À l’occasion de la Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la création, Léon XIV invite à contempler la beauté du monde créé pour retrouver le chemin du Créateur et renouveler notre engagement en faveur de la « maison commune ».
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Chers frères et sœurs,
dans les lectures choisies pour la liturgie d’aujourd’hui, Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la création, deux invitations nous sont adressées à contempler les œuvres du Seigneur, exercice qui n’est certainement pas difficile dans le cadre de ces merveilleux jardins.
Le livre de la Sagesse nous exhorte à contempler la beauté et la puissance de la création afin de pouvoir en apprécier l’Artisan (cf. Sg 13, 1-9). Il serait superficiel de s’arrêter à la contemplation du feu, du vent, de l’eau impétueuse ou des étoiles du ciel sans remonter au Créateur de tant de merveilles.
Le Psaume 18 nous incite à lever les yeux pour contempler les cieux qui racontent la gloire de Dieu et le firmament qui annonce l’œuvre de ses mains. Toute la création nous parle de la grandeur du Créateur, à condition que notre regard et notre cœur soient ouverts à un tel mystère.
Le texte évangélique de Matthieu (cf. Mt 6, 24-34) nous invite lui aussi à la contemplation de la création, en soulignant l’amour particulier du Seigneur pour l’être humain. Admirer avec émerveillement les oiseaux du ciel et les lys des champs, précieux aux yeux du Créateur, nous conduit à comprendre combien l’amour de Dieu pour nous est grand. En effet, si le Seigneur ne manque pas de doter de somptueuse beauté les plantes et les animaux et de pourvoir à leurs besoins, à combien plus forte raison sera-t-il attentif aux besoins de ses fils et filles bien-aimés !
Ce soir, alors que nous répondons à l’invitation à nous arrêter et à réfléchir devant les œuvres de Dieu, nous inaugurons le « Temps de la Création », une période de cinq semaines consacrée à la prière et à l’engagement en faveur de la « maison commune ». En cette Journée, donc, et dans les jours à venir, accordons-nous quelques minutes de pause loin de la frénésie des activités quotidiennes pour savourer la grande harmonie dont nous faisons partie. Mettons en « mode silencieux » tous les bruits des œuvres humaines pour écouter la voix mélodieuse de la création, dans laquelle Dieu, Auteur de toute chose, nous parle.
Cet exercice contemplatif, qui favorise la rencontre avec le Seigneur, constitue un premier pas vers « une authentique conversion écologique, dans laquelle les effets de la rencontre avec Jésus-Christ se manifestent clairement dans notre rapport au monde qui nous entoure » (Message pour la XIe Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la création).
De la contemplation de la création et de la rencontre avec le Créateur naît la conscience de notre place particulière au sein du merveilleux plan de Dieu, ainsi que de notre responsabilité personnelle et collective dans la sauvegarde de l’harmonie originelle. Ainsi, de la prise de conscience de nos manquements et de nos erreurs naît un engagement renouvelé à restaurer les relations entre les créatures selon la volonté de leur Artisan.
C’est pourquoi le Message de la Journée d’aujourd’hui reprend « l’appel prophétique à “forger les épées en socs” (cf. Is2, 4), […] à transformer ce qui est mauvais en vie ».
Il n’est pas encore trop tard, et le Temps de la Création nous appelle à une profonde conversion : « Ce qui a servi à la destruction peut être réorienté vers la vie, pour prendre soin des pauvres, nourrir ceux qui ont faim et préserver la création » (Message pour la XIe Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la création).
Le temps que nous inaugurons aujourd’hui s’achèvera le 4 octobre prochain, jour où nous célébrerons le huitième centenaire du départ de saint François d’Assise. C’est en lui que le pape François s’est particulièrement inspiré pour rédiger sa lettre encyclique Laudato si’ et pour donner vie à ce Bourg qui nous accueille.
Unissons-nous donc spirituellement au « Poverello » d’Assise en faisant nôtre son Cantique de louange :
« Loué sois-tu, mon Seigneur, avec toutes tes créatures,
en particulier frère Soleil, […].
Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur Lune et les étoiles […].
Loué sois-tu, mon Seigneur, pour frère Vent […].
Louée sois-tu, mon Seigneur, pour sœur Eau […].
Loué sois-tu, mon Seigneur, pour frère Feu […].
Loué sois-tu, mon Seigneur, pour notre sœur et mère la Terre,
qui nous nourrit et nous gouverne ».
Avec saint François, nous voulons renouveler notre engagement à vivre et à promouvoir cette fraternité universelle qui est indissociable de la mission de sauvegarde de la création.
Traduction réalisée par ZENIT







