La visite du pape en Birmanie: «un cadeau ressenti par tous», par le p. Raper SJ

Entretien de Radio Vatican avec le supérieur des jésuites

Conseil Sangha, bouddhisme, Myanmar © L'Osservatore Romano

Conseil Sangha, bouddhisme, Myanmar © L'Osservatore Romano

Le voyage apostolique du pape François en République de l’union du Myanmar (Birmanie) est un « immense cadeau pour le pays : un cadeau ressenti par tous », a déclaré à Radio Vatican en anglais le père Mark Raper SJ, supérieur des jésuites, le 30 novembre 2017.

Le p. Raper était présent lors de la rencontre non programmée du pape avec ses frères jésuites à Rangoun. Il a expliqué que l’approche du pape avait donné à l’Église au Myanmar un « modèle de gentillesse, de compassion sans jugement » et un modèle « d’accompagnement, d’écoute et d’apprentissage ».

Le père Raper a raconté aussi la réflexion du pape François sur le « don d’avoir honte » : le pape a affirmé qu’il avait honte de voir « que les gens font tant et donnent tant pour pouvoir venir voir l’évêque de Rome » et que cela fortifiait sa foi.

Évoquant la grave crise humanitaire dans l’État d’Arakan (Rakhine) qui touche l’exode des réfugiés au Bangladesh, il a expliqué qu’elle était « fabriquée » par « des décennies de mauvaise administration et de négligence » et que la visite du pape représente certainement un pas important en avant pour faire comprendre aux gens que ce qui se passe dans cet Etat est un désastre.

Il a ajouté aussi que l’histoire des Birmans – qui vivent depuis soixante ans sans voir leurs droits respectés – ne les aide pas à « comprendre que les autres peuples aussi ont des droits »: actuellement, la situation au Myanmar est celle d’un apprentissage des droits humains, de la tolérance et de la solidarité, a-t-il souligné.

Le p. Raper a également noté le respect des Birmans pour tous les peuples religieux et il a indiqué que les difficultés sociales que le monde extérieur perçoit sont liées à des problèmes d’inimitiés ethniques profondément enracinées.

En ce qui concerne la montée de l’extrémisme bouddhiste, le jésuite a affirmé que « la pureté du bouddhisme est corrompue quand une dictature militaire tente de le mettre à genoux ». Dans le cas du Myanmar, a-t-il dit, une approche fondamentaliste est employée pour justifier une très grave oppression du peuple.

Le p. Raper a rappelé l’histoire de l’Église, et en particulier celle des jésuites, dans le pays et a présenté leur mission dans le pays où ils sont particulièrement engagés dans l’éducation, la formation vocationnelle et la formation des séminaristes.

 Avec une traduction d’Hélène Ginabat

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