Première publication le 9 octobre 2026 par l’AED
Plus d’un million d’enfants et de jeunes du monde entier ont prié le chapelet pour la paix et l’unité durant la semaine du 1er au 7 octobre 2026, dans le cadre de la campagne « Un million d’enfants prient le chapelet », promue par l’a fondation pontificale l’Aide à l’Église en Détresse.
De l’Inde aux centres de détention pour mineurs d’Ukraine, du Brésil au Nigéria, de la Pologne aux Philippines, durant toute cette semaine, plus d’un million d’enfants du monde entier ont prié le chapelet ensemble et ont montré que la paix commence par de petits gestes simple, comme l’union dans la prière.
Plus d’un million d’enfants et de jeunes du monde entier ont prié le Rosaire pour la paix et l’unité durant la semaine du 1er au 7 octobre 2026, dans le cadre de la campagne « Un million d’enfants prient le chapelet », promue par la fondation pontificale Aide à l’Église en Détresse (AED).
« L’édition de cette année m’a profondément touchée »

Cette année, l’initiative « Un million d’enfants prient le Rosaire », portée depuis plus de vingt ans par l’AED, s’est déroulée sur une semaine, du 1er au 7 octobre, fête de Notre-Dame du Rosaire. La campagne a débuté de façon exceptionnelle avec la présence du pape Léon XIV aux côté de centaines d’enfants dans les Jardins du Vatican pour commencer à prier le chapelet en union de prière avec des enfants du monde entier.
« L’édition de cette année d’“Un million d’enfants prient le chapelet” m’a profondément touchée. Une fois encore, nous avons été témoins de quelque chose à la fois simple et extraordinaire : des enfants du monde entier qui confient leur cœur, leurs familles et les besoins de notre monde entre les mains de Dieu à travers le Rosaire », s’est émue Nathalie D’Aqui, coordinatrice de la campagne depuis le siège de l’AED à Königstein im Taunus, en Allemagne.
Pologne, Liban, Zimbabwe, Salvador, Haïti…
« Il est inspirant de voir comment l’AED unit des enfants et des communautés du monde entier dans une même prière pour la paix et l’unité »
Père Alfred Kizito Ayella, Ouganda.




Tout au long de la campagne, l’AED a reçu de nombreux témoignages des communautés participantes. En Pologne, des enfants se sont rassemblés au palais présidentiel et ont été guidés dans la prière par l’aumônier du président, tandis que des enfants du mouvement scout au Liban ont enregistré des vidéos invitant les jeunes d’autres pays à prier ensemble pour la paix.
L’AED a également reçu des photographies de prières communautaires venant du Soudan du Sud, du Salvador, du Zimbabwe, de la Pologne et de nombreux autres pays, ainsi que des veillées de nuit organisées au Kerala, en Inde. « Nous croyons profondément à la puissance de la prière des enfants. À travers le Rosaire, nous voulons leur apprendre qu’eux aussi peuvent devenir des artisans de paix et apporter l’espérance autour d’eux », a écrit le père Gefthey Jean, de la paroisse Notre-Dame de la Nativité, dans le diocèse d’Anse-à-Veau et Miragoâne, en Haïti.
« Merci de partager cette merveilleuse initiative. Il est inspirant de voir comment l’Aide à l’Église en Détresse unit des enfants et des communautés du monde entier dans une même prière pour la paix et l’unité », a déclaré le père Alfred Kizito Ayella, du diocèse de Gulu, en Ouganda.
Un signe d’espérance
Pour certaines paroisses, la possibilité de prier publiquement dans les rues a été perçue comme un souffle d’espérance au milieu de réalités particulièrement difficiles. « Ce fut une expérience de foi, de prière et un témoignage public de communion dans notre ville, en contraste saisissant avec son histoire marquée par le trafic de drogue et les activités de guérilla », a confié un prêtre du Pérou.
Des villes marquées par la violence au Pérou jusqu’à un centre de détention pour mineurs en Ukraine, le Rosaire est devenu un signe d’espérance là où la paix semble parfois très lointaine. L’AED a notamment reçu des témoignages émouvants de jeunes détenus d’un centre de rééducation de Lviv, qui ont participé à la campagne avec l’aumônerie des prisons pour jeunes de l’Église gréco-catholique ukrainienne.
« Dans un monde qui peut si facilement se diviser, les enfants nous montrent qu’il est possible de nous rassembler pour quelque chose de plus grand que nous-mêmes »
Nathalie D’Aqui, coordinatrice de la campagne
« Dans un monde qui peut si facilement se diviser, les enfants nous montrent qu’il est possible de nous rassembler pour quelque chose de plus grand que nous-mêmes », a écrit Nathalie D’Aqui, citant l’exemple de l’Ukraine, où « le Rosaire est devenu un havre de paix au milieu du chaos qui entoure les enfants ». Ceux-ci ont été encouragés à « prier ensemble chaque jour en famille, car la paix doit d’abord être construite dans nos propres foyers ».

Selon la carte interactive disponible sur le site internet de l’AED, où chacun pouvait enregistrer sa participation,plus d’un million d’enfants ont pris part à l’initiative. Il convient toutefois de noter que de nombreux participants ne s’inscrivent pas officiellement ; le nombre indiqué sur la carte doit donc être considéré comme inférieur à la réalité. De plus, des témoignages et des données de participation continuent d’arriver depuis des régions plus isolées, de sorte que le nombre total de participants est encore en augmentation.
« Une chaîne mondiale de prière »
Plus de 55 000 enfants ont prié aux États-Unis et 111 073 au Brésil. Le Nigeria a été le pays africain comptant le plus grand nombre de participants enregistrés, avec 151 600 enfants, tandis que les Philippines arrivaient en tête en Asie avec plus de 220 000 participants. Plus de 6 000 enfants ont également participé en Australie. Comme toujours, la Pologne a montré une forte mobilisation avec au moins 76 000 participants inscrits.
« L’image d’un enfant tenant un chapelet peut sembler modeste. Mais lorsque des millions d’enfants le font ensemble, quelque chose d’extraordinaire se produit. »
Nathalie D’Aqui
« L’image d’un enfant tenant un chapelet peut sembler modeste. Mais lorsque des millions d’enfants le font ensemble, quelque chose d’extraordinaire se produit : ils deviennent une chaîne mondiale de prière ; ils deviennent une école de la foi ; ils deviennent un signe d’unité ; et ils deviennent de petits instruments de paix », a conclu Nathalie D’Aqui. « Nous, les adultes, nous demandons souvent ce que nous pouvons faire pour changer le monde. Peut-être que les enfants nous rappellent une chose très simple : nous pouvons commencer par prier. »
Filipe d’Avillez