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À l’ONU, les groupes pro-vie saluent l’échec d’un accord contesté sur l’avortement et le genre

Faute de consensus, la Commission de la population et du développement n’a pas adopté de texte final

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(ZENIT News – Centre pour la famille et les droits humains / New York, 26 avril 2026) – Les défenseurs du droit à la vie ont remporté une nouvelle victoire aux Nations Unies durant la deuxième semaine d’avril 2026, lorsque le président de la Commission de la population et du développement a refusé de soumettre un document à l’approbation. Il s’est opposé aux tentatives européennes d’y inclure des dispositions relatives à l’avortement et à l’idéologie du genre.

L’ambassadeur du Burundi, Zéphyrin Maniratanga, n’a pas soumis d’accord final pour approbation car le projet d’accord négocié ces dernières semaines n’a pas pu être adopté à l’unanimité. 

Les gouvernements européens et d’autres gouvernements progressistes ont contesté la version finale de l’accord car elle ne contenait pas suffisamment de formulations liant la santé sexuelle et reproductive, le genre et la censure aux droits de l’homme. 

Maniratanga a choisi de retirer l’accord plutôt que de céder aux progressistes ou de proposer un accord qu’ils auraient rejeté. Cette décision est conforme à la pratique courante lors des conférences et réunions des Nations Unies, qui exige l’adoption par consensus, c’est-à-dire sans objection de la part d’aucune délégation onusienne. 

La décision de Maniratanga constituait un désaveu silencieux mais cinglant des gouvernements européens et progressistes qui, le mois dernier, avaient exigé un vote sur l’accord à la Commission quant au statut de la femme, au lieu d’un vote définissant ce qu’est une femme. C’était la première fois dans l’histoire de la Commission qu’un vote était nécessaire. Les Européens et leurs alliés semblaient prêts à organiser un nouveau vote cette semaine. 

Le Saint-Siège a exprimé sa gratitude à l’Ambassadeur Maniratanga pour avoir préservé la pratique de l’adoption consensuelle et a regretté qu’une attention excessive portée à la santé sexuelle et reproductive ait fait dérailler les négociations. Le Saint-Siège a souligné que le langage relatif à la santé sexuelle et reproductive et aux droits reproductifs a toujours été source de controverses et qu’il était injuste de ne pas privilégier une approche plus globale de la santé.

La Gambie, l’Égypte, la Malaisie, le Nigéria et les États-Unis ont également félicité Maniratanga et exprimé des préoccupations similaires. 

Les Européens et leurs alliés se sont engagés à continuer de promouvoir l’avortement, l’idéologie du genre, la diversité, l’égalité et l’inclusion, ainsi que la censure, par le biais des agences des Nations Unies et des organisations non gouvernementales qui mettent en œuvre la politique de l’ONU en matière de santé sexuelle et reproductive et de genre. 

Un représentant de Chypre, s’exprimant au nom de tous les États membres de l’UE, a déploré que l’UE n’ait pas réaffirmé ses engagements en faveur des droits des femmes et des filles, ainsi que de la santé et des droits sexuels et reproductifs. Concernant la censure, l’UE a souligné que, pour que la technologie profite à tous, elle doit être compatible avec les droits de l’homme et respecter les principes de non-discrimination et d’égalité entre les sexes. 

La Commission de la population et du développement, qui se réunit chaque année pendant une semaine en avril, est le théâtre de débats constants sur l’avortement, l’idéologie du genre, le contrôle des naissances et d’autres politiques sociales controversées. Lors de sept de ses dix dernières sessions, elle n’est pas parvenue à un accord. 

La pratique consistant à adopter des accords à l’unanimité au sein de la Commission et d’autres conférences des Nations Unies constitue depuis des décennies un obstacle pour les gouvernements progressistes. Elle a empêché à plusieurs reprises l’inclusion de questions controversées dans les accords onusiens, telles que le soutien explicite à l’avortement, l’idéologie du genre et l’éducation sexuelle complète. Or, ces sujets figurent parmi les priorités de la politique étrangère de l’UE. 

Ces dernières années, l’UE et les gouvernements progressistes ont exercé une pression croissante sur la Commission pour qu’elle abandonne l’unanimité et adopte les résolutions par vote. Cela leur permettrait d’exercer une pression sur les pays en développement et de remporter des votes serrés sur des politiques sociales controversées.

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Stefano Gennarini

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