Il y a 95 ans, le 22 février 1931, les premières révélations du Christ miséricordieux à sainte Faustine Kowalska ont eu lieu au couvent de la congrégation de Notre-Dame de la Miséricorde à Płock, en Pologne.
Jésus est apparu à la jeune religieuse de 25 ans, et lui a demandé de faire peindre un tableau le représentant, connu aujourd’hui sous le nom de « Jésus miséricordieux ». Il lui a demandé de rajouter l’inscription : « Jésus, j’ai confiance en Toi » (« Jezu, ufam Tobie » en polonais).
Cette image est devenue le symbole de la Miséricorde divine. Elle représente Jésus après la Résurrection donnant la grâce des sacrements. Il porte un vêtement blanc, sa main droite se lève en signe de bénédiction, et l’autre est tournée vers sa poitrine. De son cœur jaillissent deux grands rayons lumineux : l’un rouge, l’autre blanc. Le rouge représente le sang, le blanc symbolise l’eau.
« Je promets que l’âme qui honorera cette image ne sera pas perdue. Je lui promets aussi la victoire sur ses ennemis dès ici-bas, et spécialement à l’heure de la mort. Moi-même, je la défendrai comme ma propre gloire » a dit Jésus à Sr Faustine.
Miséricorde, confiance en Dieu, salut des âmes
Durant ses 13 années de vie religieuse, sainte Faustine Kowalska a eu de nombreuses apparitions du Christ et de la Vierge Marie. À la demande de son confesseur, le P. Michel Sopoćko, elle a tout consigné dans son « Petit journal », traduit aujourd’hui en de nombreuses langues.

Sanctuaire de la Miséricorde divine de Cracovie-Łagiewniki © soeurfaustine.fr
Sr Faustine a donc fait peindre cette image et a entrepris la mission de la diffuser, afin de répandre au plus grand nombre la miséricorde, la confiance en Dieu et la promesse du salut. Surnommée « l’apôtre de la divine miséricorde », elle est aussi à l’origine du chapelet de la Miséricorde divine, demandé par le Christ en 1935.
Ce n’est après sa mort en octobre 1938, à l’âge de 33 ans, que la dévotion à la Divine miséricorde a commencé à se répandre et à prendre de l’ampleur dans le monde. C’est le pape polonais saint Jean-Paul II qui a officiellement réhabilité le message du Christ miséricordieux en 1980, en publiant l’encyclique Dives in Misericordia. Le 30 avril 2000, c’est aussi lui qui a institué la fête de la divine Miséricorde, célébrée chaque 1er dimanche après Pâques, et qui a canonisé sainte Faustine le même jour.
