Notre pape Léon XIV arrive en France ! Nous allons voir et mieux connaître le 267e successeur de l’apôtre Pierre, qui est venu seulement deux fois dans notre pays en tant que prêtre. À chaque messe, nous prions pour « notre pape Léon », nous sommes en communion avec celui qui préside à la charité de toutes les Églises.
À la veille de son arrivée, il est bon de souligner quelques traits de son parcours et de sa personnalité. D’abord son lieu de naissance, un 14 septembre à Dolton, près de Chicago. Aujourd’hui âgé de 71 ans, notre pape américain a grandi dans une famille profondément catholique. Désirant être prêtre dès son enfance, il a suivi un chemin classique dans son grand pays.
Sur son enracinement dans l’Église locale, il témoigne : « Mes parents étaient très impliqués dans la paroisse. Les prêtres venaient régulièrement dîner. Mes frères ont commencé à fréquenter une école secondaire augustinienne. L’idée du sacerdoce était également quelque chose dont j’étais très conscient. »
Étudiant à l’écoute, brillant et discret
Puis, ce furent les années d’études à Philadelphie. Étudiant brillant, « très à l’écoute, agréable, appréciant la compagnie, ayant un merveilleux sens de l’humour, mais pas très expansif », reconnaît un ami prêtre, le P. Donohue, qui ajoute : « il veut vraiment rassembler les gens, créer des liens entre eux ». N’est-ce-pas là le sens du mot « pontife » ?
Moi-même formé au séminaire de Baltimore dans les années 70, j’ai pu rencontrer de nombreuses familles de séminaristes de Washington à Boston et… Chicago. J’ai alors découvert cette Église catholique américaine dotée d’une grande vitalité avec ses 198 diocèses et ses nombreuses universités.
Léon XIV connaît aussi l’histoire et les liens qui unissent son pays au nôtre. L’Église aux États-Unis s’est développée au 19e siècle avec des évêques et prêtres venus de différents pays, dont la France. De même que l’Église de France, l’Église catholique américaine a envoyé des missionnaires dans le monde, des religieux de divers instituts.
Façonné par Chicago, Rome et le Pérou
Notre pape augustin a été missionnaire au Pérou et a pris la nationalité péruvienne. Il a adopté ce pays et a été bien adopté en retour, puisqu’il a été nommé évêque de Chiclayo, « son » diocèse, qu’il a mentionné lors de son élection et qu’il visitera prochainement. Suivent ses années à Rome, où il est devenu supérieur général de son ordre, vivant dans la Ville éternelle et sillonnant le monde.
Ces trois lieux, Chicago, Rome et le Pérou ont façonné sa personnalité et lui ont donné une extraordinaire expérience de la catholicité de l’Église. Ses proches et ses nombreux amis peuvent témoigner de son intelligence, de sa simplicité, de son humilité, de la solidité de sa foi et sa fidélité à l’Église.
À la question « Qui est Robert Prévost devenu pape ? », il répond lui-même à Elise Ann Allen dans le livre « Léon XIV, pape missionnaire dans une Église mondialisée » : « Je suis quelqu’un qui a une profonde appréciation de l’humanité. Avec une foi profonde dans le fait que, d’une manière ou d’une autre, le mystère de Jésus-Christ nous touche tous. Je pense avoir la capacité de m’asseoir avec d’autres personnes et de reconnaître leur bonté. Pour moi, en tant qu’augustin, j’ai la capacité de voir que, en tant que, fils et filles de Dieu, nous sommes appelés à un bien supérieur et que, tout ce que nous faisons ici est orienté vers la plénitude la vie et de l’amour entre les mains de Dieu. »
Enthousiasme pour accueillir le pape
Ainsi, le pape aime tous ceux qu’il rencontre. Il est déjà très aimé partout dans le monde, comme l’ont montré ses récents voyages au Liban et en Afrique. Et notre pays, qu’il va découvrir, lui manifestera aussi son affection et sa joie de l’accueillir !
Avant lui, deux souvenirs de papes venus dans notre pays. En 1804, Pie VII était venu à Paris pour le couronnement de Napoléon, empereur. Au retour vers Rome, il avait traversé la France, accueilli partout par des foules enthousiastes. En 1980, le jeune et nouveau pape polonais Jean-Paul II arrivait à Paris et Lisieux. Là encore, enthousiasme et ferveur, notamment avec les jeunes au Parc des Princes. C’était le début de ce qu’on a appelé « la génération Jean-Paul II ».
Un demi-siècle plus tard, la venue de Léon XIV sera une grâce et une joie pour la France… et pour lui ! Le pape connaît l’histoire de notre pays et ses nombreux saints. Très Saint-Père, soyez le bienvenu en France !


