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Protection des mineurs : la Commission pontificale prépare la prochaine étape

Survivants, protection numérique, vulnérabilité et vie consacrée au cœur des travaux

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Réunie à Rome du 28 septembre au 2 octobre, la Commission pontificale pour la protection des mineurs a planifié la prochaine phase de ses travaux, à la lumière de ses nouveaux statuts et autour de plusieurs priorités : participation des victimes et des survivants au rapport annuel, protection numérique et prévention des abus en ligne, compréhension de la vulnérabilité, renforcement de la prévention et protection dans la vie consacrée.

Vatican, le 5 octobre 2026 – La Commission pontificale pour la protection des mineurs a conclu ce week-end à Rome son Assemblée plénière d’octobre, après cinq jours de travaux consacrés à la responsabilisation, à l’implication des victimes et des survivants, ainsi qu’au renforcement des structures de protection au sein de l’Église universelle.

Réunie du 28 septembre au 2 octobre, la Commission a examiné le troisième rapport annuel à paraître sur les politiques et procédures de protection des Églises, la mise en œuvre des nouveaux statuts de la Commission, les priorités régionales et la pérennité des initiatives de protection à l’échelle mondiale.

Les membres de la Commission ont approuvé par référendum l’Instrumentum laboris du quatrième rapport annuel, dont la publication est prévue en 2027, et ont souligné que la participation significative des victimes et des survivants au processus d’élaboration du rapport annuel reste essentielle pour comprendre les réponses institutionnelles aux abus et pour définir des politiques capables d’empêcher leur répétition.

La Commission a passé en revue la prochaine étape de la mise en œuvre de son Cadre universel de protection (USF) finalisé, y compris les plans relatifs à sa diffusion et à sa mise en œuvre dans divers contextes ecclésiastiques. La discussion a porté principalement sur la nécessité de garantir que les lignes directrices soient facilement accessibles, tout en s’appuyant sur les structures ecclésiastiques et régionales existantes pour soutenir la mise en œuvre locale.

Une partie importante des discussions de la Commission a porté sur la vie consacrée. La plénière a examiné la protection au sein des communautés religieuses et les expériences spécifiques des religieuses, notamment les abus de pouvoir, de conscience, d’autorité spirituelle et les abus sexuels. Les membres ont également examiné les obstacles structurels et culturels susceptibles de décourager la divulgation des faits et de compliquer la mise en place de réponses efficaces.

La Commission organisera la deuxième réunion annuelle sur la prévention des abus dans la vie consacrée à Rome, du 9 au 11 décembre 2026, sur le thème « Communion, sollicitude

et justice : des relations réciproques pour une mission partagée ». L’atelier d’apprentissage synodal réunira environ 300 participants venus des cinq continents et s’achèvera par une audience avec le Saint-Père.

L’Assemblée s’est également penchée sur la notion de vulnérabilité, y compris les situations façonnées par les relations, les circonstances et les déséquilibres de pouvoir qui portent atteinte à la dignité de la personne humaine. Le groupe d’étude sur la vulnérabilité a reçu un soutien unanime pour un programme de travail révisé, dont un recueil final sera présenté à l’Assemblée plénière lors de sa session de mars 2027 et publié plus tard dans l’année.

S’appuyant sur le travail substantiel du groupe d’étude sur les abus en ligne et s’inspirant de l’encyclique du Saint-Père Magnifica humanitas, la Commission a également réaffirmé son engagement à relever le défi croissant de l’exploitation et des abus commis à l’encontre des enfants, facilités par la technologie. La Commission a examiné la manière dont les technologies numériques, l’intelligence artificielle et les plateformes en ligne sont utilisées dans la pastorale des enfants et des adolescents, afin de comprendre les risques associés et de déterminer comment donner aux parents, aux paroisses et aux institutions catholiques les moyens d’y faire face.

La Commission s’est également félicitée d’une collaboration élargie avec des partenaires internationaux et des entités au sein de la Curie qui explorent l’IA, afin de garantir que la dignité, la sécurité et le bien-être des enfants restent au cœur du développement technologique et de la gouvernance.

L’Assemblée a examiné l’initiative « Memorare », en accordant une attention particulière à la responsabilité, à la durabilité et à l’adaptabilité, alors que celle-ci passe de la phase des propositions de financement à une mise en œuvre adaptable aux différentes cultures. Les membres ont souligné l’importance de suivre les progrès et de garantir un impact effectif, tout en développant des modèles durables pouvant s’appuyer sur des réseaux locaux, des partenariats et des sources de financement diversifiées.

Au cours de ces cinq jours, les membres ont réaffirmé un principe commun : la sauvegarde de la crédibilité dépend de la capacité à traduire les engagements en actions mesurables. La Commission a conclu l’Assemblée par un engagement renouvelé en faveur de l’écoute, de la transparence, de la responsabilité et d’un soutien durable aux Églises locales, en reconnaissant que la protection fait partie intégrante de la vie de l’Église et de la responsabilité institutionnelle.

Pour plus d’informations : Commission pontificale pour la protection des mineurs www.tutelaminorum.va

 

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Rédaction

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