« La leçon du dialogue » de saint Augustin, par le card. Parolin

Les Confessions, « le livre de prière d’un migrant »

St Augustin © Wikimedia Commons / Peinture de Sandro Botticelli

St Augustin © Wikimedia Commons / Peinture de Sandro Botticelli

« La leçon du dialogue », telle est « la contribution » que saint Augustin « remet à nos temps difficiles du point de vue géopolitique », estime le cardinal Pietro Parolin au jour de la fête du saint évêque d’Hippone, le 28 août.

C’est ce que le secrétaire d’État du Saint-Siège a affirmé dans une interview publiée dans l’hebdomadaire du diocèse de Pavie (Italie), « Il Ticino », indique l’agence italienne SIR ce mardi 29 août 2017.

« Je considère, a dit le cardinal Parolin, que c’est précisément la leçon du dialogue qui est la contribution que le grand évêque d’Hippone confie à nos temps difficiles du point de vue géopolitique. Toujours construire des ponts de dialogue avec les autres est la route que le pape François aussi ne cesse de nous indiquer pour faire la paix. »

L’« expérience africaine et romaine » de saint Augustin, a-t-il poursuivi, « en particulier du christianisme catholique milanais, fit de lui la synthèse unique d’un intellectuel » en le prédisposant « à la capacité de dialoguer avec tous ».

« Augustin, Africain de Numidie, a expliqué le cardinal Parolin, était le fils d’une mère (Monique) de race berbère – un peuple qui existe encore dans l’actuelle Algérie et que les Algériens reconnaissent comme leur compatriote – et d’un père (Patrizio) peut-être colon romain. En lui, par conséquent, se réalisait déjà, par sa naissance, une rencontre entre deux mondes. »

Pour le cardinal, « Les Confessions » de saint Augustin sont « le livre de prière d’un migrant » : « Dans les Confessions, a-t-il souligné, Augustin est l’image du jeune migrant pour une vie meilleure (il est venu d’Afrique en Italie, à Rome, à Milan et au bout de cinq ans il est retourné dans sa patrie, dans sa Thagaste natale, située aux confins de l’Empire romain). Sa mère le suit, ainsi que son frère, sa sœur, quelques parents, quelques amis. Pendant les étapes migratoires, ils étaient toujours à la recherche d’une aide, de quelque ami, et priaient ensemble, cherchaient Dieu, leur consolation. »

« Notre époque, a poursuivi le secrétaire d’État, comme c’est sous les yeux de tout le monde, se présente comme une migration pérenne, quasiment obsessionnelle. »

Avec une traduction de Constance Roques

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