande un livre d’exposé de doctrine catholique, je conseille toujours l’achat du Catéchisme de l’Église catholique de 1992 à qui Jean-Paul II a donné une autorité doctrinale. Mais je conseille aussi l’abrégé de Benoît XVI ainsi que, comme le faisait ce pape, le petit Catéchisme de Saint-Pie-X, présenté en questions-réponses. Et l’on peut alors utiliser le CEC de 1992 comme un dictionnaire vers lequel se reporter pour approfondir un sujet. Ce texte est en effet absolument remarquable, mais il vise trop haut pour des gens qui ont perdu le goût de la lecture. 

Le texte du Concile Vatican II est souvent difficile à lire. Quoiqu’ait pu dire Jean XXIII dans son discours d’ouverture, le Concile ne pouvait pas être réduit à un concile pastoral, puisqu’il avait dans son cahier des charges la mission de terminer Vatican I et de situer les évêques par rapport à celui de Rome dont on avait proclamé l’infaillibilité. Travail non pas seulement pastoral mais aussi, et surtout, doctrinal et dogmatique, exégétique et patristique. Vatican II n’est donc pas un concile mineur ou secondaire, c’est un concile œcuménique convoqué et approuvé par le pape, dont l’infaillibilité appartient au Magistère universel ordinaire. 

Avec mon commentaire, je défends la position selon laquelle on ne peut refuser Vatican II comme n’étant que pastoral. Je veux lever cette équivoque et en promouvoir une plus profonde compréhension dans le renouveau de vie ecclésiale qui commence à poindre.

Propos recueillis par la Rédaction

Renseignez-vous sur la publication : Les trésors de Vatican II – Librairie Téqui

 

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Constitution sur la sainte liturgie – Sacrosanctum Concilium

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