« Il existe un avenir pour les habitants de Gaza » © Aide à l'Église en Détresse

« Il existe un avenir pour les habitants de Gaza » © Aide à l'Église en Détresse

L’espérance à Gaza : une école catholique rouvre ses portes après trois ans

L’école de la Sainte-Famille devient le seul établissement catholique ouvert du territoire

Share this Entry

 

Belle nouvelle en Terre sainte. Ce mardi 15 septembre 2026, après trois ans de conflit et un territoire dévasté, l’école catholique de la Sainte-Famille de la ville de Gaza a rouvert ses portes aux enseignants et aux élèves.

Si l’établissement était jusqu’à présent fermé, il a pu servir d’abri à plus de 450 personnes pendant les bombardements. Aujourd’hui, ce retour « à la normale » est source d’espérance pour ce peuple traumatisé par la guerre, qui a fait près de 74 000 morts dans la bande de Gaza depuis octobre 2023.

Un cours de classe dans l'enceinte de la paroisse de la Sainte-Famille à Gaza © P. Gabriel Romanelli

Classe dans l’enceinte de la paroisse de la Sainte-Famille à Gaza © P. Gabriel Romanelli

Avant le conflit, cinq écoles chrétiennes étaient en activité à Gaza : trois catholiques, une orthodoxe et une évangélique. Aujourd’hui, grâce au retour de nombreux déplacés chez eux, environ 1 000 élèves retrouvent le chemin de la classe malgré la grande pénurie des fournitures scolaires. Pour la première fois, tous les élèves chrétiens sont réunis dans un même établissement, qui accueille également une majorité de musulmans.

Selon le curé de la paroisse de la Sainte-Famille, attenante à l’école, cette réouverture est « comme une lumière dans les ténèbres pour la communauté locale qui a tant souffert ». Le P. Romanelli exerce son ministère à Gaza depuis 2019. Il explique qu’il a fallu travailler dur pour rouvrir l’école et garantir un environnement sûr pour les enfants, car « il n’y a pratiquement aucun endroit à Gaza qui n’ait été détruit ; la destruction est partout ».

« Il est aussi important que l’école rouvre pour les enseignants », continue-t-il, « beaucoup sont profondément traumatisés, au point qu’ils semblent parfois ne plus être les mêmes personnes qu’avant le début de la guerre. » Le prêtre explique ainsi qu’un programme scolaire « d’accompagnement psychosocial » destiné aux adultes et aux enfants est mis en place, car les traumatismes sont trop profonds.

Enfin, l’école représente bien davantage qu’un établissement scolaire. Pour le curé de la Sainte-Famille, « elle compte énormément pour les habitants. Lorsqu’ils voient ces 1 000 élèves arriver en uniforme, cela leur montre qu’il existe un avenir. »

 

Share this Entry

Anne van Merris

Anne van Merris, journaliste française, a suivi une formation à l'Institut européen de journalisme Robert Schuman, à Bruxelles. Elle a été responsable de la communication au service de l'Église catholique et responsable commerciale dans le secteur privé. Elle est mariée et mère de quatre enfants.

FAIRE UN DON

Si cet article vous a plu, vous pouvez soutenir ZENIT grâce à un don ponctuel