Mère Eppinger @ redeemersisters.org

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Un miracle attribué à la prière d’une religieuse française, Alfonse-Marie Eppinger

En marche vers la béatification, en Alsace

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Un miracle ayant été reconnu comme dû à la prière d’une religieuse française, Alfonse-Marie Eppinger, elle pourra être béatifiée, en France, en Alsace.
Le pape François a autorisé, le 26 janvier 2018, la promulgation par la Congrégation pour les causes des saints, de quatre décrets concernant des miracles obtenus par l’intercession de la bienheureuse espagnole Nazaria Ignacia March Mesa (elle pourra être canonisée, à Rome), des vénérables Alfonse-Marie Eppinger, française, Clelia Merloni, italienne, et Maria Crocefissa dell’Amore Divino, italienne également : elles pourront être béatifiées dans leurs pays respectifs.
La vénérable servante de Dieu Alfonse-Marie Eppinger (au siècle: Elisabeth), est la fondatrice de la Congrégation des Soeurs du Saint-Sauveur. Elle est née en Alsace, à Niederbronn-les-Bains (France) le 9 septembre 1814 et elle y est « née au ciel » le 31 juillet 1867. C’est à Niederbronn que se trouve aujourd’hui la maison généralice de la communauté.
La phase diocésaine du procès de béatification a eu lieu dans le diocèse de Strasbourg entre 1951-1955 et elle a été reprise dans les années 2006-2007. Elle a été déclarée « vénérable » le 19 décembre 2011, sous le pape Benoît XVI.
Les Sœurs du Rédempteur de Würzbourg (Allemagne) et les Sœurs du Divin Rédempteur de Giavarino (Italie), quoique autonomes la reconnaissent aussi comme leur fondatrice.
Elle est née le 9 septembre 1814 à Niederbronn-les-bains, au nord de l’Alsace, indique sa biographie officielle, – dans une famille de modestes cultivateurs ; aînée de onze enfants, elle grandit dans le cadre de la famille, de la paroisse, du village. De santé fragile, elle connaît l’épreuve de la maladie durant sa jeunesse. Douée d’une forte personnalité et d’une grande sensibilité spirituelle, elle est habitée par le désir de « connaître Dieu, de l’aimer, de lui être agréable. »
Au cours des années de maladie, Elisabeth vit une intense expérience spirituelle. Vers 1846, son entourage est frappé par son intimité avec Dieu ; l’Abbé Jean David Reichard, curé de la paroisse catholique depuis 1823, en est le témoin privilégié. Surpris par ce que vit la malade, il avertit son Evêque. Monseigneur André Raess, Evêque de Strasbourg de 1842 à 1887, porte intérêt à ces faits. Venu lui-même à Niederbronn en juillet 1848, il se montre convaincu de la destinée particulière réservée à cette fervente chrétienne.
Attirée à contempler Jésus-Christ particulièrement dans sa vie et dans sa passion,  Elisabeth y découvre la manifestation de l’amour de Dieu offert à tous les hommes. Mais, dans sa propre expérience, elle sait combien les souffrances de toutes sortes font obstacle à la rencontre des hommes avec cet amour, aussi est-elle pressée de consacrer sa vie à Dieu pour soulager toutes les détresses du corps et du cœur.
Cette intuition qui a saisi le cœur d’Elisabeth, deviendra le fondement de son œuvre, quand, durant l’année 1848 elle se voit appelée à fonder un institut de religieuses, avec le concours de l’Abbé Reichard qui s’engage avec foi dans ce projet, approuvé par Monseigneur Raess.
Les nombreuses fondations
Dans le contexte des bouleversements sociaux et politiques du 19ème siècle, faire connaître l’amour de Dieu c’est engager sa vie pour répondre aux aspirations à plus de dignité, de paix, de bonheur qui habitent tout homme. Cette perspective marque les fondations religieuses de l’époque.
Ainsi en est-il pour la première communauté formée par Elisabeth et plusieurs compagnes le 28 août 1849 à Niederbronn. Soins aux malades pauvres dans leur demeure, disponibilité à tous sans distinction de condition sociale ou de religion sont les premières expressions du service fraternel de la Congrégation. Elisabeth devient Mère Alphonse-Marie première Supérieure Générale.
Les communautés se multiplient à la demande des paroisses ou communes, France,  Allemagne, Autriche, Hongrie : ouverture toujours plus grande à la diversité des milieux, des cultures, des besoins. Durant dix-huit années, Mère Alphonse Marie transmet, à des jeunes filles de diverses nationalités, son ardent désir de faire reconnaître l’amour du Christ Sauveur pour tous les hommes à travers les gestes qui apaisent la souffrance et font renaître à l’espérance. La mission des Sœurs du Très Saint Sauveur est confirmée par l’Eglise en 1866.
En juillet 1867, l’Abbé Reichard et  Mère Alphonse Marie sont saisis tous  deux par la mort en quelques jours. Le témoignage de Mère Alphonse Marie demeure, fruit de la grâce dans un cœur disponible à l’amour de Dieu.
Elle repose au châteur de Oberbronn, siège de la maison mère des Soeurs du Saint-Sauveur.
Le Saint-Siège ni le site officiel ne donne des détails sur le miracle. Mais dès 1962 une enquête sur le miracle avait été ouverte.

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Anita Bourdin

Journaliste accréditée au Vatican depuis 1995. Rédactrice en chef de fr.zenit.org . A créé Zenit en français en janvier 1999. Correspondante à Rome de Radio Espérance. Formation: journalisme (Bruxelles), théologie biblique (Rome), lettres classiques (Paris).

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