Le Saint-Père s'est rendu en Papouasie Nouvelle-Guinée du 7 au 9 septembre 2024 © vatican media

Le Saint-Père s'est rendu en Papouasie Nouvelle-Guinée du 7 au 9 septembre 2024 © vatican media

2e étape du voyage du pape, la Papouasie-Nouvelle-Guinée

Une étape de trois jours à Port Moresby et à Vanimo

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Le pape François continue son voyage apostolique. Il termine, ce lundi 9 septembre 2024, son séjour en Papouasie-Nouvelle-Guinée, deuxième étape de son périple à la rencontre des peuples d’Asie et d’Océanie.

La Papouasie-Nouvelle-Guinée est un pays majoritairement chrétien, touché notamment par la pauvreté et les violences tribales. L’archipel est composé d’une centaine d’îles : on y parle plus de 800 langues, correspondant à autant de groupes ethniques.

Proximité avec les « périphéries du pays »
L'Église de Vanimo au nord-ouest de l'archipel est jeune et missionnaire © vatican.va

L’Église de Vanimo au nord-ouest de l’archipel est jeune et missionnaire © vatican.va

Vendredi soir, le pape a atterri à Port Moresby, la capitale du pays. Dès le lendemain matin, il a rendu visite au gouverneur général, puis a rencontré les autorités, la société civile et le corps diplomatique. Dans son discours, il a souhaité que rivalités tribales cessent, et que le Royaume de Dieu « soit pleinement accueilli sur cette terre, afin que tous les peuples de Papouasie-Nouvelle-Guinée, avec la variété de leurs traditions, puissent vivre ensemble en harmonie et donner au monde un signe de fraternité ».

Samedi après-midi, il a visité les enfants de l’école secondaire technique Caritas de Port Moresby, et les a invités à toujours garder « la lumière de l’amour allumée ».

Puis, il s’est rendu au sanctuaire salésien de Marie Auxiliatrice, où il a rencontré le clergé, les consacré(e)s et les catéchistes. Il leur a demandé de se tourner spécialement vers les « périphéries de ce pays », d’aller vers les zones plus abandonnées et reculées : « Proximité, proximité ! Vous savez que les trois plus belles attitudes sont la proximité, la compassion et la tendresse. »

« Poursuivez ainsi votre mission en tant que témoins de courage, de beauté et d’espérance » leur a-t-il dit, en leur demandant de rester dans la fidélité et l’amour, et de continuer à évangéliser patiemment.

« Courage, ne craignez pas, peuple papou »
Messe le dimanche 8 septembre devant 35 000 fidèles, venus des 22 provinces du pays © vatican.va

Messe le dimanche 8 septembre devant 35 000 fidèles, venus des 22 provinces du pays © vatican.va

Dimanche 8 septembre, après rencontré le premier ministre à la Nonciature apostolique, le pape François a présidé, au stade Sir-John-Guise de Port Moresby, une Eucharistie devant 35 000 fidèles, venus des 22 provinces du pays.

En cette solennité de la Nativité de Marie, il a encouragé les catholiques de Papouasie-Nouvelle-Guinée à l’ouverture à Dieu et au prochain : « À vous aussi, aujourd’hui, le Seigneur dit : “Courage, ne craignez pas, peuple papou ! Ouvrez-vous ! »

Après la messe, il s’est envolé pour Vanimo, à l’extrême nord du pays, où il été accueilli par une Église « jeune et missionnaire ». Quelque 20 000 personnes sont venues de différentes provinces, et souvent à pied.

Enfin, le dernier temps fort a été la rencontre, ce lundi, avec 10 000 jeunes à Port Moresby. « Chers jeunes, je ne voulais pas partir d’ici sans vous rencontrer, car vous êtes l’espoir de l’avenir » leur a-t-il lancé, « mais vous, avez-vous une langue commune ? Réfléchissez bien : avez-vous une langue commune ? Le langage du cœur ! Le langage de l’amour ! Le langage de la proximité ! Et aussi, le langage du service. »

 

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Anne van Merris

Anne van Merris, journaliste française, a suivi une formation à l'Institut européen de journalisme Robert Schuman, à Bruxelles. Elle a été responsable de la communication au service de l'Église catholique et responsable commerciale dans le secteur privé. Elle est mariée et mère de quatre enfants.

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