Méditation sur le tableau de François Boucher (1750), commandé par la marquise de Pompadour… Avec des versets de l’évangile selon saint Jean.
Une scène est demeurée célèbre dans l’œuvre de Dostoïevski : au milieu de son roman Crime et châtiment, deux personnages vraiment particuliers se mettent à lire l’Évangile de Jean1. Il s’agit de Sonia, la jeune fille devenue prostituée malgré elle, et de Raskolnikov, le meurtrier dont l’auteur analyse les états d’âme. Ils ouvrent ensemble l’Évangile pour lire l’épisode de la Résurrection de Lazare (Jn 11)… Quelle lumière dans des ténèbres si épaisses ! Dostoïevski nous transmet sa conviction : ce ne sont pas les âmes bien portantes qui sont touchées par le message de Jésus, mais au contraire celles qui sont tellement enfouies dans les ténèbres qu’elles aspirent de tout leur être à la lumière. Tout simplement pour survivre.
Un peintre bien frivole pour une œuvre religieuse

Le tableau2 qui nous intéresse aujourd’hui transmet immédiatement un sens religieux profond : nous nous sentons irradiés de la lumière qui provient de l’Enfant Jésus, et les personnages qui l’entourent nous entraînent dans leur émerveillement pour tant de tendresse et de simplicité. Pourtant, les deux personnes qui sont à l’origine de cette toile ne sont pas vraiment religieuses, et leurs vies personnelles ne se calquent pas sur l’idéal chrétien. Ils ressemblent un peu à Sonia et Raskolnikov, et lisent ensemble l’Évangile… Ils s’appellent François Boucher et Madame de Pompadour.
C’est en 1750 que Boucher présente cette toile au Salon, et remporte un certain succès puisqu’il obtient un logement au Louvre et deviendra bientôt premier peintre du roi.
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