Mur de livres @ kerttu from Pixabay

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De belles histoires à lire, le top 5 du pape François

Et un discernement à opérer sans cesse

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Sur facebook certains se lancent des défis de poster, sans commenter, tant de couverture de livres aimés. Eh bien le pape propose en quelque sorte 5 couvertures de livre, une liste de belles « histoires constructives », dans son message pour la Journée mondiale des communications sociales, célébrée demain 24 mai 2020, et publié le 24 janvier 2020: 5 auteurs, une femme, trois saints, deux auteurs laïcs – un catholique, un orthodoxe -, de cinq nations – Algérie, Espagne, France, Italie, Russie -.

Il s’agit des Confessions de saint Augustin d’Hippone (aujourd’hui en Algérie), père de l’Eglise;

du Récit du Pèlerin de saint Ignace de Loyola, fondateur des jésuites;

de l’Histoire d’une âme (« Manuscrits autobiographiques ») de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, carmélite et docteur de l’Eglise, chère au pape François (cf. François et Thérèse);

du livre du poète italien Alessandro Manzoni Les Fiancés, étudié en classe par tous les élèves italiens et déjà cités par le pape;

et du roman russe de Fiodor Dostoïevski les Frères Karamazov.

Le pape y admire le jeu des libertés: il les cite parmi « d’innombrables autres récits, qui ont admirablement mis en scène la rencontre entre la liberté de Dieu et celle de l’homme ».

Dans un tweet condensant son message, le pape François invite à « respirer la vérité » d’histoires « constructives »:  « Cette année, je souhaite consacrer le Message pour la JMCS au thème de la narration. Pour ne pas nous perdre, nous devons respirer la vérité des histoires positives, constructives, qui nous aident à trouver nos racines et la force d’avancer ensemble. »

Mais surtout, le message du pape François s’appuie sur les récits bibliques et sur l’Evangile: une invitation à y (re)lire aussi ces belles « histoires constructives » qui ont façonné le coeur d’Israël et deux mille ans de christianisme. Et à s’inspirer de ce mode de communication « narratif » pour la communication aujourd’hui: « tisser des récits ».

Le pape invite en même temps à opérer sans cesse un discernement, car, écrit-il,  tous les récits ne sont pas bons »: « À une époque où la falsification devient de plus en plus sophistiquée, atteignant des niveaux exponentiels (le deepfake), nous avons besoin de sagesse pour accueillir et créer de beaux, de vrais et de bons récits.»

Plus encore, lorsque le récit est tragique, un espace pourra être ouvert sur l’irruption du beau et du bien: « Même lorsque nous racontons le mal, nous pouvons apprendre à laisser de l’espace à la rédemption, nous pouvons aussi reconnaître, au milieu du mal, le dynamisme du bien et lui faire de la place. »

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Anita Bourdin

Journaliste accréditée au Vatican depuis 1995. A lancé Zenit en français en janvier 1999. Correspondante à Rome de Radio Espérance. Formation: journalisme (Bruxelles), théologie biblique (Rome), lettres classiques (Paris).

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