Rencontre avec les familles des victimes de Dacca © L'Osservatore Romano

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Attentat de Dacca: "vous n'êtes pas restés dans la colère", hommage du pape

La réaction de familles italiennes au terrorisme

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« Vous n’êtes pas restés dans la colère,… vous avez emprunté, malgré la douleur intérieure, le chemin de l’amour… C’est cela semer la paix ». Le pape François a rendu hommage en ces termes aux familles de victimes italiennes de l’attaque perpétrée à Dacca (Bangladesh) dans la nuit du 1er au 2 juillet 2016.

Près de huit mois plus tard, le 22 février 2017, le pape a rencontré 33 membres des familles de six victimes : Marco Tondat, Christian Rossi, Maria Riboli, Vincenzo D’Allestro, Claudio Cappelli et Simona Monti. Au total, 24 otages ont été tués dans l’attaque, revendiquée par daesh, qui a eu lieu dans le restaurant Holey Artisan Bakery de la capitale. Parmi eux figurent neuf Italiens. Les cinq assaillants ont été tués. L’attaque a aussi fait une cinquantaine de blessés.

Le pape a reçu les familles italiennes dans une salle attenante à la salle Paul VI au Vatican, juste avant l’audience générale du mercredi, a rapporté L’Osservatore Romano. « Vous n’êtes pas restés dans la colère, dans l’amertume et dans le désir de vengeance, leur a-t-il dit, mais vous avez emprunté, malgré la douleur intérieure, le chemin de l’amour pour construire et aider le peuple du Bangladesh, surtout les jeunes afin qu’ils puissent étudier ».

« C’est cela semer la paix et je vous remercie, pour moi c’est un exemple », a ajouté le pape. « Il est facile de prendre le chemin qui conduit de l’amour à la haine, a-t-il encore souligné, alors qu’il est difficile de faire le contraire : d’aller de l’amertume et de la haine à l’amour ».

En signe d’engagement pour la paix, la délégation a remis au pape neuf plants d’oliviers avec les noms des victimes inscrits sur des images de colombes.

Le groupe était accompagné par Mgr Valentino Di Cerbo, évêque d’Alife-Caiazzo. L’évêque a présenté au pape les victimes, qui étaient au Bangladesh « pour soutenir les plus pauvres en collaborant avec la communauté catholique locale ».

Après la tragédie, les familles ont continué à promouvoir des projets solidaires : à travers l’Aide à l’Eglise en détresse, la famille de Simona Monti — une jeune femme qui attendait un enfant au moment du drame — a ainsi contribué au financement d’une église à Harintana. D’autres associations sont nées pour fournir des bourses d’étude à des jeunes bangladais.

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Anne Kurian

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