Sainte-Marthe 14/09/2017 © L'Osservatore Romano

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Sainte-Marthe : “Renonces-tu à Jésus-Christ ?”, la force d'un jeune martyr

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Les trois formes de pauvreté du disciple

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“Pour la dernière fois : renonces-tu à Jésus-Christ ?” A la messe de ce 18 octobre 2018 à Sainte-Marthe, le pape François a évoqué l’histoire d’un jeune chrétien récemment tué pour sa foi.
Dans son homélie rapportée par Vatican News, le pape a médité sur les «trois étapes» de la pauvreté demandée par Jésus aux disciples : être détaché des richesses est «la condition pour commencer». Il faut pour cela avoir «un cœur pauvre».
«Si dans le travail apostolique il faut des structures ou des organisations qui semblent être un signe de richesse, utilisez-les bien,a recommandé le pape, mais avec détachement… Si tu veux suivre le Seigneur, choisis la voie de la pauvreté, et si tu as des richesses parce que le Seigneur te les a données, (use-les) pour  servir les autres, avec le cœur détaché. Le disciple ne doit pas avoir peur de la pauvreté, ou contraire : il doit être pauvre.»
La deuxième forme de pauvreté est de «recevoir humblement les persécutions, de tolérer les persécutions», les persécutions «de la calomnie, des rumeurs», les «jalousies», les «petites persécutions dans le quartier, en paroisse».
Le pape a parlé aussi des persécutions physiques : «Hier, dans la Salle du Synode, un évêque de l’un de ces pays où il y a des persécutions, a raconté qu’un jeune catholique avait été pris par un groupe de jeunes qui haïssaient l’Eglise, des fondamentalistes : il a été battu puis jeté dans une citerne et ils lui lançaient de la boue et à la fin, quand la boue lui est arrivée au cou : “Pour la dernière fois : renonces-tu à Jésus-Christ ?” – “Non !”. Ils ont jeté une pierre et l’ont tué. Nous l’avons tous entendu. Et cela ne date pas des premiers siècles : c’est arrivé il y a deux mois ! C’est un exemple. Mais combien de chrétiens souffrent aujourd’hui de persécutions physiques : “Oh, il a blasphémé ! Au gibet !”.»
Ainsi finit le plus grand homme de l’Histoire
Troisième forme de pauvreté relevée par le pape : la solitude, l’abandon et surtout «la solitude de la fin», vécue par saint Paul dans la première lecture (2 Tm 4, 10-17b) : «Tous m’ont abandonné». Et vécue par Jésus sur la croix : «Père, Père, pourquoi m’as-tu abandonné ?»
«Je pense au plus grand homme de l’humanité, a ajouté le pape, et cette qualification vient de la bouche de Jésus : Jean-Baptiste…. grand prédicateur, les gens allaient se faire baptiser par lui. Comment a-t-il fini ? Seul ; en prison… seul, oublié, égorgé par la faiblesse d’un roi, la haine d’une adultère et le caprice d’une jeune fille : ainsi finit le plus grand homme de l’Histoire.»
«Et sans aller si loin, a déploré le pape, si souvent dans les maisons de repos, il y a des prêtres et des religieuses qui ont dépensé leur vie dans la prédication, ils se sentent seuls, seuls avec le Seigneur : personne ne s’en souvient.»

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Anne Kurian-Montabone

Baccalauréat canonique de théologie. Pigiste pour divers journaux de la presse chrétienne et auteur de cinq romans (éd. Quasar et Salvator). Journaliste à Zenit depuis octobre 2011.

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