Saint François de Sales (1567- 1622) © Vatican Media 

Saint François de Sales (1567- 1622) © Vatican Media 

Saint François de Sales, « le doux » qui inspire les journalistes

Douceur et fermeté dans la vérité, un modèle pour les médias catholiques 

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Ce samedi 24 janvier 2026, l’Église fera mémoire de saint François de Sales, évêque de Genève, docteur de l’Église et saint patron des journalistes. Exemple lumineux de douceur et de bonté, il a su prêcher et écrire avec patience, respect et fermeté, à une époque de conflits religieux intenses en France.

Cette douceur n’était pas une faiblesse, mais une force intérieure qui maîtrisait son caractère impétueux. Car l’évêque de Genève était naturellement enclin à la colère ! Un tempérament qu’il a réussi à maîtriser, au fil des années, au prix d’un long combat intérieur quotidien.

« Rien n’est si fort que la douceur, rien n’est si doux que la vraie force » disait-il ! « Ne nous mettons pas en colère les uns contre les autres en chemin. Marchons avec nos frères et compagnons avec douceur, paix et amour ; et je vous le dis avec toute la clarté et sans aucune exception : ne vous mettez jamais en colère, si possible ; ne laissez pas la colère entrer dans votre cœur sous aucun prétexte. »

On raconte que lorsqu’il était évêque de Genève, un homme est venu le voir, et l’a attaqué violemment avec des paroles injustes. Ceux qui le connaissaient savaient que, par tempérament, il aurait pu répondre avec une trop grande vivacité. Mais il a écouté et n’a rien dit. Après le départ de l’homme, un proche lui a demandé : « Comment avez-vous pu rester aussi paisible ? » Et l’évêque a répondu : « Si vous saviez comme mon cœur bouillonnait ! Mais j’ai fait pacte avec ma langue pour ne pas dire un mot que je regretterais. »

La vérité doit être servie dans la charité 
Saint François de Sales (1567- 1622) © Vatican Media 

Journée saint François de Sales à Lourdes, 21-23 janvier 2026 (c) Vatican Media © Vatican Media

Cette douceur n’était évidemment pas le fruit de la naïveté ou d’un manque de caractère. Pour saint François de Sales, renoncer à la colère ne voulait pas dire fléchir sur l’essentiel. S’il recherchait la pacification de son cœur, il faisait preuve en revanche d’une grande fermeté dans sa recherche de vérité. 

Plus de 400 ans après sa mort, l’exemple de ce saint peut encore inspirer les journalistes d’aujourd’hui, pour qu’ils puissent faire leur travail à la fois avec douceur et fermeté : refuser la désinformation ou les « fake news », éclairer au lieu d’enflammer par les scoops médiatiques. Mais aussi en recherchant toujours la vérité, qu’elle soit belle ou moins belle : décrire et regarder le monde avec espérance. 

« La vérité doit être servie dans la charité » pourrait aussi résumer l’exemple de saint François de Sales. À l’ère des réseaux sociaux, de l’instantané, de la polarisation, ce saint nous rappelle que la crédibilité naît de la cohérence intérieure et que la douceur aimante est une force plus efficace que les polémiques.

Tout récemment encore, le pape a rappelé l’importance de la mission des journalistes au service de l’Annonce. À l’occasion de la Rencontre internationale des journalistes catholiques à Lourdes du 21 au 23 janvier 2026, il a appelé les journalistes à être des initiateurs de paix, « des semeurs de paroles bonnes, des amplificateurs des voix qui recherchent courageusement la réconciliation en désarmant les cœurs de la haine et du fanatisme ».

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Anne van Merris

Journaliste française, Anne van Merris a été formée à l'Institut européen de journalisme Robert Schuman, à Bruxelles. Elle a été responsable communication au service de l'Église catholique et responsable commerciale dans le privé. Elle est mariée et mère de quatre enfants.

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