Arrivée à la nonciature de Lima @ Vatican Media

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L'arrivée du pape François au Pérou, et ses rendez-vous

« Merci de tout coeur d’être venus jusqu’ici »

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Ce jeudi 18 janvier 2018, le pape François s’est envolé d’Iquique (Chili) pour le Pérou (cf. le site officiel « El Papa en Perù« ), où il est arrivé, à l’aéroport de Lima, à 16h32 (22h32 à Rome). Il était au Chili depuis lundi soir, 15 janvier. Le thème de sa visite au Pérou est : « Unis dans l’espérance ». Contrairement au Chili où le pape a séjourné un an en 1960 pour son « juniorat » dans la Compagnie de Jésus, il n’a pas encore séjourné au Pérou.
L’avion du pape (Compagnie chilienne Latam) est arrivé à l’aéroport « Jorge Chávez » de Lima, c pour la seconde partie de son 22e voyage international. Le pape a été accueilli à sa descente d’avion par le président Pedro Pablo Kuczynski et son épouse, Mme Nancy Lange, en présence du nonce apostolique à Lima, Mgr Nicola Girasoli et d’une délégation des évêques du pays conduite par le cardinal Juan Luis Cipriani Thorne, archevêque de Lima.
Premier bain de foule
Le pape et le président ont fait la causette et plaisanté, avant les honneurs militaires et les hymnes nationaux. La délégation du pape a été présentée au président puis celle du président au pape qui est ensuite monté en voiture fermée noire – une FIAT 500L – pour une première partie de trajet, sous le signe d’un petit débordement du service d’ordre par la foule: la voiture a failli être bloquée par l’enthousiasme des Péruviens. Le service d’ordre roulera désormais portières ouvertes, sur le qui-vive. La seconde partie du chemin a été faite en « papamobile » blanche (une Chrysler), le cardinal Cipriani Thorne accompagnant le pape jusqu’à la nonciature. Beaucoup de ballons jaunes et blancs lâchés pour fêter le passage du pape et une foule de plus en plus dense.
Et des jeunes qui scandaient : « Esa es la juventud del Papa! »: « Voici les jeunes du Pape! » A la nonciature, le pape a pris un premier bain de foule, avant de saisir le micro, montant les quelques marches du perron de la résidence, derrière la grille: « Merci de tout coeur d’être venus jusqu’ici, à tous et à ceux que vous avez dans le coeur je vais donner la bénédiction. Nous allons d’abord prier la Vierge Marie. » Et le pape a prié un Ave Maria avec la foule: « Dios te salve Maria… » Après la bénédiction, le pape a de nouveau remercié la foule enthousiaste et il a ajouté avant de franchir le portail de bois de la nonciature, en faisant un grand signe de la main: « Et priez pour moi, n’oubliez pas! Merci beaucoup! »
Il était environ 18h15 (minuit et quart à Rome). Les jeunes continuaient de danser, les jeunes filles en robes blanches et vestes et pantalons blancs pour les garçons, tous avec une haute ceinture rouge, un foulard blanc à la  main. Ils semblaient ne pas vouloir finir la fête de si tôt.
Vendredi, l’Amazonie
Dès demain matin, vendredi 19 janvier, le pape s’envolera à 8h30 pour la ville de Puerto Maldonado où il rencontrera les peuples de l’Amazonie: une pierre d’attente sur le chemin du synode de 2019 sur l’Amazonie.
Il déjeunera avec des représentants de ces populations et repartira pour arriver à Lima à 16h10, et ce n’est qu’alors qu’aura lieu la rencontre avec les autorités du pays, puis le pape rendra une visite de courtoisie au président Pedro Pablo Kuczynski, de deux ans son cadet (79 ans). Il rencontrera ensuite les membres de la Compagnie de Jésus, en privé.
Le pape devrait se recueillir sur la tombe du jésuite Francisco del Castillo, en l’église San Pedro où il sera accueilli par le curé, le p.Enrique Rodríguez. Né en 1615, Francisco del Castillo est mort en odeur de sainteté le 11 avril 1673. Il est connu pour avoir apporté l’Evangile aux esclaves d’origine africaine: il prêchait chaque dimanche au marché du Baratillo del Rímac. Il est considéré comme « vénérable » et sa tombe aurait été le lieu de nombreux miracles.
La Virgen de la Puerta
Samedi, 20 janvier 2018,  le pape se rendra dans la ville de Trujillo et il célébrera la messe sur l’esplanade côtière de Huanchaco. Il visitera le quartier qui porte le nom de la capitale argentine, « Buenos Aires », avant de visiter la cathédrale et de rencontrer le clergé et les consacrés. Il présidera ensuite une célébration mariale au sanctuaire de la Virgen de la Puerta dont des Péruviens de France lui ont offert une représentation la semaine passée, avant son voyage.
Dimanche, 21 janvier, le pape priera la liturgie du « milieu du jour » avec des religieuses contemplative au fameux Sanctuaire du « Señor de los Milagros » et il ira se recueillir devant les reliques des saints péruviens dans la Cathédrale de Lima, avant de rencontrer les évêques et de prier l’angélus avec la foule sur la Place d’Armes à midi.
Puis le pape François présidera la messe, à 16h15 sur la base aérienne de Las Palmas. Il doit ensuite repartir à l’aéroport de Lima pour s’envoler pour Rome-Ciampino, à 18h30. Il est attendu à Rome lundi 22 janvier à 14h15.
Le Pérou compte plus de 31, 8 millions d’habitants, presque 10 millions à Lima, et pas moins de 11 villes dépassent un million d’habitants, dont Arequipa (1,3) où le pape se rendra.
Mais Puerto Maldonado, où le pape se rendra également, dans la zone amazonienne, dans le sud-est du pays, compte un peu moins de 100 000 habitants: c’est la capitale du département de la Madre de Dios, fondée au départ pour la collecte du latex de l’hévéa.
Une réalité difficile
La réalité quotidienne est dure pour de nombreux Péruviens, et notamment pour les Amérindiens. Ceux-ci vivent le plus souvent dans la misère, et lorsqu’ils ont du travail, les conditions d’existence limitent leur espérance de vie par rapport au reste de la population. Le taux de pauvreté était de 25,8 % en 2012, mais il est en baisse depuis une décennie.
Cependant, les bidonvilles de Lima grossissent. Les dirigeants veulent miser sur le développement et les investissements étrangers dans les domaines énergétique et minier qui auraient dû fournir des millions d’emplois, encore hypothétiques. Le pays cherche à privatiser ses importantes ressources naturelles .
La très forte croissance économique des dernières années (6 % par an en moyenne) dépend  des exportations énergétiques (74 % des exportations proviennent des mines et des hydrocarbures), mais en même temps les écarts se creusent entre les plus riches et les plus pauvres.

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Anita Bourdin

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