Rencontre avec les jeunes du Bangladesh, Dacca © L'Osservatore Romano

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"Nous sentons l'urgence d'être inspirés", appel des jeunes

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Témoignage d’Anthony Toranga Nokrek

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«Nous sommes venus ici aujourd’hui parce que nous sentons l’urgence d’être inspirés et de recevoir une nouvelle énergie. Nous avons besoin d’espérance», témoigne Anthony Toranga Nokrek, un jeune bangladais, devant le pape François, ce 2 décembre 2017.
L’étudiant du Collège Notre Dame a pris la parole au cours de la rencontre entre le pape et 7000 jeunes du Bangladesh, sur le campus de l’université. C’était le dernier rendez-vous du pape dans le pays, avant de rentre à Rome au terme de six jours en Asie.
Voici notre traduction de ce témoignage.
Témoignage d’Anthony Toranga Nokrek
Cher Saint-Père,
Aujourd’hui nous sommes rassemblés dans ce campus pour exprimer notre joie et notre jubilation pour votre visite au Bangladesh. Nous vous saluons en ce lieu dédié à Notre Dame, à la Sainte Vierge, où des générations de jeunes ont étudié et joué. Nous vous saluons non seulement comme invité d’honneur mais comme messager de grâce et de miséricorde. Nous sommes venus de divers endroits de notre pays bien-aimé, nous représentons des personnes de toutes les fois, et nous vous adressons les saluts affectueux de ceux qui n’ont pas pu être présents ici avec nous aujourd’hui. Mais tous, proches ou loin, nous exultons de joie en voyant une grande lumière surgie parmi nous, nous exhortant à veiller et à écouter la Bonne nouvelle.
Vous connaissez bien, Sainteté, les défis que nous les jeunes nous affrontons, tandis que nous grandissons dans ce monde fragile qui aspire à la sagesse. Nous nous engageons à vivre ensemble. Nous nous engageons de diverses façons à agir selon la justice, à aimer tendrement et à marcher humblement en laissant Dieu conduire nos pas.
Mais le message de paix, de salut et de guérison que nous désirons entendre ne parvient pas toujours à nos oreilles.
Le grain qui doit prendre racine et porter des fruits abondants peut tomber sur le chemin, dans les pierres ou parmi les ronces, où il y a peu d’espérance qu’il puisse survivre pour devenir une plante luxuriante. Nous prions donc, pour que nos esprits et nos coeurs puisse être comme la bonne terre qui sait recevoir et assimiler ce qui nous sera communiqué.
Oui, nous sommes venus ici aujourd’hui parce que nous sentons l’urgence d’être inspirés et de recevoir une nouvelle énergie. Nous avons besoin d’espérance, ainsi que du soutien de la science et de ce courage que seule la foi dans les promesses de Dieu peut nous donner.
Saint-Père, comme pour Abraham et Sarah, qui ont persévéré sur le chemin en se confiant à Dieu, pour nous aussi aujourd’hui Dieu continue à être refuge et force. Tandis que nous marchons vers un avenir inconnu et imprévisible, nous vous remercions de tout cœur d’être venu bénir nos parcours.
Que cette heureuse occasion de notre visite puisse faire résonner dans nos cœurs les paroles de votre saint patron François : «Là où est la haine, que je mette l’amour».
Merci, Saint-Père !
Traduction de Zenit, Anne Kurian

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Anne Kurian-Montabone

Baccalauréat canonique de théologie. Pigiste pour divers journaux de la presse chrétienne et auteur de cinq romans (éd. Quasar et Salvator). Journaliste à Zenit depuis octobre 2011.

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