Le cardinal belge Dominique Mathieu, archevêque de Téhéran-Ispahan, a quitté l’Iran avec le personnel de l’ambassade italienne, et a atterri à Rome dans la soirée du 8 mars 2026.
Ce départ précipité est lié au conflit qui oppose l’Iran et les armées israélo-américaines depuis le 28 février. Les communications étant fortement perturbées par les bombardements et les attaques, les proches n’avaient plus de nouvelles du cardinal depuis quelques jours, et manifestaient leur inquiétude.

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« Je suis arrivé à Rome hier, non sans regret et avec une grande tristesse pour nos frères et sœurs en Iran, dans le cadre de l’évacuation complète de l’ambassade d’Italie, siège de l’archevêché » a déclaré le cardinal Mathieu ce 9 mars 2026. « En attendant mon retour, priez pour la conversion des cœurs et la paix intérieure. »
Le rapatriement de l’archevêque franciscain soulève désormais des interrogations sur l’avenir immédiat de la vie des catholiques de Téhéran. Malgré les difficultés rencontrées par les chrétiens en Iran, il avait décidé de rester dans le pays pour maintenir une présence parmi les fidèles, une communauté minoritaire comptant environ 3 500 catholiques.
Le cardinal Mathieu est actuellement le seul évêque catholique romain en Iran, et ne dispose d’aucuns prêtres pour l’aider dans sa tâche pastorale. Dans un pays majoritairement musulman, la communauté catholique en Iran est composée en grande partie d’étrangers, notamment des diplomates, des travailleurs expatriés et des membres de différentes communautés migrantes.
Pour l’heure, le cardinal Mathieu doit rencontrer à Rome différents responsables du Saint-Siège pour leur rendre compte de la situation en Iran. Le Vatican n’a pour l’instant donné aucune information officielle sur la durée de cet « exil » ou d’un possible retour de l’archevêque sur sa terre de mission.
