Un nombre croissant de dirigeants mondiaux ont critiqué l'idéologie du genre et l'activisme de l'ONU © C-Fam

Un nombre croissant de dirigeants mondiaux ont critiqué l'idéologie du genre et l'activisme de l'ONU © C-Fam

À l’ONU, le silence face à l’idéologie du genre

Les dirigeants mondiaux se montrent de plus en plus réservés sur les politiques de genre

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(ZENIT News – Centre pour la famille et les droits humains / New York, 4 octobre 2026) – Des dirigeants mondiaux connus pour leur soutien indéfectible à l’avortement et à l’idéologie du genre se sont abstenus d’aborder la question lors de leurs discours devant l’Assemblée générale. S’agit-il là d’un épisode de ce que les militants pro-avortement appellent le « retour de bâton contre les droits » ? 

« Il est inacceptable que, malgré toutes les atrocités commises dans le monde, de hauts responsables des droits de l’homme de l’ONU passent leur temps à critiquer les États-Unis pour avoir protégé nos enfants des mutilations génitales féminines et des troubles liés aux personnes transgenres, et pour avoir appliqué nos lois sur l’immigration », a déclaré le président Trump aux dirigeants mondiaux dans son discours officiel. 

Le président Trump n’était pas seul. Un nombre croissant de dirigeants mondiaux ont critiqué l’idéologie du genre et l’activisme de l’ONU concernant les politiques sociales controversées lors du débat de haut niveau de l’Assemblée générale. 

Le président turc Recep Tayyip Erdoğan a critiqué les efforts internationaux visant à promouvoir l’idéologie du genre, affirmant qu’ils constituent une menace pour la famille traditionnelle. « Les politiques mondiales de neutralité de genre sont devenues une attaque contre les enfants et l’institution familiale. Nous ne pourrons contrer cette attaque qu’en protégeant la famille en tant qu’institution formée par un homme et une femme. » 

La présidente péruvienne Keiko Sofía Fujimori Higuchi a également déploré que l’ingérence des mécanismes internationaux dans la politique intérieure représente une menace pour la démocratie. « Le Pérou, comme d’autres pays d’Amérique latine, a vu des agendas qui lui ont été imposés et qui ont divisé sa société. La politique a été instrumentalisée, la démocratie s’est érodée et l’institution familiale s’est affaiblie », a-t-elle déclaré, qualifiant la famille d’institution « cruciale » pour le peuple péruvien. 

« Nous croyons en la famille comme pilier irremplaçable de notre société. Nous croyons au respect des traditions. Nous croyons à l’égalité devant la loi et à la dignité humaine », a-t-elle déclaré en conclusion de son discours. Elle a également exhorté les institutions internationales à respecter la souveraineté nationale. « Le monde n’a pas besoin de démocraties identiques. Il a besoin de démocraties légitimes. Il n’exige pas des nations égales. Il n’a pas besoin de nations standardisées. Il a besoin de peuples véritablement libres. » 

Le président argentin Javier Milei a également critiqué la politique de l’ONU en matière d’égalité des sexes, ainsi que d’autres mesures progressistes de l’organisation. Il a affirmé que l’ONU risquait de devenir une « organisation inutile dont le seul but est de maintenir en vie un groupe de parasites terriblement arrogants déguisés en bureaucrates bien intentionnés », et un « Léviathan bureaucratique voué à décider de la manière dont les peuples du monde et leurs citoyens doivent vivre ». 

Les dirigeants des pays progressistes sont restés majoritairement silencieux. Cette année a été marquée par le plus faible nombre de références aux priorités féministes dans les discours prononcés par les dirigeants mondiaux à l’Assemblée générale des Nations Unies depuis le début des années 2010, notamment concernant des termes tels que « santé reproductive » et idéologie du genre (voir figures ci-dessous). 

Sept dirigeants mondiaux ont souligné l’importance de l’égalité des genres, se joignant ainsi à la déclaration officielle de l’UE et à celle du secrétaire général sortant de l’ONU, António Guterres. Seuls le Premier ministre irlandais, Micheál Martin, et le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, ont défendu les droits des personnes LGBTQI+. 

Certaines délégations ont compensé leur silence lors du débat général de l’ONU en participant à des événements parallèles organisés chaque année en marge des réunions officielles de l’ONU. Cependant, même lors de ces événements, le ton était défensif. Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a dénoncé une « attaque profonde, coordonnée et systématique » lors d’un événement organisé la semaine dernière par le Groupe central LGBT, un groupe d’une trentaine d’États engagés dans la promotion des droits des personnes LGBTQI+ aux Nations Unies. Des dirigeantes d’organisations féministes ont tenu des propos similaires concernant les droits reproductifs et les questions de genre lors de ces événements parallèles. 

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Stefano Gennarini

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