Depuis Rome, église Saint-Louis-des-Français
Le Jubilé ordinaire de 2025 s’est achevé mardi dernier par la fermeture de la Porte sainte de la basilique Saint-Pierre. Si les fidèles vont continuer d’affluer en grand nombre vers la Ville éternelle, les habitants de la capitale italienne et les lieux de culte vont cependant retrouver une vie un peu plus calme.

Le P. Jean-Christophe Meyer, recteur © Anne van Merris
À Saint-Louis-des-Français, la communauté paroissiale francophone a assisté ce dimanche 11 janvier à la première célébration « ordinaire » depuis la fin de l’Année sainte. En ce jour de la fête du baptême du Seigneur, les fidèles se sont retrouvés dans l’église en nombre plus restreint : cela n’était pas arrivé depuis plus d’un an. La messe a été présidée par l’archevêque d’Avignon, Mgr François Fonlupt, de passage à Rome.
Le P. Jean-Christophe Meyer, recteur de Saint-Louis-des-français depuis septembre dernier, a ensuite invité l’assemblée à se retrouver dans le cloître. « Nous avons besoin de mieux nous connaître et de nous souder un peu plus » » a-t-il confié à l’issue de la messe.
« Quand on est à l’étranger, il y a un vrai désir de retrouver d’autres français, d’avoir des moments où on est entre francophones pour célébrer la liturgie ensemble. Je vois combien les personnes arrivant à Rome sont désireuses de s’investir dans la vie de l’Église. Je pense qu’il y a vraiment quelque chose aussi à porter, à soutenir, pour leur donner de vivre ce moment à l’étranger comme un moment spirituel fort. »
« Se retrouver et reconstruire des liens »
Pour lui, ces derniers mois jubilaires ont été extrêmement denses, avec beaucoup de passage. La communauté francophone de Saint-Louis-des-français a dû développer tout au long de l’année un service encore plus important pour l’accueil des pèlerins. Mais malgré cela, l’église manquait quotidiennement de place pour accueillir tout le monde lors des célébrations.

Mgr Fonlupt a présidé la messe du Baptême du Seigneur © Anne van Merris
« La communauté française pouvait parfois ne plus vraiment se sentir chez elle, tellement il y avait de monde. Autant elle a rendu un vrai service d’accueil, autant elle éprouve désormais le besoin de se retrouver et de reconstruire un peu des liens » a ajouté le P. Meyer, qui souhaite que ce lieu soit vraiment un lieu d’accueil de tous les francophones et même plus largement.
Enfin, le recteur a expliqué que « Saint-Louis-des-Français est un lieu situé entre une paroisse et un sanctuaire. Il y a à la fois une dimension de vraie paroisse et, en même temps, on accueille tous les jours des personnes nouvelles. Le rôle du recteur, c’est justement de faire en sorte que la communauté habituelle se retrouve et puisse se ressourcer, mais qu’en même temps nous soyons toujours accueillants pour ceux qui passent. »
