La conférence épiscopale allemande à Rome, novembre 2025 © Vatican media

La conférence épiscopale allemande à Rome, novembre 2025 © Vatican media

Le défi majeur du prochain président des évêques allemands

Dialogue et fidélité au Magistère de l’Église

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Mgr Georg Bätzing, président de la Conférence épiscopale allemande (DBK) depuis 6 ans, a annoncé ce 19 janvier qu’il ne se représentera pas pour un second mandat à la tête des évêques allemands. L’élection d’un nouveau président aura lieu lors de la prochaine Assemblée plénière, qui se tiendra du 23 au 26 février 2026.

Mgr Georg Bätzing quitte bientôt sa fonction de président de la DBK © bistumlimburg.de

Mgr Georg Bätzing quitte bientôt sa fonction de président de la DBK © bistumlimburg.de

Actuellement évêque de Limbourg, Mgr Bätzing est une figure assez controversée au sein de son épiscopat. Depuis 2019, il a présidé le processus synodal de l’Église allemande, notamment les différentes assemblées et la phase de structuration.

Mais à l’image de ses prises de positions, le processus synodal allemand est source de divisions en interne et de tensions avec Rome, notamment sur des questions doctrinales et pastorales, comme la morale sexuelle, l’ordination des femmes ou le célibat des prêtres. Depuis le début, le Vatican se montre prudent a affirme son désaccord avec certains projets qui s’écartent du Magistère de l’Église catholique, et menacent ainsi l’unité ecclésiale.

En 2024, le pape François a demandé aux évêques allemands de ne pas procéder à un vote sur la création d’une « conférence synodale », visant à préparer un organe de décision permanent en Allemagne. Le pape estimait alors que les statuts présentés n’étaient pas conformes à la doctrine de l’Église, et qu’il fallait les retravailler avec la Curie romaine. Ce qui a abouti, en novembre 2025, à l’approbation d’un nouveau projet de statuts pour cette Conférence synodale permanente.

Tendre vers l’évangélisation et discerner ensemble

Ce 27 janvier 2026, le cardinal Rainer Maria Woelki, archevêque de Cologne, a déclaré arrêter définitivement le chemin synodal allemand, devenant ainsi le quatrième évêque à se retirer du processus. Il souhaite également une clarification théologique du projet de la Conférence synodale, même s’il est convaincu « que tous ceux qui y sont impliqués – y compris ceux de la Voie synodale – veulent en fin de compte ce qu’il y a de mieux pour l’Église. Cependant, la voie à suivre pour y parvenir est perçue différemment ».

« À partir d’un certain moment, le chemin synodal en Allemagne s’est principalement concentré sur la mise en œuvre de certaines positions politico-ecclésiastiques » a-t-il expliqué. Selon lui, une synodalité sans évangélisation est « tout simplement inconcevable », et le discernement collégial est essentiel.

Pour la suite, nul doute que le prochain président de la Conférence épiscopale allemande aura une tâche exigeante pour faire grandir son Église dans le dialogue et dans la fidélité au Magistère. Ce mercredi 28 janvier 2026, le pape Léon XIV redisait encore l’importance « de garder dans son intégrité le dépôt de la Parole de Dieu », rappelant « qu’Écriture Sainte et Tradition » sont étroitement mêlées et essentielles dans la vie de l’Église.

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Anne van Merris

Anne van Merris, periodista francesa, se formó en el Instituto Europeo de Periodismo Robert Schuman, en Bruselas. Ha sido responsable de comunicación en el servicio de la Iglesia católica y responsable comercial en el sector privado. Está casada y es madre de cuatro hijos.

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