Réponses du P. Edward McNamara, légionnaire du Christ, professeur de liturgie et de théologie sacramentelle à l’Université pontificale Regina Apostolorum.
Question : De nombreuses représentations artistiques anciennes montrant la communion apportée aux malades mettent clairement en évidence la présence d’un cierge, parfois porté par un ou plusieurs acolytes. Or, de nos jours, cette pratique semble assez rare. Lorsqu’un clerc ou un ministre extraordinaire de la communion retire les hosties du tabernacle pour les distribuer aux malades, faut-il allumer des cierges de part et d’autre du tabernacle ? Faut-il également en allumer lorsque les hosties sont remises au tabernacle ? Faut-il allumer un ou plusieurs cierges dans les maisons ou les chambres d’hôpital où la communion est donnée aux malades ? Un ou plusieurs acolytes disponibles pourraient-ils ou devraient-ils porter un cierge lors de leur visite à chaque domicile, si cela est possible ? Enfin, existe-t-il des normes universelles concernant les vêtements liturgiques requis pour ce rite ? — JD, Wagga Wagga, Australie
Réponse : Les normes actuelles concernant la communion aux malades ne mentionnent pas l’usage des bougies lors du transport de l’Eucharistie de l’église au domicile ou à la chambre d’hôpital du malade.
À ce sujet, le rituel pour la pastorale de la santé propose l’instruction suivante :
« Lorsque l’Eucharistie est portée aux malades, elle doit être conservée dans une custode ou un autre petit récipient fermé. Il convient de demander à ceux qui accompagnent le malade de préparer une table recouverte d’une nappe en lin sur laquelle sera déposé le Saint-Sacrement. Des cierges allumés doivent être préparés, ainsi qu’un bénitier, le cas échéant. Tout doit être mis en œuvre pour rendre ce moment spécial et joyeux. »
C’est la seule mention de bougies dans ce contexte précis.
Les rubriques des anciens livres rituels étaient plus détaillées et stipulaient une procession sous un dais chaque fois que la communion était apportée aux malades. Lorsque cela n’était pas possible, la procédure suivante était indiquée :
« Si le voyage est long ou difficile, ou même s’il doit être effectué à cheval, il sera nécessaire que le récipient contenant le sacrement soit conservé en toute sécurité dans un sac de belle facture, attaché au cou et fixé à la poitrine, afin d’éviter que le sacrement ne tombe ou ne soit secoué hors de la custode. »
Dans ce cas difficile, les formalités cérémonielles, telles que les bougies et les dais, sont mises de côté au profit de ce qui est le plus essentiel : apporter le réconfort et le soutien de l’Eucharistie au malade.
Je pense que les règles actuelles, beaucoup plus simples, ne sont ni une concession ni un signe d’irrespect, mais une adaptation pratique aux réalités de la vie moderne.
Les formes rituelles originelles se sont développées en Europe, où la plupart des malades et des mourants restaient chez eux, à proximité de leur église paroissiale. Apporter l’Eucharistie aux malades et aux mourants sous un dais et avec des bougies était non seulement un signe d’adoration publique du Saint-Sacrement, mais aussi une invitation pastorale à toute la communauté de prier pour un membre malade d’une communauté souvent très unie.
Bien que les normes actuelles n’exigent rien de tout cela, si les conditions locales étaient similaires, je ne verrais aucune objection à ce qu’un curé apporte solennellement l’Eucharistie aux malades si cela s’avérait pastoralement fructueux.
De nos jours, cependant, de nombreuses personnes malades ou âgées se trouvent dans des hôpitaux, des maisons de retraite, voire des appartements ou des immeubles. Même les habitations privées peuvent être assez éloignées d’une paroisse.
Cela signifie que les prêtres, les diacres et les ministres extraordinaires de la communion doivent souvent apporter l’Eucharistie aux malades dans leur voiture. Durant ce trajet, ils doivent s’efforcer de garder un silence respectueux et de se recueillir, tout en restant attentifs à la circulation.
Compte tenu des réalités de l’accompagnement pastoral des malades à notre époque moderne, je pense que ceux qui ont réformé et simplifié le rite ont eu raison de ne prescrire que ce qui était considéré comme essentiel.
Enfin, comme nous l’avons mentionné dans une réponse précédente concernant les ministres extraordinaires, il existe des normes et des cérémonies diocésaines pour la réception des hosties destinées aux malades, notamment lorsque cela se fait à la fin de la messe.
Cependant, il n’existe actuellement aucune règle imposant l’allumage de bougies lors de l’ouverture du tabernacle pour prendre des hosties en dehors de la messe, ni pour remettre les hosties après la communion aux malades.
En fait, il convient généralement d’éviter cette situation d’hosties restantes, si possible, en préparant soigneusement les visites ou même en donnant deux hosties à l’un des accompagnateurs du malade si celui-ci est incapable de communier.
Là encore, compte tenu de la diversité des situations, les rituels n’établissent aucune règle concernant les vêtements liturgiques. Sauf en cas d’urgence, comme un accident de la route, le prêtre ou le diacre doit porter au moins une étole violette ou blanche.
En ce qui concerne les autres vêtements liturgiques, le ministre ordonné peut ajouter une aube ou un rochet, voire une chape, si cela rend la célébration de la communion aux malades plus priante et plus fructueuse sur le plan pastoral, non seulement pour le malade, mais aussi pour sa famille et la communauté de foi au sens large.
***
Les lecteurs peuvent envoyer leurs questions à zenit.liturgy@gmail.com . Veuillez indiquer « Liturgie » dans l’objet du courriel. Le corps du message doit inclure vos initiales, votre ville et votre état/province ou pays. Le père McNamara ne peut répondre qu’à une petite partie des nombreuses questions qu’il reçoit.
